Comme dans tout album de Parliament qui se respecte, la part-belle est faite à des morceaux gorgés d' un funk-spirit impeccable, avec des arrangements bien pensés et des délires vocaux à chaque instant. Et même si cet opus de 1974 est marqué par l' absence de cuivres sur plusieurs morceaux ( contrairement, donc, à Mothership Connection ou The Clones of Dr Funkenstein,, autres albums-bijoux sur lesquels on pouvait se régaler de la présence de Fred Wesley, Maceo Parker ou des frères Brecker ), l' ensemble du disque est absolument délectable, puisqu' il s' agit comme d' habitude d' une véritable invitation à la fête, et que les compositions, co-écrites par George Clinton avec Bernie Worrell, Eddie Hazel ou Bootsie Collins - fidèles parmi les fidèles - font toujours mouche.
Le groove irrésistible du morceau-titre ( qui ouvre le bal ), puis celui de "Testify" rassureront tout de suite les amateurs de ce combo explosif monté par l' oncle George, sorte de cousin peu éloigné de Funkadelic, plus acide et rock'n roll... On peut encore se déhancher sans retenue en écoutant "The Goose", petite perle de soul tranquille, ou "I Can move you ( if you let me )" et ses breaks millimétrés.
Plus surprenants en revanche - mais non moins plaisants - sont les mélancoliques et chaloupés "All your goodies are gone" et "Whatever makes baby feel good", ou encore la ballade douce ( et sifflée ! ) "I Just got back from the fantasy..."
Bref, un album qui non seulement tient toutes ses promesses aux habitués, mais propose également de petites trouvailles et idées qui sortent de l' ordinaire, doublant ainsi son intérêt et le plaisir de l' auditeur.