DEVO arrive cette année là au paroxysme de son délire robotisé avec quelques bons hits électroniques, un sens de l'humour toujours intact et une marque de fabrique - le pot de fleur sur la tête - bien médiatique.
Les titres 'Girl U Want' et 'Gates of Steel' sont très dansant.
La tendance électro-intello-dance reste de mise avec les 'Whip It', 'Ton o Luv' et 'Freedom Of Choice'. Le titre 'Planet Earth' clot l'album comme il avait commencé, en beauté.
Ce qui est intéressant dans DEVO vingt ans après, c'est que la production de ce groupe a certes vieilli mais reste d'actualité: une musique électronique assez avant gardiste mais basée sur du bon vieux rock'n roll, des textes délirants, une vision acérée de la société de consommation américaine, un mode de promotion par le grand guignol. On est bien chez les Américains où rien n'est fait à moitié.
En promouvant DEVO en 1979, Brian Eno, grand découvreur de talents, ne s'était pas trompé.
Cet album est un témoignage indispensable de ce que fut la New Wave aux Etats Unis au début des années 80: un remède contre la MOTUL dispensée par les radios FM du moment.