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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Religionnaire - Destination Rock,
Par Religionnaire (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Free Hand (CD)
Malgré le succès plutôt réjouissant et encourageant de The Power and the Glory aux États-Unis, les relations entre le groupe et sa maison de disques se dégradent. A l'issue une bataille onéreuse et éprouvante, Gentle Giant parvient à se libérer de son contrat pour rejoindre son frère médiéval Jethro Tull au sein de Chrysalis. Tout en poursuivant son évolution vers une musique plus conciliante, la formation célèbre ce nouveau départ avec un retour en force des mélodies et sonorités moyenâgeuses. Ainsi, bien que Free Hand soit jusque-là l'effort le plus accommodant proposé par le collectif, il s'affirme également comme le plus attachant de par la conservation flamboyante des cocasseries de ménestrel et autres pittoresques élaborations d'époque. Le titre "Just the Same" qui en reste l'échantillon le plus simplifié, le plus direct, est basé sur un groove dont les délicieuses saccades s'évertuent encore et toujours à illustrer la singularité du groupe. Ceci n'empêche pas ces virevoltants accords de piano de se révéler particulièrement attrayants, de façon immédiate mais aussi prolongée malgré leur redondance. S'il peut ici être question de vulgarisation, il ne s'agit absolument pas de compromission. Gentle Giant se rend effectivement plus accessible sans jamais au grand jamais renier ses principes et ambitions artistiques.Le reste du disque navigue dans un délicieux cocktail de hard rock et de musique médiévale, les deux courants étant plus ou moins mêlés suivant les titres. "Free Hand" offre ainsi un rock lourd, puissant et implacable sur lequel sont scandées les mésaventures vécues avec l'ancien label. Outre ses passages dominés par les riffs s'individualisent de délicats interludes jazzy plus légers, offrant à ce titre d'impressionnants contrastes entre force et subtilité. Le final "Mobile" semble construit selon les mêmes principes pour un résultat presque aussi savoureux et légèrement plus alambiqué, du fait de la multiplicité des mélodies ainsi que des nombreuses cassures et autres contretemps. Les passages médiévaux sont de loin les plus nombreux, mais également les plus passionnants selon le Religionnaire. Le parfois nébuleux "His Last Voyage" et le très attachant "Talybont" demeurent de véritables petites merveilles de troubadours, affichant de réelles prouesses mélodiques et un éclatant génie du remaniement perpétuel, en somme ce que le rock progressif peut offrir de plus admirable. "On Reflection" est quant à lui à considérer l'une des prestations les plus mémorables de la formation depuis ses débuts. Sa première partie a capella, initialement collective, à l'unisson puis en canon, avant un chant solitaire magnifique, constitue une véritable splendeur à laquelle aucun mélomane ne peut rester indifférent. L'apport instrumental ultérieur et final propulse lui une fugue rock effrénée aussi délirante qu'irrésistible, consacrant ce titre parmi les sommets religionnariens. Grâce à cet adorable Free Hand, le groupe pénètre pour la première fois au sein des cinquante premières places du classement américain. Avec cet effort admirable, le dernier avant son déclin, Gentle Giant prouve de la meilleure manière qu'en matière de rock, il est possible d'être à la fois populaire et avant-gardiste. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Remaster Alucard 2010: le summum,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Free Hand (CD)
Ici, je parlerai de la musique en seulement deux mots pour dire que Gentle Giant reste un groupe exceptionnel qui a produit une musique originale, complexe et innovante, tout au long de sa carrière.Par contre, cette édition 2010 de chez Alucard représente un apport phénoménal au niveau du son. A ce jour, tous les albums (sauf les deux premiers et le dernier il me semble) ont été remasterisés par Alucard (le label du groupe) à partir des bandes master 1/4" originales et sous la supervision des frères Schulman. Le résultat est bluffant et je peux en parler en connaissance de cause car j'ai eu toutes les éditions, vinyles y compris et je connais la musique du groupe par coeur. Les amoureux de Gentle Giant, qui ont déjà les éditons précédentes ne devront pas hésiter une seule milliseconde et se ruer sur ces pressages Alucard avant qu'il ne soient épuisés à la vente !!! Je suis resté baba en les écoutant (à ce jour j'ai dans cette série In a Glass House, The Power and the Glory, Free Hand et Interview et j'attends Octopus et Three Friends). Après les pressages 35th anniversary de 2005 je pensais qu'il n'était pas possible de faire mieux, et bien si..... Ce qui change de manière stupéfiante par rapport aux anciens pressages est la clarté, la séparation des pistes musicales et la vibration des instruments ... le sustain. ces pressages surpassent tous les autres. Vraiment il ne faut pas hésiter, surtout que les prix sont très correct. Ces éditions (sauf Octopus et Three Friends) ne contient pas les morceaux bonus des éditions précédentes. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Free Hand (CD)
CHRONIQUE DE JEAN MARC BAILLEUX MAGAZINE ROCK&FOLK NOVEMBRE 1975 N° 106 Page 107/1087° Album 1975 33T Réf : (Chrysalis CHR 1093) ou (Capitol ST 11428us) Un disque hors du commun d'une musique sans égale par la diversité de son inspiration, la rigueur de sa tenue, son originalité et l'unité et la cohérence de son propos depuis plus de cinq ans. Car "Free Hand" n'est rien moins que le septième album du groupe, et il est difficile de dire si c'est le meilleur tant la qualité de l'identité de la production ont toujours été une constante chez Gentle giant. L'album qui certainement a ple plus frayé avec ma platine ces quinze derniers jours. Un attrait, un charme discret et indéfinissable. Toute la musique de Gentle Giant est concentré dans "Free Hand", ce qui fait du disque une excellence introduction à l'univers musical très particuliér du groupe. La première face est absolument sans défaut : "Just the same" met en évidence les qualités exceptionnelles d'arrangeur des frères Shulmann, et la dextérité de Kerry Minnear (claviers) et de Gary Green (guitare). "On reflection" est le morceau de bravoure de Derek Shulman, qui assure toutes les parties vocales (combien !) d'un morceau qui commence a capella, s'enrichit petit à petit des voix instrumentales, des ruptures de rythme, des changements de couleurs : c'est absolument unique dans le rock, cette alchimie des harmonies vocales, et aussi ce génie de la mise en scène sonore. Une merveille à réécouter pendant des heures. Insondable. "Free Hands" comme "Time to kill", c'est pour montrer que Gentle Giant est aussi capable de déménager, et cela il faut l'entendre à fond, ou mieux, sur scène, pour le croire réellement. Il y a des petites choses comme "Talybont", du "rock de cour" tel qu'en auraient joué des musiciens géniaux au palais de Versailles (s'il y avait eu l'électricité); "Mobile" du rock médiévalotullien, premier choix. Question qui a influencé l'autre, de Gentle Giant ou de Jethro Tull ? En tout cas, ce que je peux affirmer c'est que cette musique, Gentle Giant là jouait déjà en 1971 ! "His last Voyage", une ballade semi-acoustique qui s'enflamme progressivement avec un très beau solo de guitare de Gary Green. Une section rythmique impeccable, ce qui n'est pas peu dire sur une musique aussi élaborée ; et l'étonnante démonstration, tout au long de l'album, que Kerry Minnear n'a absolument rien à envier aux meilleurs virtuoses des claviers. D'ici six mois si vous connaissez pas Gentle Giant, vous serez impardonnables. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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