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Funky Business. Le Talent fait danser le capital
 
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Funky Business. Le Talent fait danser le capital [Broché]

Jonas Ridderstrale , Kjell Nordstrom
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Descriptions du produit

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Kjell Nordström, et Jonas Ridderstrale, professeurs à la Stockholm School of Economics, n'ont rien de poussiéreux universitaires ! Crâne rasé, blouson de cuir et lunettes branchées, ils sont les nouveaux gourous de la nouvelle économie. Funky Business n'est un pas un ouvrage traitant d'un avenir hypothétique. Non, "l'avenir est déjà là". Donc accrochez vos ceintures et préparez-vous à découvrir le monde funk.

Les credo de nos deux funky men sont simples : une économie fondée sur le savoir (sur le "cerveau"), des technologies qui bouleversent les institutions et valeurs traditionnelles - et pas seulement dans les pays dits développés -, une société de l'excédent qui fonctionne en temps réel et est ultraconcurrentielle. Évidemment, l'entreprise funky devient "focalisée", "innovatrice", "hétérarchique", fondée sur un modèle de "dreamanagement".

Ouvrage sur l'entreprise pour le moins atypique, Funky Business se lit avec beaucoup de plaisir : les exemples et les chiffres sont pertinents, l'ouvrage est illustré - non pas de diagrammes, mais de photos de Marx, du dalaï-lama, de jaguar en chasse et d'albatros en vol. Certes, Nordström et Ridderstrale ne sont pas les premiers à analyser les bouleversements liés à la révolution des nouvelles technologies de l'information, mais ils le font en connaissance de cause (Nordström est au conseil d'administration du site-portail Spray) et avec beaucoup d'humour. --Valérie Plomb

La revue Résumés

Tirez profit du dernier tabou
Préparez-vous à être irrité. Ces deux experts et professeurs suédois au crâne rasé énoncent des vérités que nous n'avions pas vraiment envie d'entendre. Supporters du capitalisme comme on n'ose plus l'être, ils commencent par nous dire que Marx à gagner. Que la bataille des cerveaux est la seule qui vaille la peine d'être menée. Puis ils synthétisent, dans un style où les aphorismes de rocks stars voisinent avec des provocations de PDG, tout ce qui s'est fait de plus dérangeant en management depuis dix ans.
Pour en arriver où ? A nous asséner que " l'insignifiance est désormais plus problématique que l'inefficacité ", qu'il faut exploiter le dernier tabou du monde de l'entreprise : l'émotion. Et ils insistent en soulignant que dans un monde d'excédent et d'excès, " pour réussir nous devons arrêter d'être normaux ". C'est du management, ça ? Oui, c'est une maïeutique managériale formidable. Laissez-vous emporter par leur funk, vous en ressortirez forcément différent.

Idées clés, par Business Digest

Place à la matière grise.

Avec les NTIC, nous sommes entrés dans l’ère de l’intelligence. Dans le "village mondial", le sort des entreprises dépend de la matière grise des collaborateurs. Les consommateurs, de plus en plus exigeants, demandent du rêve, de l’évasion, de l’émotion, plutôt que des produits et des services.

Seuls les meilleurs raflent la mise.

Impossible à décrypter avec les grilles de lecture traditionnelles, la nouvelle époque est celle de la surabondance, des bouleversements, de la vitesse, de la dilatation de l’espace. La mondialisation accroît la concurrence en même temps que l’uniformisation et la fragmentation du monde. Pour réussir, une société doit impérativement être n°1 sur son secteur. Mieux : être unique.

Innovez en permanence.

La créativité permet de réinventer l’entreprise et les marchés. Mais les changements permanents de l’environnement impliquent d’être sans cesse à la recherche de l’innovation (continue ET révolutionnaire). L’innovation est un état d’esprit. Chaque collaborateur doit en être conscient.

Business Digest

Nous savons mal, en France, faire des livres de management aussi toniques que Funky Business ou aussi joyeusement provocateurs que les plus récents ouvrages de Tom Peters - je pense notamment à The Pursuit of the Wow !, publié en 1994 et toujours pas traduit en français, me semble-t-il. Au pays de l'E.N.A. et de L'horreur économique, il semble entendu que le management est une chose sérieuse, dont les experts portent des costumes aussi austères que leur langage. Des experts qui s'attèlent sérieusement à des sujets sérieux, donc, en oubliant parfois de ne pas se prendre trop au sérieux.
Leurs livres affichent le plus souvent des couvertures tristes, des titres rébarbatifs et une mise en page aussi peu avenante que les graphiques dont ils sont émaillés. En s'adressant exclusivement à l'intellect du lecteur, ces fleurons de la littérature d'entreprise contribuent, en dépit de leur contenu, à véhiculer une vision archaïque du travail : une douce torture quotidienne (voir l'étymologie latine du "tripalium"), dans laquelle il serait inconvenant, en plus, de trouver du sens, du plaisir ou de l'énergie... Trop rarement, un ouvrage français émerge de ce plat pays et fait un "carton", comme ce fut le cas en 1986 pour Service compris (Bloch & Hababou).

Mais les temps changent : aujourd'hui, nous dit-on, le monde bouge vite et nous vivons une époque où les opportunités sont illimitées et l'incertitude sans précédent. Comme le chantait Bob Dylan, "tout ce qui n'est pas en train de naître est en train de mourir". Il nous faut bouleverser nos habitudes et aller au-delà de ce qui se fait déjà trop pour imaginer ce qui ne se fait pas encore. Funky Business nous montre la voie : bousculer l'ordre établi, c'est, dans un premier temps, changer radicalement d'approche. Voilà donc un ouvrage au titre dynamique, à la couverture accrocheuse (le choc des deux crânes chauves des auteurs Nordström et Riddersträle) et à la mise en page aérée, rythmée par des paragraphes brefs, des photos variées et des phrases-chocs qui relancent l'attention du lecteur. Les auteurs de Funky Business commencent par s'appliquer à eux-mêmes les préceptes dont leur ouvrage se veut la bible, et cela augmente l'efficacité de leur démonstration : proposer non plus un produit mais du rêve et de l'émotion ; réinventer son marché à force de créativité et d'intelligence ; capter l'attention des consommateurs sur-sollicités avec une réelle valeur ajoutée difficile à copier ; parier sur l'hétérogénéïté, la diversité et un brin de désordre ; privilégier les parti-pris audacieux sur les consensus tièdes.

Du coup, on souscrit sans mal à l'approche optimiste de Funky Business : l'entreprise du XXIè siècle est une aventure formidablement excitante et enthousiasmante, où les valeurs et la créativité comptent plus que les compétences ou la fonction. Une aventure résolument humaine aussi, qui confine au développement personnel. Mais cet enthousiasme ne saurait masquer l'envers du décor de cette époque qui n'est pas "funky" pour tous, loin s'en faut : si la bouteille est à moitié pleine, elle est aussi à moitié vide. Certes, comme l'affirment les auteurs, l'information est désormais "accessible partout, par tous, jusque dans les endroits les plus reculés" : les nouvelles technologies changent déjà nos façons de vivre, de travailler, de consommer ou d'apprendre.

Mais la plupart des habitants de la planète restent à l'écart de cette révolution : aujourd'hui encore, dans le monde, 65% des gens n'ont jamais passé un coup de téléphone. Et ce décalage croissant se voit à tous les niveaux : l'écart entre les plus riches (20% de la population mondiale qui consomme 80% des ressources) et les plus pauvres (20% de la population mondiale qui ne dispose que de 1% des ressources) a doublé en 30 ans. Dans ce contexte, la "société de la surabondance" que décrit Funky Business semble presque indécente : Sony lance 5000 nouveaux produits par an mais plus de la moitié de la population mondiale vit avec moins de deux dollars par jour. A 18 ans, un jeune occidental a déjà vu 350 000 spots de publicité mais notre rythme de consommation effréné est en passe d'épuiser les ressources naturelles qui ne se renouvellent que lentement. Et si nous sommes "condamnés à être libres", cette révolution risque fort de laisser de côté des millions d'individus privés de l'éducation et de l'émancipation nécessaires pour user de cette liberté. Le capitalisme a montré au XXè siècle qu'il disposait d'une belle énergie, d'une formidable capacité d'innovation, de transformation et de création de richesses : il nous appartient désormais, au XXIè siècle, de développer encore ces qualités pour les mettre au service d'un monde meilleur, plus respectueux des personnes et de l'environnement.

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