À son arrivée à Shanghai, le narrateur est accueilli par Zhang Xiangzhi, une relation d'affaires de sa compagne Marie, à qui il est chargé de remettre vingt-cinq mille dollars en liquide. Zhang Xiangzhi, qui mène des opérations immobilières en Chine pour le compte de Marie - dont nul ne sait si elles sont douteuses et illicites -, lui offre un téléphone portable. Doit-il voir là un simple cadeau de bienvenue ? Une manière de le localiser en permanence, de surveiller ses déplacements et de le garder à l'aeil ?
"J'avais toujours eu des relations difficiles avec le téléphone, une combinaison de répulsion, de trac, de peur immémoriale, une phobie irrépressible que je ne cherchais même plus à combattre et avec laquelle j'avais fini par composer, dont je m'étais accommodé en me servant du téléphone le moins possible."
De Nanjing Road au Bund, des gratte-ciel de Pudong à la majesté discrète de la tour Jinmao, des promenades en solitaire à la rencontre de Li Qi, il se laisse emporter par une mélancolie rêveuse et s'interroge sur l'amour comme sur le sens de sa vie. Un périple improvisé à Pékin en compagnie de Li Qi et de Zhang Xiangzhi précipite le cours des événements tout en lui fournissant des réponses à quelques-unes de ses interrogations. Il ne lui reste plus qu'à retrouver Marie à l'île d'Elbe à l'occasion de l'enterrement de son père...
Toussaint fera mieux.