J'ai apprécié ce livre comme le dit pfougeray (*) et pourtant j'acquiesce tout à fait à ce que l'internaute privilege (**) écrit ici concernant l'auteur.
Je souscris à :
* "être très très concentré" ;
* "l'auteur "s'écoute tellement écrire" que ça brouille complètement les idées qu'il souhaite développer" ;
* "chercher constamment les mots les plus improbables, les suites d'adjectifs à rallonge" ;
* "l'auteur fait son petit complexe d'érudition" ;
* "le même effet que tous ces guitaristes avec une technique hors-norme qui font du yahourt à la place de la musique. Les notes et les mots ça ne s'enfile pas comme des perles". (On pense ici à ce bon vieux Docteur Fripp)
Il est -hélas !- des gens qui manquent d'humilité... et d'humour. Darol est de ceux-là... et François Bon aussi (lui, Je n'ai pas envie de lire ses bouquins). D'ailleurs, pour s'en convaincre, il suffit de faire le test suivant : leur écrire (mail ou courrier, les adresses figurent souvent dans les pages de garde de leurs ouvrages) et vous verrez bien que vous n'aurez jamais de réponse. C'est curieux quand on sait que les livres de Darol ne sont pas l'objet d'un tirage très conséquent, puisque pensés et écrits pour une élite). Or, si vous écrivez à Amélie Nothomb (Je sais, le rapport n'est que lointain... quoiqu'elle choisisse aussi des situations fort peu convenues avec un style qui fait ses preuves à chaque sortie), vous pouvez vous attendre à une réponse quasi assurée. Comme quoi, le respect du public, ça ne s'improvise pas.
(*) sa chronique du 2 février 2005
(**) sa chronique du 10 septembre 2010