Autant le dire tout net : je n'y connais rien en foot. Par contre je connais Bouzard et son univers tout proche, tellement naturel. Imaginez donc la vie de notre dessinateur - autoproclamé meilleur au monde - dans les Deux Sèvres, mais qui cette fois, ne donnerait que son avis éclairé sur le monde footballistique en 2006.
Cela donne une planche par mois dans So Foot, et un strip par jour dans Libé lors de la coupe du monde. Mais chez Bouzard, les résultats importent moins que l'attitude des joueurs, spectateurs, entraîneurs ou dirigeants qui gravitent dans cette sphère ultra-médiatisée. Comme votre ami féru de foot, il aligne tous les travers, tous les détails, et les analyse depuis son canapé, avec bières et saucisses. Le résultat : une suite d'aphorismes ou de petites phrases si naturelles qu'elles provoquent soit le sourire soit le fou-rire.
Bien sûr, avec le bougre, le rock n'est pas oublié, et connaître les obsessions fantasmées de Syd Barrett pour le ballon rond n'a pas de prix. Tout comme imaginer l'arrivée de Platini à la tête de l'UEFA.
Et le mieux, c'est que maintenant, à la quatrième lecture, j'ai presque l'impression de m'y connaître en foot. Même si surtout, surtout, j'ai beaucoup ri.