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4.0 étoiles sur 5
L' après Nirvana, 15 décembre 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Foo Fighters (CD)
Dave Grohl a su rebondir après la fin de Nirvana, en nous sortant cet album de rock qui sonne pop un peu comme Nevermind. Il a composé tous les morceaux et a joué lui même de tous les instruments pour l'enregistrement. Il en résulte un fort bon disque ou Dave Grohl montre ces talents de chanteur.Ce disque est moins bon que "The colour and the shape" mais mérite d'être découvert pour des titres comme I'll stick around, Big me ou Oh George. On regrettera en fait qu'il passe à la guitare car c'était l'un des tous meilleurs batteurs de Rock.Il a quand même fait quelques concerts en tant que batteur avec Queen of the Stone age et notamment pour les 50 ans de David Bowie.A noter également son apparition sur le dernier album de Killing joke.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Impeccable, 11 janvier 2007
L'on évoque souvent l'ébergie des premiers albums, de la fraîcheur souvent perdue qui se dégage des premiers efforts discographiques ( exemples : l'éponyme Doors ou encore "Appetite for Destruction" des Guns & Roses). Cette première sortie en solo d'un garçon qui avait tout de même déjà un peu de bouteille s'inscrit exactement dans cette ligne. Il semble que Grohl ait joué de tous les instruments (ce qu'il ne renouvelera pas avant le sublime projet Probot) et ce disque sonne pourtant comme celui d'un groupe. Une énergie mélancolique se dégage de bout en bout (Grohl sortait quand même du suicide de Cobain, il ne devait pas avoir que envie de rire) et fait de ce disque une galette particulièrement attachante aux mélodies accrocheuses. les Foo Fighters sont un peu depuis devenus un groupe de pop à stades, mais ont quand même toujours produit d'assez jolies choses. Evidemment, il y en aura toujours pour regretter qu'il ne joue pas plus de batterie, il le fait parfois (Queens Of The Stone Age, Tenacious D, Killing Joke...) et si cela satisfait, cela augmente la frustration !
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
L'exorcisme, 12 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Foo Fighters (CD)
Certes, Dave Grohl bricolait des démos dans son coin du temps de Nirvana, sans que cela prête à conséquence, il était avant tout le batteur du groupe le plus célèbre du moment. Le suicide de Cobain redistribua ô combien les cartes. Les droits d'auteur du seul « Nevermind » le mettaient à l'abri du besoin, mais bien des choses étaient brisées et les journées devaient lui sembler bien longues et bien tristes.
Ce « Foo Fighters », plus ou moins un disque en solo, marque de son aveu lors d'interviews de l'époque, son retour dans le monde des vivants, une façon de faire son deuil de son pote Kurt. Et comme Dave Grohl n'est pas du genre dépressif, et que pour lui ce serait plutôt « let the good times roll », son disque des Foo Fighters est un Cd pêchu et entraînant. Un disque de rock, quoi ...
Et un de bon. Il faut avoir les oreilles sacrément réfractaires au son des guitares le soir au fond des bois pour ne pas être conquis d'entée par « This is a call », power pop énervée d'exception. Commencer un disque par ce titre est vraiment une bonne idée, et pour le moment, les Foo Fighters sont les seuls à l'avoir eue. Grâces leur soient rendues, même si les curieux ne manqueront de jeter une oreille sur l'atomique et incroyable version live donnée par le groupe au « Tibetan Freedom Concert » de Los Angeles.
La base musicale de Grohl et par extension de ses Foo Fighters (le groupe sera mis sur pied après la parution du disque, avec notamment Pat Smear, compagnon de route des derniers périples de Nirvana), c'est le rock mélodique musclé, énervé, mais qui ne dédaigne pas pour autant la ballade (« Big me », autre grosse réussite du disque, le début de « Exhausted »). A l'autre extrémité du spectre sonore, Grohl s'aventure parfois vers le tempo quasi hardcore (« Wattershed », « Weenie Beenie »).
Difficile de parler de ce disque sans évoquer Nirvana, dont l'ombre plane sur certains titres (« Floaty », « Alone / Easy target ») et leur construction couplets lents / refrains explosifs. Difficile aussi de ne pas évoquer la prestation de Grohl à la batterie, car c'est quand même la frappe la plus monstrueuse des vingt dernières années, ce qu'il a prouvé non seulement dans « Nevermind » où c'est lui qui tient la baraque, mais aussi sur les innombrables disques auxquels il a participé. Sur ce « Foo Fighters », Grohl est tout à fait quelconque derrière les fûts, se concentrant sur des parties de guitare qui sans être hendrixiennes, envoient le bois quand il faut et comme il faut... certainement voulu, et une autre forme de rupture avec le passé, que ces parties de batterie simplistes, comme sur une cassette de démo ...
Tout n'est pas parfait sur ce disque, il n'a pas été fait pour ça, quelques titres sont assez anodins, mais sa spontanéité emporte l'adhésion, et les Foo Fighters vont devenir une institution qui perdure du rock indie U.S., du moins quand l'emploi du temps du surbooké Dave Grohl leur en laisse le temps ...
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