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5.0 étoiles sur 5
Tribal et pas une ride, 18 décembre 2011
Yes. Groupe improbable de proto-punk-surf-rock américain du début des années 1960.
Rien que leur nom "The Trasmen", soit "Les Eboueurs", en dit long sur la tonalité space de leur musique dont le critique (les inrockuptibles) Philippe Auclair dira : "Wharer y chante, si l'on ose dire, avec une conviction effrayante des paroles dénuées de sens sur un accompagnement aussi catastrophique qu'irrésistible".
Le morceau "Surfin'bird" avec sa bruyante et puissante onomatopée gargouillante désormais célèbre, déclencha, début 64, une hystérie collective des lycéens et lycéennes qui le feront devenir N°4 des charts, pour le groupe - épaté -, qui ne s'attendait pas à un tel succès, sachant que le quatuor avait fièrement posé, parmi les poubelles, sur la pochette de leur premier album. Le maccarthisme était déjà loin, sur orbite géostationnaire.
Bref, "Surfin bird", un demi-siècle plus tard, a gardé toute sa vigueur vocale archaïque tripale. Pas une ride. Et si, lors d'une soirée que vous organisez tout le monde s'endort, mettez à fond le morceau, ça ravigorera tout le monde.
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5.0 étoiles sur 5
Les oiseaux font-ils vraiment du surf ?, 14 novembre 2011
Personnellement j'ai comme un doute....Mais, en tout cas, pas sur le caractère indispensable de cet album historique pour lequel, curieusement, je suis le premier à laisser une appréciation ?!? Bizarre...
J'en suis d'autant plus heureux que, contrairement à certains amazonautes, je n'aime guère descendre les albums ou les livres que je n'apprécie pas (sauf exceptionnellement, lorsqu'il y a excès manifeste de dithyrambes hystériques, digne de la "Psychologie des foules" de Gustave Lebon
Psychologie des foules). Non ! Ces choses là, il suffit tout simplement de les ignorer, car dans notre société hypermédiatique, c'est bien là la pire des punitions... Comme aurait dit un célèbre eX diamantologue de l'Ubangui Chari : "il faut laisser les choses basses mourir de leur propre poison" ....
Aussi, je préfère de loin jouer les Saint Bernard du web et réhabiliter de temps à autres quelque chefs-d'oeuvre injustement ignorés dont cet extraordinaire Surfin Bird", album, mi surf mi garage, paru en 1964 et réalisé par ces Beach Boys rock'n'roll, connus sous le nom de Trashmen (tout un programme!). D'autant plus que le label Sundazed, spécialiste des rééditions sixties, a bien fait les choses en proposant la pochette originale sous forme d'un digipack richement illustré.
Parmi les 12 titres du disque, figure le mythique et déjanté "Surfin Bird", maintes fois repris par les formations garages/punks du monde entier : Ramones, Cramps, Dogs... A l'époque, "Surfin Bird" faisait la compette avec un autre morceau délirant d'un groupe de Doo Wop : le "Papa Oum Mow Mow" des Rivingtons
Papa Oom Mow Mow. Victoire aux Trashmen ! jamais morceau aussi déjanté ne sera plus jamais écrit !
Le reste de l'album n'atteint pas ce sommet mais reste au niveau en proposant du très bon surf rock dans la lignée des premiers Beach Boys et du grand Dick Dale. Y figure d'ailleurs un reprise du "Miserlou" de ce dernier, morceau jadis tiré de l'oubli par le film "Pulp Fiction". Les Trashmen, à la différence de beaucoup de groupes garages, étaient incontestablement d'excellents performers qui savaient jouer du rock et aligner des soli à faire pâlir de jalousie leurs homologues de la perfide Albion !
A la réflexion.....peut-être arrivaient-ils vraiment à faire surfer les oiseaux !!!
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