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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Créatif,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fly ! (CD)
Que dire de plus que l'ami Fritz ?...On ne peut guère que renchérir et souligner à nouveau la qualité de cet album paru récemment (et enregistré en Provence en novembre 2009). Laurent de Wilde est un musicien extrêmement attachant, dont l'indiscutable curiosité a déjà généré des projets sincères et très intéressants depuis une quinzaine d'années. Fly l'associe au mystérieux Otisto23 pour un duo piano acoustique/computer très rafraichissant et assez vite jouissif. Un disque varié mais cohérent, très bien agencé, et dans lequel on échappe effectivement aux verbiages techniques qui plombent régulièrement un certain nombre de disques de jazz contemporain. Il s'agit bien davantage d'une histoire de textures sonores mouvantes et d'un jeu de dynamiques parfois fulgurantes, placées au centre de l'attention des musiciens, et donc des auditeurs. Les deux premières plages annoncent assez vite la couleur : cette « Intro » en apesanteur et ses premières transformations sonores, puis ce « Sorry George » qui déballe tranquillement la carte du groove organique. L'album coule comme une longue suite. Là, une ballade délicate enrobée de ponctuations bruitistes (« Lost »), ici, d'insaisissables fragments de néo-jazz (« Jazz me I'm infamous », « Hiphex blues »). Les étiquettes importent peu finalement, quand on se laisse embarquer dans un morceau comme « Geek no geek », quasiment hypnotique, ou dans la transe énergétique de « To break the ice »... On sent à chaque détour et surprise sonore, les influences sous-jacentes (et très porteuses) du funk, du rock, des musiques électroniques, du jazz (dans la variété de sa grande palette protéiforme), des totems de la musique « savante » contemporaine... On perçoit surtout le plaisir d'en découdre avec soi-même et avec l'autre, dans ce format intime et exigeant qu'est le duo. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
L2W fait mouche,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Fly ! (CD)
Jeune loup du piano jazz dans les années 90 (après de solides études n'ayant rien à voir avec la musique), Laurent De Wilde s'ébroue aujourd'hui en toute liberté après avoir enregistré d'estimables albums de jazz "classique". Il se livre depuis quelques années corps et âme, tel un bon Dr Frankenstein, à des alliages enthousiasmants et pas nécessairement contre nature entre le jazz et l'électro - pas un genre en soi pourrait-on dire, mais une manière spécifique de produire de la musique. Il n'est pas le seul, me direz-vous, pas plus qu'il n'est le premier. De Wilde a écrit un remarquable bouquin sur Thelonious Monk, however, il me semble que sa principale influence serait plutôt à chercher du côté d'Herbie Hancock, dans la dextérité pianistique comme dans la soif de rencontres avec d'autres univers et l'attrait pour la technologie, dans le refus de l'élitisme virtuose au profit d'un groove très sûr voire inné qui sous-tend chacune de ses interventions aux claviers (c'est flagrant en concert, quand Laurent se lâche tel un clone véloce du grand Herbert), sans oublier le choix du trompettiste Eddie Henderson pour l'accompagner du temps de son éclosion artistique. Comme son principal mentor musical donc (une objection votre Honneur?), De Wilde persiste et signe dans le métissage rétro-futuriste et assume jusqu'au bout cette mise à l'écart de l'ego en faveur d'un investissement total dans cette aventure. Son partenaire se nomme Otisto23 (un nom typique pour ce genre de créature scotchée à son PC) mais on sent à l'écoute que L2W n'a pas fait que poser quelques notes bien senties sur les productions de son comparse mais qu'il s'agit plutôt d'un travail assidu à quatre mains, notre souriant pianiste mettant avec bonheur les doigts dans le cambouis. Pas de démonstration de technicité ici, ce dont se plaindront peut-être les amateurs du jeu du cosmopolite musicien, qui pour omniprésent se montre économe des notes qu'il égrène (tout comme... Herbie Hancock depuis quelque temps). La maturité, sans doute, au service de l'oeuvre plutôt que de la glorification personnelle. De même, les férus d'electronica pure et dure risquent de ne pas tenter l'expérience, et c'est bien dommage. Pour ma part, qui n'aime rien tant que ces crossovers (le terme est vieillot, certes, mais tant pis) riches en surprises et susceptibles d'ouvrir de nouvelles pistes dans lesquelles s'engouffrer, j'adhère. Sur ces tracks résolument électroniques, L2W groove comme un beau diable, sans effort apparent, tout concentré qu'il est sur la pâte sonore qu'il cherche à faire lever; à l'instar du New Yorkais Afrika Bambaataa jadis, he's "looking for the perfect beat"... Peut-être pas un chef-d'oeuvre inépuisable, mais de la suite dans les idées et une approche singulière, libre et honnête, dont on espère qu'elle se poursuivra lors de parutions ultérieures. Quand le jazz s'éloigne ainsi des ritournelles explorées jusqu'à la corde pour se mêler de ce qui ne le regarde pas, il y a de quoi se réjouir.La pochette est belle et imaginative, reflétant bien la musique contenue dans le cédé... La finesse de la production dévoile quant à elle tous ses arômes lors d'une écoute au casque. Bel envol. Post-scriptum: dans les notes de pochette, (bien) rédigées par LdW himself in french et en anglais, on apprend qu'en réalité tous les sons entendus sur cet album sont générés par le piano et traités plus ou moins en direct par Otisto23. Chaque morceau a son histoire et résulte d'une approche spécifique, ce que Laurent nous narre par le menu titre après titre. Fort de ces informations, il ne me reste plus qu'à me replonger dans le disque pour voir si mon écoute s'en trouve modifiée... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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