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Franz Liszt [CD, Edition limitée]

Khatia Buniatishvili CD
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Page Artiste Khatia Buniatishvili

Discographie

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Biographie

Khatia Buniatishvili est née le 21 juin 1987 à Tbilissi, en Géorgie (alors ex-Union Soviétique). Installée devant un piano depuis l'âge de trois ans, l'enfant prodige donne son premier récital avec l'Orchestre de Chambre de Tbilissi à six ans et se produit régulièrement à travers l'Europe dès dix ans.

Diplômée de l'Ecole et du Conservatoire de Musique de Tbilissi, Khatia Buniatishvili répète avec… Plus de détails sur la Page Artiste Khatia Buniatishvili

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Détails sur le produit

  • Interprète: Khatia Buniatishvili
  • Compositeur: Franz Liszt
  • CD (23 mai 2011)
  • Nombre de disques: 2
  • Format : CD, Edition limitée
  • Label: Sony Classical
  • ASIN : B004UPLPD2
  • Autres éditions : Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 3.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (9 commentaires client)
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Disque : 1 RealOne Player
1. Liebestraum - notturno no. 3, s 541/3 Écouter
2. I. lento assai - allegro energico Écouter
3. II. andante sostenuto Écouter
4. III. allegro energico Écouter
5. Mephisto waltz no. 1, the dance in the village inn, s 514 Écouter
6. La lugubre gondola no. 2, s 200/2 Écouter
7. Prelude Écouter
8. Fugue Écouter
Disque : 2 RealOne Player
1. Franz liszt, sonata b minor Écouter

Descriptions du produit

Critique

Bicentenaire oblige, ce premier récital enregistré par Khatia Buniatishvili est dévolu au compositeur Franz Liszt (1811-1886). Révélée sur les scènes mondiales en 2008, la pianiste géorgienne inaugure son contrat avec Sony par des oeuvres déjà foulées par nombre de ses aîné(e)s, dont sa marraine Martha Argerich, interprète d'une version mémorable de la Sonate en Si Mineur il y a de cela quarante ans.

En choisissant des pièces connues comme le Liebestraum n°3, la Rhapsodie Hongroise n°2 ou la Méphisto Valse, Khatia Buniatishvili prête son jeu à la comparaison avec des pointures nommées Sviatoslav Richter, Afred Brendel ou plus récente en la personne d'Evgeni Kissin. La prodige n'a pas froid aux yeux (ni aux mains) et prend un risque peu mesuré qui est le propre de la jeunesse.

Sa Sonate pleine de fougue témoigne de sa volonté d'entrer dans l'arène, ainsi qu'une Méphisto-Valse littéralement endiablée. Cependant, le programme prend toute sa consistance dans deux autres pièces que sont le fameux Liebestraum n°3, véritable piège de tout pianiste ici rendu de belle manière toute féminine, et à moindre effort La Lugubre Gondole d'une profonde touche mélancolique. Il faut ajouter à cela l'exercice de transcription sur le Prélude et Fugue en Do Majeur de J. S. Bach, destiné à souligner l'époustouflante technique de la jeune fée du piano.  

« Le piano est le symbole de la solitude », dit-elle. Ce joli tableau lisztien, s'il n'atteint pas encore la perfection conférée à l'expérience, constitue la très belle entrée en matière d'une nouvelle égérie du clavier.



Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story

Descriptions du produit

FRANZ LISZT

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Commentaires client les plus utiles
19 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Denis Urval COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:CD|Achat authentifié par Amazon
Oublions le cygne qui orne la pochette, et (du moins le temps de se faire un avis sur l'interprétation) les innombrables photographies du livret. Oublions le DVD joint au disque, «film-poème » ( !) où l'artiste porte le haut-de-forme et a de faux airs de George Sand. Oublions si c'est possible ce que nous savons déjà de la pianiste géorgienne Khatia Buniatishvili. Prenons ce premier disque solo (enregistré à Berlin en octobre 2010) tel qu'il est, tel qu'il se donne à l'écoute avec son programme entre Dieu et diable, entre extraversion et introversion.

La Mephisto Valse n°1 est emblématique des qualités de la pianiste qui met un jeu varié et plein d'allant au service de la caractérisation de chaque séquence ; la dimension diabolique est bien rendue, la modernité du traitement de l'instrument ressort avec éclat. Superbe passage amoroso, au milieu ; dans le dernier tiers de la pièce, tout spécialement, jeu staccato qui défrise.

La lugubre gondole est là pour nous parler du dernier Liszt. Les eaux de la lagune miroitent sous un pâle soleil, des spectres apparaissent et disparaissent, laissant derrière eux des questions sans réponse.

Le prélude et fugue transcrit de Bach (BWV 543) qui clot le disque est d'une belle sérénité, et même s'il n'efface nullement le souvenir de Lise de la Salle dans la même pièce, il permet de découvrir une autre facette de la personnalité de la pianiste.

La Sonate en si mineur est sans doute ce avec quoi sombre ou triomphe un tel récital. Disons tout de suite que cet enregistrement n'est pas parfait, mais qu'il est plus d'une fois de nature à soulever l'enthousiasme de l'auditeur. En moins, il y a une certaine tendance de la pianiste à la précipitation, qui lui fait avaler d'une traite certains passages. En plus, il y a une superbe sonorité, aigus cristallins, graves amples et généreux, puissance, dont elle tire le meilleur parti. Et il y a surtout une imagination proprement lisztienne qui lui fait trouver le ton juste dans les épisodes les plus différents, le premier exposé du thème de Marguerite, le retour du thème marqué grandioso après le passage fugué (ici plage 4, à 3'19), ou l'incroyable fin avec le retour de l'introduction de l'oeuvre, ici à l'effet hypnotique. On l'a entendue mille fois, cette fin ouverte, mais rarement elle a produit un si grand effet. On redécouvre cette sonate, qui plus que jamais demeure une énigme.

Dans ses meilleurs moments, le jeu de Khatia Buniatishvili, virtuose au meilleur sens du terme, procure à celui qui l'écoute un bonheur intense et avec elle Liszt connaît une nouvelle interprète de grande valeur.

PS. A la réécoute et au fil des comparaisons, cet enregistrement s'avère de plus en plus captivant.
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24 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Nardis TOP 500 COMMENTATEURS
Format:CD
En fait, mon confrère et prédécesseur Denis Urval a déjà tout dit, et il suffit de lire entre ses notes pour en tirer une toute autre conclusion. "Oublions", dit-il, la pochette, le DVD, etc. Certes. Mais la pilule est un peu grosse à avaler, avec le Liebestraum en début de programme, cerise sur le gâteau. Bon, on veut bien "oublier", et se plonger dans cet enregistrement, par ailleurs enregistré au robot-Marie, c'est à dire sans présence, sans "air" ni profondeur - un de ces enregistrements cliniques qui font sans doute le bonheur des ingénieurs du son actuels, misérables techniciens sans âme. Alors, et la Sonate ? Les notes sont là, impeccablement, furieusement servies par une éblouissante digitalité, une certaine poésie s'en dégage, soyons honnête, qui éclaire certains passages avec une vraie personnalité. Dans l'ensemble, elle va plus vite que tous ses prédécesseurs, Martha Argerich incluse, du moins dans les mouvements rapides. Evidemment, elle (Sony) n'en met pas une à côté - on attend quand même le concert, sur le même tempo. Et alors? Eh bien, un disque de jeunesse, sûrement pas indispensable, quoique infiniment agréable. Et surtout, au finale: oserait-on trahir Beethoven (ou Mozart, ou Schumann) comme on a maintes et maintes fois trahi Liszt ? Ici encore, la partition est à la fois dévoyée par instants, puis interprétée selon la sauce "romantique" la plus conventionnelle qui soit. Buniatishvili n'a certainement pas écouté Bolet, elle a mal compris Arrau, et elle ne sait même pas qui est Gilels. A l'écouter, j'en finirais presque par apprécier Argerich, parce que homogène de bout en bout dans son délire. Liszt a toujours été la tête de turc des jeunes pianistes en mal de reconnaissance - lui-même s'en défiait comme de la peste, d'ailleurs, et se remettait systématiquement au piano pour démontrer comment il fallait le jouer - "avec des doigts d'araignée". De cette mérprise, on entend ici un énième exemple, même si le jeu de Buniatishvili, sa maîtrise et son caractère peuvent - éventuellement - laisser augurer une carrière intéressante. C'est tout le mal que je lui souhaite. Mais, par pitié, laissez Liszt dormir en paix.
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5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
Par Cymus TOP 100 COMMENTATEURS
Format:CD
Il est vrai que cet album souffre d'un marketing un peu douteux. Sans parler de l'interprétation, tout ce qui entoure l'enregistrement lui-même donne un peu envie de fuire : la pochette avec une photographie faisant référence à un romantisme effréné, le clip (passé en boucle chez certains disquaires) où la pianiste géorgienne, Kathia Buniatishvili, joue tout à la fois les rôles de Marguerite, Faust et Mephisto, etc. Et ce fut ma première réaction : ne pas acheter l'album. Néanmoins, j'ai quand même cédé à la tentation en raison de critiques très positives, sinon dithyrambiques (récompensé par un Choc Classica et par 5 diapasons au mois de juillet).
L'impression générale est bonne. Le style de la pianiste est pour le moins énergique, et d'une rapidité parfois excessive. Cela rappelle Martha Argerich, mais sans la même finesse. Katia Buniatishvili ne me paraît pas très convaincante dans les passages qui se doivent d'être les plus les plus calmes et les plus doux, comme dans le Rêve d'amour qui ouvre l'album, son touché paraissant un peu dur. En revanche, l'ambiance lugubre de la fameuse Gondole est plutôt bien restituée.
C'est dans ces atmosphères que l'interprète est la plus intéressante et se hisse au meilleur niveau. C'est d'ailleurs ce qui rend son interprétation de la Sonate en si mineur intéressante.
Comme d'autres internautes l'ont souligné, et comme je le disais plus haut, la vitesse dans les passages rapides est un peu excessive. Des différentes versions que je possède (Martha Argerich, Horowitz, Leslie Howard), c'est elle qui les joue le plus vite. Mais paradoxalement c'est elle qui donne à l'ensemble de la sonate la durée la plus longue, plus de 30 minutes (contre 24 pour Leslie Howard par exemple). Cette différence est due à un tempo très ralenti dans les mouvements lents, où la pianiste excelle. Finalement, on est séduit par ces ruptures de tempos qui donne à la sonate tout son caractère méphistophélique. On peut dire à peu près la même chose de la Mephisto valse n° 1.
Le tout servi par une très bonne prise de son qui accentue les contrastes entre les aigus et les basses très profondes, même si elle semble parfois un peu trop proche de l'instrument.
Avec le Prélude et Fugue d'après Bach, on sort de cette ambiance sombre et agitée pour une pièce plus paisible, ce qui somme toute est plutôt agréable.
C'est au total un album très recommandable.
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