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First Rays Of The Rising Sun est le premier album posthume d'Hendrix supervisé par sa famille. On retrouve ici des morceaux enregistrés de mars 1968 à août 1970, présentés selon les indications laissées par le guitariste. Pour l'essentiel l'accompagnement se limite à la basse de Billy Cox du Band Of Gypsys et à la batterie de Mitch Mitchell de l'Experience. Hendrix continue ses explorations, délaisse un peu la pop pour se rapprocher des racines noires de sa musique : le funk dans "Izabella" et "Freedom", la soul dans "Drifting" et "Angel". Même "Room Full Of Mirrors", son dernier grand classique rock, n'a plus grand-chose à voir avec la période de l'Experience : sans doute est-ce lié au groove irrésistible de la basse de Billy Cox.
--Hubert Deshouse
Critique
En s'enfermant une partie de l'année 1970 dans l'Electric Lady en cours de construction, Jimi Hendrix programmait la sortie d'un double album au son chaud et soul (Billy Cox à la basse aidant). Il aura fallu attendre trente-sept ans pour que la famille Hendrix épaulé par Eddie Kramer puisse rendre cohérente la sortie de cet album, conforme à l'idée du double LP envisagé par Hendrix.
Bonne idée ! L'album, bien que posthume, est d'une richesse incroyable. Il bouillonnait de trouvailles et l'idée qu'il ait pu vivre ne serait une année de plus suffit à emballer les esprits. Du quasi funk
«Freedom» au touchant
«Angel», en passant par sa jam favorite de concert
«Stepping Stone», la palette offerte par l'album est saisissante. Flirtant avec le cosmos, il rend hommage à ses passions d'enfance sur
«Astro Man» et à l'orageux
«In from The Storm», d'une chaleur acide survoltée, proche du Hard-Rock naissant de l'époque. L'album est homogène et presque achevé car les morceaux sont bien plus que des chutes, ce sont des véritables compositions sensibles et déchirées, comme
«Belly Button Window».
Un album à conseiller autant aux fans qu'aux novices, sa créativité débordante et encore intacte quelques jours avant sa mort laisse un goût amer, car on a bien l’impression de n’être qu’aux premières lueurs d’un lever de soleil. Son titre est emprunté au live de Woodstock (joué à huit heures du matin), moment où la terre est rythme dixit Hendrix.
Stephen Des Aulnois - Copyright 2012 Music Story