Les huit premières années de la carrière d'une des plus belles voix de la variété international. Cet Anglais, prototype même du crooner par excellence et du "beau male" par circonstance (La pochette ou son visage est illuminé par l'éclairage voulu par le photographe ne fait que le confirmer) s'est remarquablement spécialisé dans un concentré avisé et au combien inspiré d'une pop-soul varié et de la plus haute supériorité. Aguerri par une expérience fertilisante semée de notes de rythm'n blues au sein des groupes "Streetband" et "Q-tips", ce n'était donc pas un novice qui publiait son premier disque solo en 1983 ("No parlez") Equipé d'un "outil vocal" dont les cordes sembles avoir été limée par une divinité magique, ce don inné lui ayant ainsi donné cet habile dosage entre entre (léger) éraillé frissonnant mélangé à l'éclatante beauté du feu sacré d'un timbre d'une impéccable clarté. Et puis, viens les titres ! Du plaisir du plus haut calibre et dont la finalité ne donne que l'envie de se repasser le disque. Des compositions qui resplendisses comme de l'étain, des arrangements stylisés par des accompagnements encore plus valorisant que de l'argent et une variété des genres des plus plaisantes. Un peu comme Eva Cassidy, beaucoup de reprises, mais d'une telle qualité de réinterprétations et de réorchestrations que le fabuleux chanteur fini par totalement se les approprié. Celle de Marvin Gaye notamment ("Wherever I lay my hat") avec le tempo saccadé d'une mélodie avec ce qu'il faut de groove et de soul, pour la rendre irrésistible. La voix sexy qui rend le meilleur des services à l'inédit et superbe "I'm only foolin' myself"", avec ce blues qui se fait empereur de la dynastie du style. Le célèbre et réussi duo avec Zucchero ("Senza una donna") "Everytime you go away", la très belle balade ineffable et mémorable dès le premier passage, d'ou s'étend son arche de guitares acoustique entre le refrain et le couplet. "Everything must change" (de Hall and Oates), exactement dans la lignée, avec ses choeurs masculins au chants félins. Le progressivement dynamique "Wonderland", avec la batterie qui vient finaliser la lever des rythmes. Motion très spécial à la sublime ballade "Broken man", au violon d'émotion comme acteur pricipal d'une magnifique pièce musicale, sans omettre le "Both sides now" de Joni Mitchell, pour un instant de pur tendresse et en duo avec une certaine Clannad. Puis la country qui se joint aussi à la partie dans "Oh girl", une nouvelle très belle réussite. Je n'oublierais pas non plus "Don't dream it's over" de Crowded house, en même temps cover et nouveauté, à la fois lent et relaxant et l'un de se morceaux d'emblème "Love of the common people", nouvelle chanson "emprunté", mais avec quel résultat à l'arrivée ! Sans omettre en épilogue le tendre "Softly whispering I love you" qui ferme le banc du temps des resplendissements. L'un de ses plus gros succès porte le titre de "Revient et reste", extrait du premier album qui lui ouvrit à l'époque les portes de la gloire. C'est tout ce qu'on souhaite de cet artiste qui ne peux s'extraire de nos mémoires une fois qu'on a mis ce résumé de quatre albums dans nos appareils. Impossible pour moi de concevoir une discothèque digne et respectable en son abscence totale. Indispensable !