Sorti alors que Slash est près de la sortie chez Guns N' Roses,
It's Five O'Clock Somewhere ne manque pas de réjouir les fans inquiets du silence prolongé de leur groupe favori.
Réalisé sans invités prestigieux, ni producteur clinquant,
It's Five O'Clock Somewhere se veut l'album d'un groupe. Entendez que Slash masque ses envies d'expression en solo, derrière le bon vieux prétexte du groupe de copains.
Car sans leur faire injure, Eric Dover (chant), Matt Sorum (batterie), Gilby Clarke (guitare) et Mike Inez (basse) ne sont pas beaucoup plus que d'aimables faire-valoir pour Slash.
C'est bien le talent du guitariste qui éclabousse, sillon après sillon,
It's Five O'Clock Somewhere. Plus "rock" et moins "hard" qu'avec Guns N' Roses, Slash
se montre bien le digne successeur de Jeff Beck, Keith Richards et Joe Perry.
Son lyrisme sur
« Dime Store Rock » n'est pas sans rappeler le génialissime El Becko, d'ailleurs Slash souffre du même problème que son illustre devancier : trouver le bon chanteur ou s'en passer pour de bon.
« Take It Away» renoue avec le style Guns N' Roses, en offrant un tempo appuyé de fausse ballade, dérivant vite vers un mid tempo bien hargneux. Seule manque la voix de petite frappe de Axl Rose.
It's Five O'Clock Somewhere est ce qu'il est convenu d'appeler "un putain de bon disque de rock", et Slash est bien le dernier des guitar heroes, montant les marches de l'histoire avec sa guitare Gibson Les Paul pleine de riffs qui tuent et de solos orgasmiques.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story