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First Album
 
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First Album [Double CD, Import]

Suicide CD
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Page Artiste Suicide

Discographie

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Biographie

Né de la rencontre en 1970 d'Alan Vega et de Martin Rev, le duo Suicide peut être considéré comme la première formation à avoir popularisé la formule chant synthé, ce qui lui vaut aujourd'hui une place de choix au Panthéon des groupes cultes de la musique électronique. On aurait presque envie de ne parler que de ce son, unique, incroyablement visionnaire, mais comment ne pas évoquer cet… Plus de détails sur la Page Artiste Suicide

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Détails sur le produit

  • CD (18 janvier 2000)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : Double CD, Import
  • Label: Mute U.S.
  • ASIN : B000040OBS
  • Moyenne des commentaires client : 5.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (2 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 111.812 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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Disque : 1
1. Ghost Rider
2. Rocket USA
3. Cheree
4. Johnny
5. Girl
6. Frankie Teardrop
7. Che
8. Cheree (Remix)
9. I Remember
10. Keep Your Dreams
Disque : 2
1. Mr. Ray
2. Las Vegas Man
3. 96 Tears
4. Keep Your Dreams
5. I Remember
6. Harlem
7. 23 Minutes Over Brussels

Descriptions du produit

Critique

Formé en 1970, Suicide se consacre dans un premier temps exclusivement à la scène et il faut attendre 1977 pour que paraisse son premier album, sobrement intitulé Suicide. Sorti sur Red Star, le label dirigé par l’ancien manager des New York Dolls, Marty Thau, Suicide s’ouvre avec « Ghost Rider », morceau d’anthologie et chef d’œuvre de minimalisme. Avec une économie de moyens très caractéristique de Suicide, « Ghost Rider » dégage dès les premières secondes une puissance qu’on a spontanément envie d’associer au punk, et ce malgré l’utilisation de synthétiseurs et de boîtes à rythmes.

Car l’esprit est bien là, la rage, la subversion : cette musique dérange à cette époque, en témoigne l’accueil du public punk justement, plutôt hermétique à une formation sans guitare ni batterie. Suicide est pourtant un groupe de scène, et l’apparente simplicité des arrangements – une boucle lancinante au synthé et la pulsation d’une boîte à rythmes primitive – produit un effet physique irrésistible. Frénétique, le chant d’Alan Vega est mis en avant par le mixage et cette voix au timbre et au débit si particuliers – on ne peut s’empêcher de penser à Elvis Presley- est maltraitée à grands coups de réverbération et d’écho : ce travail de la matière sonore donne ainsi à certains morceaux de cet album une touche onirique.

Avec ses mélodies enfantines et ses nappes de synthétiseurs, « Cheree » est une magnifique chanson d’amour qu’on a l’impression d’écouter loin de la Terre, quelque part en apesanteur. C’est juste extraordinaire. « Girl » est dans la même veine, tandis que « Rocket USA » et « Frankie Teardrop » reflètent le côté plus « énervé » de Suicide : Vega y parle plus qu’il n’y chante, il entrecoupe son texte de cris, de gémissements et de murmures. Plus léger, « Johnny » permet d’apprécier l’influence chez Suicide du rockabilly, qui subit ici un drôle de ravalement de façade.

Album intemporel, Suicide fait partie des grands classiques de la musique électronique. Le son unique qui le caractérise en a fait une source d’influence majeure pour de nombreux groupes, dès le début des années 80 – Soft Cell en particulier, et encore aujourd’hui – l’ « electroclash » et autre « electropunk ».



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L'électro-punk attitude 18 janvier 2009
Par miedj TOP 1000 COMMENTATEURS
Format:CD
Si être punk à la fin des années 70 est une "attitude", chapeau alors à Suicide. Les américains Martin Rev et Alan Vega chantres d'un rock électronique minimaliste et déganté nous livre un pur chef d'oeuvre de musique épurée et hypnotique. Martin Rev accompagne la voix sensuelle et possédé d'Alan Vega uniquement avec des synthétiseurs et boîtes à rythmes. Le résultat est un album hommage au rock and roll dans sa dimension binaire mais en faisant totalement abstraction des instruments classique (basse, guitare, batterie). C'est lancinant à souhait, répétitif, obsessionnel mais au combien jouissif. Du vrai rock et pas de l'électro-pop nian-nian. Mention spéciale à "Ghost Rider" et à la longue lithanie "Frankie Teardrop".
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Format:CD
Lorsque Martin Rev et Alan Vega se rencontrent dans une impasse malodorante de New York, ce sont deux clochards qui survivent tant bien que mal au milieu des années 70. Grâce à un vieil orgue éléctronique farfisa complétement déglingué qu'ils ont certainement déniché dans une poubelle, les deux pesonnages peuvent se lancer dans le rock'n roll, Alan Vega s'occupant du micro. A des années-lumières du glamour de l'époque, les deux cyber-punks entreprennent de déconstruire totalement le rock originel, celui des pionniers (cf. "Johnny"), en le réduisant à une mélodie synthétique lugubre ; dans le même mouvement, ils inventent la suite, de la new-wave ("Cheree", dont Bono avoua s'être inspiré pour écrire "With or without you") jusqu'à la dance ("Keep your dreams"). L'orgue produit un son inimitable, rythmiques minimales et bruits futuristes, tandis que Vega se pose en crooner moderne, crachant, sifflant et hurlant avant de sussurer d'une voix langoureuse "i love you baby". Sur "Frankie Teardrop", cauchemar de la misère, on l'entend pousser des hurlements inhumains tandis que l'orgue s'emballe, emmenant frénétiquement l'auditeur vers l'horreur absolue.

Le duo, on s'en doute, passa des années à galérer dans les bouges minables de la grosse pomme avant d'enregistrer cet album sublime. Sur cette superbe réédition, un deuxième cd permet de mieux comprendre le désarroi des spéctateurs de l'époque grâce à des morceaux live captés au CBGB et à Bruxelle. C'est là, sur 23 minutes regroupées sur une plage, qu'il faut entendre les deux prophètes, conspués par la foule, tentant de jouer leur album dans son intégralité sous les insultes (en français !) et les huées, avant de jeter l'éponge (et le micro) au milieu de "Frankie Teardrop". Un document, presque aussi passionnant que le "Metallic KO" des Stooges.
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