| |||||||||||||||
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
11 internautes sur 12 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Petit conte pour adultes et adolescents...,
Par Ibarrategui (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Firmin : Autobiographie d'un grignoteur de livres (Broché)
Firmin, de Sam Savage, est un petit conte moderne, publié à Actes Sud. Un rat naît dans une cave de Boston dans les années 60. Il s'avère que cette cave appartient à une librairie et que le rat, en se nourissant de papier, découvre un jour qu'il sait lire... Du coup, il cesse de dévorer les livres au propre, pour les dévorer au figuré. De ces sommes de lectures, il apprend sur les hommes, la société et le monde, mais ne peut malheureusement, et ce malgré ses efforts désespérés, communiquer avec les hommes.
L'histoire est une remémoration, par ce petit rat cultivé, de sa vie de lecteur isolé au milieu d'animaux qui ne le comprennent pas et de "grands esprits humains" qui ne peuvent savoir ce qu'il pense. Au delà de l'aspect formel, toujours un peu enfantin, du conte antropomorphique, la réflexion sous-jacente est assez fine : le lecteur qui dévore des livres est souvent condamné à ne jamais vraiment pouvoir les partager, dans un monde qui ne reconnaît pas l'enrichissement personnel, la culture et le partage comme des valeurs centrales. L'individu qui refuse de ne faire que consommer et forniquer s'isole dans une société conformiste et le sentiment de supériorité qu'il tire en se comparant à ses congénères se métamorphose vite en constat de solitude totale. Lire, apprendre, connaître ne peuvent être que les moyens d'une fin supérieure, si ce n'est ni la carrière, ni le partage - impossibles dans son cas - qu'au moins l'étude soit le marchepied vers une forme de bonheur ou, pour le moins, d'équilibre. Ce n'est pas le cas, Firmin n'a pas une vie beaucoup plus joyeuse que ces congénères et on en vient presque à regretter qu'il ait cette conscience, ce fardeau à porter sur ses maigres épaules voûtées. Il sait lire mais il ne peut rien faire de ce qu'il apprend, les connaissances qu'il accumule ne lui donnent aucun moyen d'atteindre son objectif (à savoir : communiquer avec les humains). Et si cette connaissance ne sert pas une fin bien particulière, que lui aura-t-elle permis? Que lui auront donné ces milliers de lectures? Rien, ou peu s'en faut, et c'est sur ce constat amer et désabusé que s'achève le livre. Allégorie de la vie de milliers de lecteurs enfermés dans leurs prisons de papier et qui n'en feront jamais rien ? L'écrivain, Sam Savage, publie là son premier roman et il a 68 ans : contrairement au petit Firmin, Savage aura réussi, peut-être de justesse, à laisser quelque chose dans une vie elle aussi probablement remplie de lectures. Le style est léger sans être simpliste, l'auteur lâche quelques belles petites formules (dont une me plaît bien : "certains écrivains n'ont jamais égalé leur premier roman, je n'ai jamais égalé ma première phrase") et, en 200 pages, il parvient à composer une histoire un peu banale mais suffisamment finement racontée pour laisser un souvenir agréable. Alors évidemment, ce n'est pas de la grande littérature classique. Mais pour de la petite littérature de divertissement, et à la condition d'apprécier ce genre, je trouve ça plutôt plus intelligent que la moyenne. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Rat raté,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Firmin : Autobiographie d'un grignoteur de livres (Broché)
Firmin aurait pu entrer dans la catégorie des rongeurs sympathiques s'il n'avait pas été un incorrigible bavard. A travers ce représentant de l'espèce "rattus", Sam Savage tente de nous décrire l'angoisse et la désespérance d'une existence insignifiante : un libraire insignifiant dans un quartier insignifiant, un écrivain raté qui périclite et un rat qui observe tout ce petit monde. Si le livre se lit correctement et facilement, il laisse se développer chez le lecteur un ennui persistant. Il ne se passe pas grand chose et ce n'est pas le vague vernis littéraire dont veut se couvrir le récit qui ravive l'intérêt. Peut-être est-ce une déception liée au fait que je pensais trouver un récit croustillant parlant de livres, de lectures, mais non.
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Un beau cadeau à faire!,
Par Garlaban (Strasbourg) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Firmin : Autobiographie d'un grignoteur de livres (Poche)
Vous n'aimez pas beaucoup les rats? Eh bien cette lecture risque de chambouler pas mal de certitudes! On suit pas à pas la dure vie des rats dans la grande ville de Boston et parmi eux on sympathise avec Firmin, le rat le plus attachant du monde qui s'installe chez un librairie et découvre la magie des mots. Mais les temps sont durs et ce quartier du vieux Boston est menacé par les plans d'aménagement de la mairie. Une réflexion nostalgique sur la courte durée d'une vie, humaine, animale ou urbaine...
Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|
|
|