- Bénéficiez d'un bon d'achat de 3 euros valable sur les téléchargements d'albums MP3 pour tout achat de 15 euros minimum en CD ou vinyles sur Amazon.fr Plus d'informations (des restrictions s'appliquent)
Détails sur le produit
Souhaitez-vous compléter ou améliorer les informations sur ce produit ? Ou faire modifier les images?
|
Mots-clés associés par les clients à ce produit(De quoi s'agit-il ?)Cliquez sur un mot-clé pour trouver les produits, discussions et clients qui y sont associés.
|
|
Partagez votre opinion avec les autres clients:
|
||||||||||||||||||||||
|
Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
full aux aces sur fond noir...,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Full House (CD)
Il est bon d'écouter et de réécouter ces vieilles histoires toujours actuelles tant il est vrai que le jazz n'est pas fait pour endormir les mouflets. La première fois que j'ai entendu parler de Wes Montgomery (1923-1968), je devais avoir dix-neuf piges. Je sortais à peine du bahut, le bachot en poche. Bref, je connaissais que dalle au jazz, en tout cas pas grand chose. Me souviens qu'un jour un prof bien sympathique, soucieux de parfaire mon éducation musicale, me prêta un disque de Django Reinhardt au Hot Club de France... En terme de guitare jazz, c'est tout ce que je connaissais. Faut dire que mes liens amoureux avec cet instrument sont assez compliqués... Mais dix-neuf ans, c'était aussi l'âge de Wes quand il découvrit Solo Flight de Charlie Christian (1916-1942). Et ça, c'est plus important. Avec cette découverte, ou plutôt cette révélation, Wes se dirigea aussitôt vers une boutique où l'on ne vendait pas que des violons... Oh les frangins Montgomery (Buddy et Monk) ont bien affirmé que le Wes, il se débrouillait déjà pas mal à l'âge de douze ans. Mais là, c'était pour une autre cause. En tout cas, le commerçant d'Indianapolis ne devait pas en croire ses yeux quand il vit débarquer ce jeune gaillard bien timide mais le regard certainement pétillant... La suite est archi connue. A force de travail acharné, le jeune Wes progresse très vite. Comme Erroll Garner, Wes est un autodidacte. Un an plus tard, il joue déjà en club! Quelques années plus tard, il est alors repéré par Cannonball Adderley qui insiste auprès d'Orrin Keepnews... Ce dernier est émerveillé par les prouesses du jeune prodige et lui fait signer un contrat chez Riverside. Le "Boss" de la guitare jazz était né... A la première écoute de ce qui fut pour moi la première galette de Wes, je fus assez choqué, je dois dire, par sa façon singulière de jouer, cette sonorité ronde et cette rapidité dans les riffs, et en même temps ce côté chaloupé, avec ces croisements d'énergies jusqu'à plus soif. Quand on entend la technique de ce surdoué, l'on se dit que tout est possible, même si le temps venait à nous manquer pour prendre des cours particuliers (Wes avait des mioches à éduquer... et en plus de ça, il était fauché...)Cette session fut captée live le 25 juin 1962 dans une caféteria de Berkeley (sic), en Californie (chez Tsubo). Le bouche à oreille fit vite le tour de San Francisco et ses environs. Disons-le de suite, ce diable de concert est vraiment très bon, pour ne pas dire incroyable.. Ambiance surchauffée comme dans un club, feeling palpable, porté par un paroxysme assez inouï. Entouré de la rythmique de Miles (Wynton Kelly au piano, Paul Chambers à la contrebasse et Jimmy Cobb à la batterie), rythmique qu'il retrouvera régulièrement au cours des années 60, Wes s'octroie aussi les services d'un sax ténor bouillonnant: Johnny Griffin en personne. Souvenez-vous, quelques années plus tôt, celui-ci jouait au sein du quartette de Monk (on peut retrouver quelques traces inoubliables, notamment les sessions au Five Spot Café. Les cinq comparses donnent ici (et ce n'est là qu'un pléonasme) le meilleur d'eux-mêmes. A l'origine, six thèmes enfumés, et non pas fumeux, autant de pièces généreuses, avec cette pureté des lignes qui en laissera plus d'un sur le carreau... Pour cette réédition de 2007, Orrin Keepnews, le producteur, a ressorti des inédits, enregistrés au cours de la même soirée... Cinq nouvelles pièces qui valent leur pesant de cacahuètes. Je laisserai à chacun le soin d'apprécier le drive, le swing et la cohérence de ce trio composé de Kelly/Chambers/Cobb, un truc de malade, le genre de rythmique à "balancer des cocktails Molotov sur les oiseaux et à laisser le grand méchant loup courir, la langue bien pendante, après le petit chaperon rouge", comme dirait Soul. D'ailleurs, il suffit d'écouter "Blue 'n Boogie" ou "Come Rain or Come Shine" pour s'en convaincre. Miles ne les avait pas embauchés pour rien ces trois lascars (ils resteront trois bonnes années au sein de son quintette). La façon dont Cobb frappe sur la caisse claire - la fessée, comme j'aime tant l'appeler - tout en maintenant un tempo endiablé sur la ride, sonne comme une évidence qui ne se démentira jamais. On notera aussi les soli de Griffin, complètement allumés, fait de paroxysmes d'anthologie (notamment sur "Blue'n Boogie", à partir du minutage 4'38). Les autres thèmes sont du même tonneau, entre morceaux péchus, balades, surprises, détours, riffs et autres castagnes... Bref, l'on tient là un grand concert qui devrait figurer dans toute bonne discothèque. A ne pas manquer, donc. ________________________________________________________________________ (1) Dans les notes de pochette, l'on apprend beaucoup sur Miles, qui eut beaucoup de "peine" à céder sa rythmique: « Orrin n'a pas le droit de me faire ça ». Ce concert au Tsubo coïncidera, à quelques jours près, avec le fameux live du sorcier noir In Person Friday Night At The Blackhawk1... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
un diamant dans un écrin doré,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Full House (CD)
Cet album est sans doute le meilleur de Wes Montgomery. Il est là avec la meilleur formation qu'il ait pu réunir. Ils sont inspirés comme jamais et se laissent aller à des soli paradisiaques. "Full house" est à écouter allongé, dans le noir et seul tellement les frissons qu'il procure sont impudiques!Quand j'écoute cet album ça me confirme que c'est lui LE guitariste! L'onctuosité du son si particulier de son touché si unique est à son apogée! Un album à posséder pour qui pense aimer le jazz! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Dans un club californien plein à craquer le 25 juin 1962,
Par MATHONNET STÉPHANE "Musicophage" (Aix-en-Provence) - Voir tous mes commentaires (TOP 100 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Full House (CD)
En ce début des années 1960, le guitariste Wes Montgormery enregistre plusieurs albums qui demeurent des pépites de sa riche discographie et du jazz. En ce soir du 25 juin 1962, il se produit au club Tsubo de San Francisco accompagné de Johnny Griffin au saxophone ténor ainsi que de la rythmique de Miles Davis (Wynton Kelly est au piano, Paul Chambers à la basse et Jimmy Cobb à la batterie). Il demeure l'un des plus beaux beaux concerts publics (il faut écrire live aujourd'hui) de Wes. Les notes nous apprennent que le club était plein à craquer, qu'une file d'admirateurs attendait désespérément au dehors et qu'un parterre de fidèles était collé aux bafles de la salle de contrôle pour ne pas rater une note.Le quintette improvisé démarre fort avec "Full House", composé par Montgomery, valse funky au départ puis swing endiablé, le standard "I've Grown Accustomed to Her Face", ballade archi-mélancolique, le bop "Blue 'n' Boogie" interprété sur des rythmes d'enfer, le morceau latin "Cariba" qui voit Wes nous réveéler ses aller-retour au pouce, la ballade swingante "Come Rain Or Come Shine" et le bop "S.O.S." Wes Montgormery y enchaîne ces différents styles avec une évidente facilité mais il laisse chacun de ses complices s'exprimer avant de le rejoindre dans des chorus d'enfer. J'ai particulièrement apprécié apprécié les soli de Kelly (époustouflant de virtuosité sur "Blue 'n' Boogie") et de Girffin au sax ténor. Un moment magique comme seul le jazz parvient à en procurer. On se réjouira que les alternates (qui doublent quasiment le temps de l'album) aient été insérés à la fin (sans oublier "Born To Be Blue" inséré bizarrement à la fin de l'album) : libre à chacun de les écouter ou pas. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Partagez votre opinion avec les autres clients: Créer votre propre commentaire
|
Commentaires client les plus récents |
|