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Après une série d'albums en solo qui lui ont permis de s'imposer en 10 ans comme un artiste majeur, Jean-Jacques Goldman s'entoure en 1990 de son guitariste Michael Jones (avec lequel il a déjà chanté "Je te donne" en duo en 1985) et de sa choriste Carole Fredericks (qui a enregistré un album de disco en 1978) pour nous livrer le premier album du groupe. Et quel album ! Aujourd'hui, cet opus apparaît presque comme un best of tellement les succès y sont nombreux : "Nuit", "A nos actes manqués", "Un, deux, trois", "Né en 17 à Leindenstad", "C'est pas d'l'amour", "Tu manques"... Un album de textes et de musiques signés Jean-Jacques Goldman qui sera suivi par un autre album studio et deux live avant que les voies(x) des trois protagonistes se séparent en 1995. Depuis, Michael et Carole enregistrent en solo chacun de leur côté et Jean-Jacques a repris seul le chemin des studios tout en continuant à travailler pour des chanteuses (Kaas, Dion...). Le trio se retrouve cependant de temps à autre sur scène.
--J.-P. P. et Thierry Cadet
Critique
Au bout de six années de succès ininterrompu depuis
« Il suffira d'un signe » en 1981, Jean-Jacques Goldman a ressenti le besoin de s'aérer et de retrouver l'envie de continuer. Pour cela, quoi de mieux que de retrouver un compagnon de route de Thaï Phong, en l'occurrence le guitariste gallois Michael Jones, et de tenter une nouvelle formule en trio avec l'apport de la chanteuse américaine Carole Fredericks ?
Après le succès de l'album
Entre Gris Clair et Gris Foncé, le plus grand de sa carrière, Jean-Jacques Goldman prend le risque de s'effacer derrière un groupe où chaque partie est égale aux deux autres. En cela, le premier album
Fredericks Goldman Jones est une franche réussite partagée entre les ballades sentimentales
« Nuit » et
« À nos actes manqués », la chanson engagée
« Né en 17 à Leidenstadt », reflet des préoccupations du chanteur, et le plus oecuménique
« C'est pas d'l'amour » modulé à trois voix.
Tous ces titres sont des succès, de même que l'énergique
« Un, deux, trois », à rapprocher de l'électrique
« Vivre cent vies ». L'album à la tonalité d'ensemble romantique comporte un titre plus personnel que J. J. Goldman dédie à son père, sacrifié par la guerre,
« Tu manques ». La solide instrumentation pop rock qui accompagne le trio prend toute sa dimension sur scène lors de la tournée qui suit la sortie de l'album.
Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story