Dino de Laurentiis semble toujours avoir préféré les effets spéciaux mécaniques des années 50 aux effets visuels plus modernes, donnant ainsi à ses films de science fiction un côté plus « expressionnisme allemand » que « réaliste ».
Il en ressort d'abord une imagination débridée, fougueuse, surtout colorée, très colorée même, faite de mondes délicieusement invraisemblables, de vaisseaux et de protagonistes kitch à souhait, tous filmés dans l'esprit emphatique et empanaché de la bande dessinée originelle.
A ce propos, je demeure impressionné par la masse de décors, de costumes, de maquettes - ces dernières fussent-elles parfois trop à l'image de jouets ; n'empêche de des jouets comme ceux là, j'aimerais en avoir un ou deux en collection !
A noter les acteurs, qui pour beaucoup s'en donnent à coeur-joie, des effets sonores uniques (écoutez le bruit des portes qui s'ouvrent et se ferment - il n'en existe pas d'autres comme cela dans l'histoire du cinéma !) et un doublage français engagé à donner le meilleur de lui-même.
Un film que détesteront les matérialistes mais qu'adoreront les amateurs de Jules Verne.