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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Le Dernier des Frankenstein-Hammer...,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein et le monstre de l'enfer (DVD)
est une production crépusculaire....Fin d'époque pour le Grand cinéaste T.FISHER qui signe là son dernier film, le plus dépouillé et le plus noir.P.CUSHING est impérial en Baron Frankenstein directeur d'un asile d'aliénés, aux mains paralysées, et qui fait opérer, sou ses ordres, le Dr Helder (S.BRIANT)...Mais la révolte gronde dans l'asile... et si les aliénés prenaient le pouvoir ???? La trés belle photo et la musique de J.BERNARD donnent un ton complèmentaire à un film que le cinéaste et sa vedette étaient venus présenter à Paris au Festival Fantastique 1973... On avait découvert l' extrème sympathie qu'ils dégageaient. A voir. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
6 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Last but not least,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Frankenstein et le monstre de l'enfer (DVD)
Sixième et dernier "Frankenstein" pour Peter Cushing, comédien britannique d'une rare élégance devenu le Stradivarius de l'horreur. La saga initiée par Terence Fisher en 1957 avec Frankenstein s'est échappé! s'est poursuivie avec La revanche de Frankenstein [Import anglais] (le meilleur épisode, le plus gothique, à l'atmosphère et aux couleurs insensés), L'empreinte de Frankenstein (le seul non réalisé par Fisher, remplacé par le talentueux Freddie Francis), Frankenstein créa la femme, et Le Retour de Frankenstein, trouve en 1973 sa conclusion avec ce Monstre de l'Enfer, qui conclut cette épopée scientifico-horrifique de belle manière.Quelques rappels: le premier Frankenstein de la Hammer est historiquement important pour plusieurs raisons. D'abord il est le premier film d'épouvante tourné en couleurs, ce qui constituait une révolution en soi. Avant ce film, on n'avait jamais vu de sang rouge s'étaler sur l'écran. Bien sûr la tendance sera confirmée dès l'année suivante avec Le Cauchemar de Dracula. Le succès international de ces deux oeuvres produites avec bien peu de moyens (mais beaucoup d'imagination, un sens aigu de l'atmosphère, des éclairages et du décor, des acteurs concernés et la mise en scène au scalpel de Terence Fisher) ouvrira une nouvelle époque pour le film de genre. Ce film marquant sera à l'origine des carrières de Peter Cushing et Christopher Lee dans le cinéma fantastique pour l'essentiel, de bon gré pour le premier, de façon plus distanciée pour le second. Pendant une quinzaine d'années, les brumes gothiques et les ambiances érotico-oniriques de la Hammer - et de ceux qui lui ont emboîté le pas - allaient régner. FRANKENSTEIN AND THE MONSTER FROM HELL est à mon sens, le meilleur film de la série après le deuxième épisode. La saga des Frankenstein made in Hammer a ceci de remarquable que chaque épisode bénéficie de choix esthétiques sans cesse renouvelés, d'une identité propre. Chaque film peut être vu indépendamment. Les costumes, le lieu de l'action, la photographie, les décors, les ambiances, les comédiens: chaque épisode fait presque table rase du précédent et part dans une nouvelle direction. Le lien est fait par la présence de Cushing et le développement de son personnage de scientifique dévoyé. A ce sujet, il faut dire que les scénarios sont remarquables. On est ici dans la série B, mais tous les artisans des Frankenstein (et des autres films de la Hammer) prennent la chose très au sérieux, pour le plus grand plaisir du spectateur. Ce film-ci se déroule dans les décors, plus restreints qu'à l'accoutumée, d'un asile psychiatrique dans lequel un disciple de Frankenstein est enfermé après son arrestation pour "sorcellerie". Il découvre à son arrivée les mauvais traitements infligés par les matons aux patients ainsi que l'incompétence flagrante du directeur de l'établissement, alcoolique et libidineux. Il se lie cependant avec le bon docteur de ces lieux, qui se révèle être Victor Frankenstein, poursuivant à l'abri des regards ses expériences grâce au chantage qu'il exerce sur le directeur. Je me répète, mais Peter Cushing est absolument admirable; sa diction ciselée, son énergie, son implication dans le rôle sont sidérants. Son partenaire, l'étrange Shane Briant (Les Trésors de la Hammer : Capitaine Kronos, chasseur de vampires), est ici une sorte de version juvénile de son mentor. La jolie Madeline Smith est une infirmière dévouée (et son rôle est un moteur scénaristique important), le monstre étant "joué" par Dave Prowse (celui-là même qui allait incarner Dark Vador dans la saga Star Wars - sous l'autorité de Peter Cushing dans le premier GUERRE DES ETOILES), sous un lourd costume simiesque (pas le point fort du film). Les seconds rôles sont solidement tenus, notamment en ce qui concerne les patients de l'asile - de nombreuses trognes bien connues du cinéma British sont mises à contribution (Charles Lloyd Pack, Bernard Lee, l'incroyable Sydney Bromley, Patrick Troughton, Peter Madden - tous ces acteurs ayant par le passé figuré dans des films de la Hammer...). Le film, tourné avec peu de moyens paraît-il, présente un aspect théâtral, au sens où de nombreuses scènes consistent en des dialogues dans le laboratoire, entre Frankenstein et son assistant - mais quel plaisir d'écouter ces acteurs, d'autant que les décors sont soignés et bien mis en valeur, la musique d'excellente qualité, et surtout, la caméra de Fisher est mobile et arpente les moindres recoins du plateau, avec un sens très sûr du cadre, mettant en valeur les visages et les gestes de ses protagonistes aussi bien que les pierres grises de la maison de repos. De la série B haut-de-gamme, source d'un grand plaisir de visionnage et dont la mise en scène est infiniment plus intéressante que dans la plupart des sorties actuelles en terme de cinéma horrifique. Le temps n'a pas de prise sur ce genre d'aeuvre. Pas d'effets spéciaux, pas de numérique, pas de "jump scares". Quelques acteurs, un décor bien éclairé, une caméra suffisent à la confection d'une bande intelligente qui restera le dernier film de son auteur (disparu en 1980). La fin d'une époque et la conclusion d'une saga-clé du cinéma de genre du 20e siècle. En bonus, Oliver Reed narre un documentaire d'une trentaine de minutes sur les Frankenstein de la Hammer; il s'agit d'un épisode d'une série consacrée à diverses thématiques du studio anglais. Les autres sont dispatchés sur les autres DVD de la collection "Les trésors de la Hammer", d'une excellente facture technique (même s'ils ne comprennent aucun commentaires audio, parfois disponibles sur les DVD sortis en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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