JJG est un immense artiste. Véritable machine à écrire des tubes, il a fait une carrière atypique, évitant sans cesse les médias, là où les autres leurs courent après. A un moment de sa carrière, il souhaite revenir à ses origines rock, et à privilégier l'aspect "groupe" au détriment de son statut de chanteur star. Pour ce faire, il s'entoure de son guitariste solo et d'une choriste soliste rencontrée durant un "boeuf" sur scène. Admirable de laisser son statut de superstar pour privilégier une collectivité musicale. La scission du groupe, puis surtout la disparition de Carole Fredericks, morte sur scène (comme Molière...) d'un arrêt cardiaque, mettront fin à cette belle aventure. Cet Album est l'acte de naissance des plus belle années Goldman (à mon sens en tout cas). Avec des chansons magnifiques comme "né en 17" ou encore "c'est pas d'lamour" et bien sûr la très intimiste "Nuit". Un album de couleurs, posées par petites touches de pinceau, mis en musique magnifiquement, avec beaucoup de tendresse et de bonheur de jouer ensemble. Un petit bijou.