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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
PAS TRES PRO,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Freelance : Grover lewis à Rolling Stone, une vie dans les marges du journalisme (Broché)
Philippe Garnier s''attaque à Grover Lewis, (nouveau) journaliste seventies de légende. Regrettons tout d''abord qu''un éditeur sérieux ne se soit pas penché sur le livre (Garnier a beau être une légende, personne n''est parfait). Le jonglage entre les textes anglais et les textes en VO est complètement raté ' parfois l''auteur nous donne la vo en prime, parfois pas, sans aucune règle apparente ' certes la langue de Lewis n''est pas toujours simple et la vo donne une saveur absente de la traduction de Garnier, souvent très approximative (et datée, entre les « mectons » et les « minute papillon ! » sans parler « des gardes champêtres » dont la présence aux Etats-Unis ne manque pas de surprendre ! Quand au niveau de langage, un Robert Mitchum bourré qui raconte qu''il était en train « d''essayer de réprimer une érection », on a du mal à le croire aussi « littéraire »), aussi la frustration est-elle continuelle (de la VO quand on n''en a pas besoin, pas de VO quand il en faudrait). Certains faits sont mentionnés plusieurs fois (comme l''article de Cameron sur le film de Bogdanovich) ' il aurait suffit d''une seule relecture pour s''en apercevoir. Les notes de bas de page sont désarçonnantes (par exemple, on nous précise qu''Holden Caufield est le héros de L''Attrape-c½ur, ce que tout lecteur de ce livre sait depuis toujours, mais pas que Jack Nicholson et Bob Rafelson, qui arrivent comme des cheveux sur la soupe étaient parties intégrantes de BBS, la boite de prod de La dernière séance). Les sources des articles mentionnés sont parfois citées, parfois pas. Enfin les références des livres sont parfois données dans leur édition française, parfois pas (comme le play it as it lays, ou le Dance with the devil, tous deux pourtant disponibles ici). Garnier n''a donc pas d''éditeur digne de ce nom. Evoquons aussi ses tics de langage exaspérants (« la blonde hôtesse de l''air », « le charismatique gourou », « la grassouillette actrice »), quelques phrases incompréhensibles (« Thompson lui rappelait constamment qu'on gagnerait plus à respecter un journaliste différent qu''à essayer de le briguer. » ??), pas mal d''imprécisions (Ruth Carter Stampleton, qui convertit Larry Flynt, n''était pas la mère mais la s½ur du président Carter) ' cela n''empêche pas d''en faire un livre indispensable, et sans doute la meilleure lecture de l''année.
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