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4.0 étoiles sur 5
A lire pour retrouver un goût de Pattaya, 13 novembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck and Forget (Broché)
Je viens de le terminer. Coton ne fait pas dans le romantisme. Le titre "Fuck and Forget" résume bien sa "seule philosophie". L'auteur vit la nuit entre les bars de la Walking street et sa piaule où il "pine" indifféremment les "calamars" et autres "vélos" entre deux joints ou deux ecsta. C'est souvent répétitif : les journées se suivent et se ressemblent. - Lever en fin d'après-midi, - Lecture et écriture, - flacon qu'on tombe, - Défilé des "baronnes" sortant du Marine, - Chasse au calama ou au vélos dans les boîtes à bédouins. - Joints et autres stupéfiants - Plongée vers le sexe à l'état brut, il descend vers le dindon ou explore les cratères. - Il balance la capote dans la poubelle Au fond, Coton cherche la sodomie ultime, le toujours plus au niveau sensation à coup d'alcool, de drogue ou de Viagra. Il y a de la merde, parfois du sang ou du pus. La chair est triste, pas de sentiment. Il y a une tristesse suicidaire dans cette litanie de défonces et sa peur du SIDA parait presque décalée tant il semble dans une spirale de destruction. On sent qu'il passe à côté de l'essentiel, qu'il évite les âmes des chairs qu'il pine. On regrette qu'il n'explore pas plus les sentiments des personnages qu'il rencontre et qui n'existent que par leurs orifices (les 2 trous ou les 3 trous), leurs secrétions (mouille,gel,sang, règles). On se lasse un peu mais quand on aime Pattaya et que cette ville nous manque le livre de Coton nous y replonge. Coton fera triper les inconditionnels de la Thailande, dont je suis, mais risque d'ennuyer voire de dégoûter les autres. A sa façon et malgré lui, il apporte de l'eau au moulin des détracteurs de Pattaya en montrant uniquement la face sombre de cette ville et en réduisant Pattaya à des chairs qui s'emboitent.
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Coton , la suite dans les idées, 7 décembre 2006
Ce commentaire fait référence à cette édition : Fuck and Forget (Broché)
Il faut savoir que Fuck and Forget prolonge 10 ans plus tard Nyctalope , journal de Bangkok qui raconte les premieres expériences de l'auteur en Thailande . On y decouvre un Coton tatonnant à la recherche de sa propre identité/sexualité et deja en pleine autodestruction. Dans Fuck and Forget , la progression est nette : fini les faux sentiments , le pseudo-romantisme du pigeon débutant. Coton en veut et en a pour son argent . Le paradis s'appelle Pattaya , le plus grand baisodrome du monde , "l'égout terminal" comme le nomme Houellebecq , ou aboutissent les divers déchets névrosés du monde occidental , bref la Thailande au rabais . Et c'est là que Coton trouve son bonheur ou du moins son oubli provisoire . La recette est simple : une existence exclusivement nocturne basée sur la chasse à la prostituée bas de gamme ( femme ou travesti peu importe ), drogue et alcool pour estomper le trop de lucidité , la performance sexuelle sous viagra pour " doubler" les coups , meilleure façon d'amortir le voyage. Au delà du mystere ( comment fait il pout échapper au sida ? ) l'auteur pointe lui meme les dangers de sa dérive personnelle et l'on est en droit de s'inquieter avec lui : Coton va t'il finir par se suicider ou meme va t'il ceder à ses cauchemars/fantasmes sanglants en massacrant une fille ? Ce livre bien fait est définitivement réservé non pas aux amoureux de la Thailande _ il est bien trop réducteur_ mais aux initiés du tourisme sexuel et à tous ceux qui ont " la vocation ". Dans la lignée de Houellebecq , de Poupard et consorts , Coton nous confirme que Pattaya est bien l'experience ultime , un mourroir à ciel ouvert ou les plus déjantés , désesperés , déglingués viennent chercher encore un peu de jouissance pour oublier qu'ils sont un peu deja morts .
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Vulcanologie, 2 mai 2009
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Il y a quelques années j'avais lu avec intérêt le Nyctalope de Coton qui se passait à Patpong. Xavier Coton revient ! Avec Fuck and Forget, on retrouve les mêmes qualités et les mêmes défauts que le Nyctalope. Coton crée un univers qui lui est propre avec son vocabulaire : vélos, le VTT (véritable travelos thai), les calamars, les bédouins, les baronnes, les crevettes. Il y va csah, ne cachant pas son goût pour les ladyboys qu'il enfile à moins que ce ne soit l'inverse. Généralement Coton émerge le soir pour un Voyage au bout de la nuit boosté à coup de stupéfiants ou de Viagra entre Lucky Star, Marine Toot et Boom. Mais très vite, les défonces et les plans cotonneux se répètent. Cette baise mécanique lasse. Coton bâche et enfile, encule à foison !! à toison !! Les trous finissent par se ressembler. Seule la qualité de la baise change. Même chronologie quotidienne. Ca pousse dur dans les cratères des katoeys, ça suinte, les anus font de l'huile. Entre gel, merde, sang, mouille, on ressent un trop plein, un dégoût. On est loin du lumineux « Pattaya beach ». Le Pattaya de Poupart et celui de Coton se croise rarement tant au niveau du style d'écriture que du style de vie. Mais quand comme moi on est nostalgique de Thaïlande, on se régale quand même. Courez acheter Coton ! C'est moins cher qu'un vol Thai Airways
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