Je viens de le terminer. Coton ne fait pas dans le romantisme.
Le titre "Fuck and Forget" résume bien sa "seule philosophie". L'auteur vit la nuit entre les bars de la Walking street et sa piaule où il "pine" indifféremment les "calamars" et autres "vélos" entre deux joints ou deux ecsta.
C'est souvent répétitif : les journées se suivent et se ressemblent.
- Lever en fin d'après-midi,
- Lecture et écriture,
- flacon qu'on tombe,
- Défilé des "baronnes" sortant du Marine,
- Chasse au calama ou au vélos dans les boîtes à bédouins.
- Joints et autres stupéfiants
- Plongée vers le sexe à l'état brut, il descend vers le dindon ou explore les cratères.
- Il balance la capote dans la poubelle
Au fond, Coton cherche la sodomie ultime, le toujours plus au niveau sensation à coup d'alcool, de drogue ou de Viagra. Il y a de la merde, parfois du sang ou du pus. La chair est triste, pas de sentiment. Il y a une tristesse suicidaire dans cette litanie de défonces et sa peur du SIDA parait presque décalée tant il semble dans une spirale de destruction.
On sent qu'il passe à côté de l'essentiel, qu'il évite les âmes des chairs qu'il pine. On regrette qu'il n'explore pas plus les sentiments des personnages qu'il rencontre et qui n'existent que par leurs orifices (les 2 trous ou les 3 trous), leurs secrétions (mouille,gel,sang, règles).
On se lasse un peu mais quand on aime Pattaya et que cette ville nous manque le livre de Coton nous y replonge.
Coton fera triper les inconditionnels de la Thailande, dont je suis, mais risque d'ennuyer voire de dégoûter les autres. A sa façon et malgré lui, il apporte de l'eau au moulin des détracteurs de Pattaya en montrant uniquement la face sombre de cette ville et en réduisant Pattaya à des chairs qui s'emboitent.