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La seconde édition des
Fleurs du mal, privée des six "pièces condamnées" en correctionnelle pour immoralité, paraît en 1861. Romantiques par la mélancolie à l'ombre de laquelle ils s'épanouissent, parnassiens par leur culte du Beau et la rigueur de leur composition (ils sont dédiés à Théophile Gautier), ces poèmes illustrent la théorie des
correspondances horizontales entre les éléments visibles et invisibles, qui sont comme de "longs échos qui de loin en loin se confondent" pour s'élever en correspondances verticales "ayant l'expansion des choses infinies". Exploration du matériau grouillant qu'est la vie, cette quête spirituelle conduit le poète, tiraillé entre
Spleen et Idéal, à travers diverses expériences pour échapper à la dualité déchirante. L'amour, un temps envisagé, est bien vite écarté au profit de l'activité qui caractérise les
Tableaux parisiens. Mais la contemplation urbaine s'achève sur la vision presque hallucinatoire des brouillards matinaux. Viennent alors
Le Vin et autres plaisirs artificiels, puis le vice, fleurs du mal qui n'offrent que mirage et dégoût. Dans une ultime tentative pour échapper au spleen, le poète pousse un cri de
Révolte blasphématoire dont les répétitions ne sont plus des échos incantatoires, mais des piétinements stériles. Reste
La Mort.
--Sana Tang-Léopold Wauters
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Quatrième de couverture
Livre maudit (condamné par les tribunaux) d'un poète maudit, Les Fleurs du mal font partie aujourd'hui des chefs-duvre de notre littérature. Cette anthologie offre aux lecteurs quelques chemins tracés dans l'univers baudelairien, voué à la volupté comme à la souffrance, peuplé de créatures divines et de monstres hideux. Une visite à travers des jardins imprégnés de parfums, de sang, de pluie et de chairs décomposées. Une « invitation au voyage ». . .
--Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.