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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
Bien tenté, moyennement réussi...,
Par crocodile-duffy "crocodile-duffy" (paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Further Complications (CD)
Je suis un fan inconditionnel de Pulp depuis que j'ai entendu à la radio le glamissime single « Do you remember the first time ? » au début de l'année 94. J'ai beaucoup aimé également le premier album solo de l'ancien leader du groupe, Jarvis Cocker, sorti fin 2006. Mais là je dois bien avouer que je suis extrêmement perplexe devant ce deuxième CD en solitaire nommé « Further complications ». En fait Jarvis a tenté quelque chose. Il a fait appel, pour la production de ce disque, à son (à priori) exact opposé, l'Américain Steve Albini, spécialisé dans le rock à grosses guitares (même si les plus érudits se souviendront qu'Albini avait déjà produit un album de Britpop au milieu des années 90, en l'occurrence l'excellent « After murder park » de The Auteurs). Mais là où le maniaque leader de The Auteurs avait réussi à plier Albini à sa musique, la faisant simplement sonner plus sèche, plus brute, plus angulaire, ici c'est l'inverse qui se produit : c'est Albini qui a pris l'ascendant, « Further complications » EST un album de rock à grosses guitares.Pour les fans de la pop intelligente, subtile et kitsch de Jarvis Cocker, le choc de la première écoute est donc violent : entre la grosse électricité du très surprenant single « Angela », la rythmique frénétique de « Pilchard » ou le riff quasi heavy metal de « Fuckingsong », il y a de quoi, pour le fan inconditionnel, ressortir le CD de la platine pour vérifier qu'Amazon ne s'est pas trompé dans son envoi ! En plus, la plupart de ces morceaux sont assez peu mélodiques, Jarvis y parlant beaucoup plus qu'il n'y chante. En fin de compte, seuls trois morceaux viennent vraiment rassasier la faim du fan : le magnifique « I never said I was deep », sur lequel Jarvis nous livre un magnifique numéro de crooner moderne, le long, atmosphérique et majestueux « Slush » (qui sonne comme du Pulp période « We love life »), et le encore plus long, plus beau et plus irrésistible « You're in my eyes » qui, avec sa petite rythmique disco, offre enfin (pendant près de 9 minutes) tout ce que l'on attendait désespérément depuis le début du disque. Au final, le bilan est donc relativement mitigé : si l'on s'y habitue quand même au fur et à mesure des écoutes, les chansons de ce disque ne se révèlent jamais vraiment totalement, ce qui fait que le pari de Jarvis (prendre vraiment des risques artistiques en engageant un producteur totalement extérieur à son monde), ce pari donc, sans être totalement raté loin de là, n'est pas exactement réussi non plus. Un album à réserver par conséquent aux inconditionnels du bonhomme (il en reste quand même un certain nombre, heureusement). Quant aux autres, euh... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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