J'écris ce commentaire en 2008, presque 20 ans après la sortie de ce disque. Et force est de constater qu'il n'a pas pris une ride. La technique de Joe a certes évolué vers quelque chose de plus cristalin depuis "Crystal planet" (qui porte donc très bien son nom), mais la force des titres composant cet album culte et magistral est encore bel et bien présente. A l'image du titre éponyme, que Joe joue souvent en début de concert, où le morceau prend sa pleine puissance, cet album est une cascade de chefs d'oeuvres emprunts d'un feeling rare, là où beaucoup de ses concurrents ou émules ne font que de la descente de manche rébarbative. Les mélodies de ce disque font directement mouche et ne vous quittent plus jamais. Bon, sur cet opus, Joe chante 6 titres : il faut avouer que le chant n'est pas le point fort du 6-cordistes de San Francisco, mais il s'en tire plutôt pas mal (on ne pourrait pas se passer du bulldozer "Big Bad Moon" !) et puis ça donne du grain à moudre aux fans en concert ! Rapides, lents ou mid-tempo, les 18 titres de Joe sont soutenus par une section rythmique irréprochable, à ses ordres, créant un écrin de 1er choix pour laisser son Ibanez s'exprimer librement. Sans faire de track-by-track, parce-que tout est bon dans ce rêve bleu, je peux dire qu'il y a de quoi souffler la baraque, aussi ne commettez pas l'erreur de considérer ce disque comme un vieil opus à découvrir en dernier ressort après avoir parcouru le coté plus récent du maître, car toute la base est là et n'a pas perdu de sa superbe. Jetez-vous dessus...