Mon DVD est V.O. audio en anglais et sous-titres en : Tchèque, Danois, Finnois, Hébreu, Hongrois, Islandais, Norvégien, Polonais, Portugais, Suédois, Turque et "English for the hearing impaired". L'image 1.85:1 PAL 16/9 et le son dolby digital sont excellents, vu le prix. Pour amateurs de V.O.!
Le film : Si James Bond et Dirthy Harry (inspecteur Harry, pour les Français) jouent le cynisme et la perversité, ils restent, quand même, des héros.
The french connection marque une charnière dans le traitement des polars au cinéma et ceci, par plusieurs nouveautés réunies qui, à partir de là, seraient reprises systématiquement, augmentées et exacerbées, jusqu'à la banalisation, de nos jours.
Le détective "Popeye" Doyle, pas réglo avec les truands (tout comme l'inspecteur Harry), est un pauvre type, d'âge mûre et alcoolique, l'image même du "anti-héros" accompli (par la bavure de tuer son coéquipier par erreur, lors d'une intervention). Tout le contraire du héros infaillible de Clint Eastwood.
Le film montre aussi (rare, auparavant) les visages copieusement ensanglantés des accidentés de la route et les vraies giclées de sang et des lambeaux que les vraies balles peuvent produire ("moins de cinéma" et plus de réalisme, un vraie plus, pour le cinéma). C'est le début de la tendance sanglante, qui allait se développer dans les années '70 : allant du "Parrain" (1972) à "Apocalypse now" (1979) et devenue incontournable, depuis.
Le langage des personnages est vraiment ordurier quand il faut, sans exagérations, les vrais mots des milieux peu recommandables.
Puis, la course poursuite d'un train urbain, avec une voiture réquisitionnée à un passant, pour débouler de façon suicidaire et criminelle, dans la circulation urbaine, au risque des automobilistes et des piétons, notamment la dame à la poussette (rendue humaine par la frayeur de son visage) et son bébé (qu'on ne voit pas) qu'y échappent de peu et pour finir, après plusieurs accidents crédibles, avec une voiture à la carrosserie complètement méconnaissable.
Tout est crédible, tout es réalisme dans ce film, tout est 1) à sa place 2) quand il le faut et 3) à la dose qu'il faut. La gloire est, hélas, absente dans la vie des héros de tous les jours . . . et pourtant, on y sent bien sa présence, quand même . . .
Le succès de ce film basé sur une histoire vraie, a permis de voir le jour à "The french connection II" (la suite) qui n'est pas à la hauteur du premier. Cordialement. Eliséo. Clermont-Ferrand.