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Format: Blu-ray|Modifier
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le 12 août 2012
En 1990 sort sur les écrans un petit film bien étrange, apparemment adoubé par un Bill Murray dithyrambique qui, dans une fameuse citation réservée à l’affiche, insiste sur le fait que les spectateurs ne verront pas meilleur film cette année. En pratique, il en va autrement, puisque c’est les producteurs qui ont fait la démarche d'enquérir avec insistance le comédien-star pour soutenir cette péloche des plus particulières. Comme son nom l’indique avec une finesse délectable, Frankenhooker est une relecture de Frankenstein… Mais avec des putes ! De quoi réjouir les plus fins cinéphiles du monde entier !

Il serait mensonger de dire que Frankenhooker fut une surprise totale à sa sortie en 1990. Frank Henenlotter, son réalisateur, ne faisait pas ses débuts, et était attendu au tournant par les plus tordus d’entre nous. En 1982, il avait signé le cultissime Basket Case (un grand succès des cinémas de quartier), et en 1988 il avait surenchéri avec l’hilarant Brain Damage (connu chez nous sous le titre fort sympathique Elmer le remue-méninges). Totalement en marge du système hollywoodien, Henenlotter fut l’une des trois révélations du cinéma d’horreur des années 80. Sam Raimi (Evil Dead), Stuart Gordon (Re-animator) et l’homme qui nous intéresse aujourd’hui furent, pour ainsi dire, les principaux jeunes talents à se démarquer des slashers alors à leur apogée (des films dans lesquels les victimes étaient le plus couramment des ados portés sur le sexe et la drogue, donc des mauvais chrétiens).

Porté par le duo Frank Henenlotter / Robert Martin (rédacteur au magazine Fangoria), Frankenhooker ne se fit qu’à une seule condition. Cette condition, ce fut, histoire d’assurer la viabilité de l’affaire, qu’un Basket Case 2 soit mis en chantier dans la foulée. Les deux métrages furent quasiment tournés coup sur coup, et en six semaines de dur labeur naquit le bien nommé Frankenhooker.

On y retrouve James Lorinz (mémorable dans un film à se pisser dessus que tout le monde devrait voir, Street Trash de Jim Muro), grimé en Jeffrey Franken, médecin raté et savant fou à ses heures perdues. Malgré son insociabilité, ce dernier est tout de même sur le point d’épouser la charmante Elizabeth (interprétée par la pin-up Patty Mullen), qui décède en première bobine dans un tragique accident… de tondeuse à gazon. À notre Frankenstein en herbe de faire le choix, ensuite, de redonner vie à sa belle, alors en mille morceaux. Pour cela, il va soumettre des prostituées à une nouvelle drogue, le super-crack, afin de littéralement les faire exploser, d’en récupérer les meilleurs parties, et enfin de reconstituer une Elizabeth parfaite. Il va sans dire qu’une fois la demoiselle réanimée, rien ne se passe comme prévu.

On retient surtout de Frankenhooker -et d’ailleurs de tous les films d’Henenlotter- un univers tout à fait particulier. Apôtre, avec John Waters, du mauvais goût, il participe à l’élaboration d’un cinéma généreux mais fauché, outrageusement gore mais assurément drôle, dans lequel horreur rime avec farce satirique. On n’est pas dégoûtés par les images d’Henenlotter, on en rit. Pas parce qu’elles sont mauvaises, mais parce qu’elles s’imposent dans une logique de fête des sens, de cinéma à partager entre amis et à vivre comme un carnaval bizarroïde.

Il y a des couleurs dans tous les sens, des costumes extravagants, des idées visuelles frondeuses, des effets spéciaux datés mais ingénieux… Et un sous-texte peut-être un peu malhabile mais toujours présent. Ici il va de soit que le cinéaste aborde le Sida et ses modes de transmission, et pourtant regarder le film sans en saisir tous les tenants et aboutissements n’est pas foncièrement pénalisant. Les scènes mémorables s’enchaînent quasiment sans heurts et on sort de ce spectacle étrangement satisfait, comme si les quelques longueurs (de longs dialogues pallient souvent au manque de budget chez Henenlotter) ne pénalisaient pas vraiment un métrage follement attachant.

Frankenhooker fut auréolé d’un certain succès en salles avant de truster le top des ventes de VHS grâce à un gadget des plus surprenants. Positionné sur le recto de la jaquette, un petit bouton permettait d’entendre la réplique « Wanna Date ? » en appuyant dessus. Une stratégie payante et un succès jamais démenti pour un petit film qui continue de s’écouler plus que raisonnablement en DVD (et maintenant en Blu-Ray), la fanbase s‘élargissant avec le temps.

Qu’a fait Frank Henenlotter après Frankenhooker? Deux Basket Case dans les années 90, et plus récemment Bad Biology, un long-métrage tout aussi sympathique mais interprété avec encore plus d‘amateurisme que le film chroniqué en ces lignes. Et entre les deux, le cinéaste s’est concentré sur la restauration de nombreux films complètement timbrés, affirmant par la même sa volonté de s’éloigner des studios de cinéma qui lui proposaient des films de plus en plus mainstreams. Que voulez-vous, on ne se refait pas !
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le 17 mars 2005
This movie blows everyone out of proportion. It is not all that it is cracked up to be. And gives drill down a whole different meaning. However if you like this sort of thing it will keep you in stitches. After you see this if you are still in one piece, and have all your body parts, you may want to watch "Ilsa - She Wolf of the SS" (1974) and the rest of the Ilsa series of films. Or possible the original "Little shop of Horrors". Personally I drew the line at" 8 Heads in a Duff bag "with George Hamilton. So after Frankenhooker, I had to use my player's head cleaner to clean it out of the player. Someone in the warehouse loaned this to me. I gave it back the next day.

Street Trash
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Et oui, disons-le tout-de-go, "Frankenhooker""(1990), c'est en français "Frankenpute"... est-il vraiment nécessaire que je vous fasse un des seins... euh, pardon... un dessin?!?
Nul doute qu'au panthéon des films débilo-crétino-jouissifo-géniaux, ce Pupute trône en pole position. Inutile d'aller chercher midi à 14h, surtout s'il est 23h30.
J'aime la tondeuse hors contrôle qui zigouille la copine, j'aime aussi les prostiputes explosives... si, si... explosives!!
Vous voyez, vous aussi vous voulez les aimer. Jetez-vous sur ce cultissime DVD, ramenant à la vie et la lumière, un objet oublié comme on n'en fait plus.
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le 15 février 2008
Attention grand nanar de série Z en perspective! Réalisé par le réalisateur d'elmer le remue méninges, Frankenhooker fait partie de ces films ovnis et fauchés. Surtout fauchés!
La première demie heure est franchement nulle et ennuyeuse. Mais quand les meurtres commencent, le film part complètement en vrille!
Effets spéciaux au rabais, acteurs jouant commes des pieds, le tout dans un esprit débile totalement assumé!
Bref, le fan de série Z sera aux anges. les autres peuvent passer leur chemin!
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le 23 août 2004
Petit film délicieusement débile, effets spéciaux bon marché (il faut voir les mannequins sensés représenter des femmes exploser).
Mais réalisé par un honnête amoureux du cinéma de genre.
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