"Pour Luigi" et "...à mesure" sont deux pièces pour ensemble dans la veine des "Miniatures", dans lesquelles Hurel conjugue la détermination sérielle (en apparence) avec la fluidité spectrale perturbée par des rythmes groove hérités du jazz : il s'en dégage une énergie prodigieuse. "Flash-Back" où se poursuit le travail rythmique jusqu'à rappeler les "fanfares cacophoniques" de Ives. Peut-être la plus belle pièce d'orchestre de ces dix dernières années créée en France (par l'orchestre de Paris s'il vous plait !).
Enfin "Tombeau" dédiée à Grisey est un tourbillon de couleurs en pulsions saccadées sorties d'un piano "déformé" par les percussions.
Un tel contenu musical appelle une présentation irréprochable : c'est le cas avec de superbes prises de son et un texte vraiment intéressant d'Eric Denut, sans oublier la photo de couverture de Dolores Marat.Un disque indispensable. Merci Aeon.