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le 26 novembre 2011
Il y a trois excellentes traductions en poche:
-en Folio essais: La généalogie de la morale par Isabelle Hildenbrand et Jean Gratien, 1971 sans commentaire (édition Colli-Montinari)
-en "Livre de Poche": Généalogie de la morale par Patrick Wotling, 2000 avec notes de commentaire du traducteur
-en GF: Généalogie de la morale par Eric Blondel (et Ole Hanson-Love, Leydenbach et Pénisson) avec un commentaire par notes très détaillé de Philippe Choulet et Eric Blondel 2002

Souvent c'est la traduction de Wotling qui est la plus claire: par exemple le paragraphe II.2, Nietzsche utilise deux termes (Bewusstsein, la conscience réfléchie, et Gewissen, la conscience morale) traduits par un même mot français "la conscience"; seul Wotling, par une note, fait la distinction des deux sens allemands, qui est philosophiquement très importante pour la compréhension du texte.

Un autre point de comparaison est le paragraphe II.23: sur les Grecs qui "se sont servis de leurs dieux précisément pour maintenir à distance la 'mauvaise conscience'... Ils poussaient la chose très loin, ces grands enfants splendides au coeur de lion" (Wotling, qui note: "reprise de l'image de la bête blonde"). Ou Blondel: "ces superbes enfants au coeur de lion" (löwenmüthigen). Hildenbrand/Gratien traduisent de façon moins convaincante en omettant la référence au fauve : "ces grands enfants superbes et téméraires".

Parfois Wotling est moins clair: par exemple au paragraphe III.14: "Somme toute ce n'est n'est absolument pas la peur qu'il faut souhaiter voir diminuer: car cette peur contraint les forts à être forts, terribles le cas échéant..." On pourrait comprendre que l'expérience de leur propre peur fortifie les forts. Mais le texte allemand est: "In's Grosse gerechnet, ist es durchaus nicht die Furcht vor dem Menschen, deren Verminderung man wünschen dürfte" Wotling a omis de traduire que cette peur est une "peur de l'homme", vor dem Menschen (ceci fait référence à la peur du côté "fauve" parmi les forts.) C'est mieux rendu par Blondel: "Dans l'ensemble, ce n'est absolument pas de la crainte de l'homme qu'il faudrait souhaiter la diminution" ou encore par Hildenbrand/Gratien: "En gros, il n'est nullement souhaitable que l'homme inspire moins de peur".

S'il ne fallait retenir qu'une seule traduction, ce serait quand même pour moi la version de Wotling (Livre de poche) qui comprend des notes du traducteur. Je pense aussi que cela vaut la peine d'acquérir la traduction de Blondel/Choulet (GF, disponible aussi sur Kindle) surtout à cause du détail des notes de son commentaire sur le texte.
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le 24 octobre 2002
Le plus fascinant avec ce livre est la terrible clairvoyance de l'auteur qui utilise un vocabulaire violent et précis, épique aussi comme à son habitude, pour présenter des choses que nous vivons tous les jours et dont pourtant nous n'aurions, sans son aide, percé les mécanismes...
Il expose ici comment la société en est arrivée à vénérer le faible, le misérable, et à planter dans les esprits des favorisés la graine de la mauvaise conscience.
La raison? La tradition judéo-chrétienne qui a perverti les esprits en toujours présentant les faibles et les bafoués comme les justes (le peuple hébreu dans l'Ancien Testament, puis le principe repris et "extrémisé" dans le catholiscisme).
De ce constat lumineux, Nietzsche écrit un livre magnifique d'éclairements pour son siècle, le suivant, puis le nôtre, et pourquoi pas celui d'après... l'idéal de pauvreté certes (il termine par cela), mais surtout les frustrations, le ressentiment, la haine de soi, s'inscrivent dans cette lignée.
Comment cet homme a-t-il pu dégager tant de vérités profondes de faits offerts à la vue et au jugement de chacun ? Comment a-t-il atteint cette finesse et cette dimension prophétique dans ses analyses?
Ce livre devrait être OBLIGATOIRE aux penseurs en herbe ; et je le recommande vivement à ceux qui veulent penser la société judéo-chrétienne, mais aussi pour donner goût à la lecture de ce philosophe qui, quel que soit le jugement que l'on porte ensuite sur ses positions, reste fascinant dans sa manière de faire surgir ses idées et de les mettre en forme de manière claire, tranchée et sublime par le vocabulaire. Voyez aussi si vous le pouvez la V.O. (en édition Reclam pour les petits budgets) pour le tranchant original des phrases et des jeux de mots.
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le 22 juillet 2014
Voilà le nietzschéisme expliqué clairement et sans emphase, la Généalogie de la morale est l'ouvrage le plus à même de structurer toute idée cohérente sur le monde humain et au delà ; il est la clef et la condition à la compréhension des mécanismes psychologiques, économiques et sociaux. La raison donc, au sommet de son usage, pour un penseur qui faisait de la raison, non pas une disposition de l'âme, mais une expression du corps car, "le corps est une grande raison ; instrument et jouet de ton corps, telle est ta petite raison que tu appelles esprit"(Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche).

A lire donc, à étudier ; pis encore, à ingurgiter. Car sans ce mur porteur, le logos ne peut gagner son droit à l'existence ; l'humanité reste orpheline d'elle-même, car n'ayant pas cet ouvrage sans lequel l'édifice théorétique demeure tout entier incohérent.
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Dans son style rageur caractéristique et avec un vocabulaire parfois obscène, Friedrich Nietzsche clame à haute voix sa vision sur l'origine de la morale (le bien et le mal), sur la culpabilité de l'être humain et sa mauvaise conscience et sur la valeur des idéaux ascétiques.

L'origine de la morale
L'antithèse `bien - mal' a été créée par des seigneurs `nobles'. Ces seigneurs ont pris le droit dans leurs propres mains et créé leurs propres valeurs en appelant leurs actions égoïstes `bonnes'.
Qui étaient ces seigneurs? Au fond, toutes les races nobles étaient des `carnassiers' blonds en quête de butin, vivant la volupté de la cruauté et de la victoire.
Ce n'est que lorsque les jugements de valeur aristocratiques ont perdu leur impact que les esclaves (autres noms: le troupeau, les plébéiens, la foule, les rongeurs dans la cave, les insectes, les opprimés, les vermoulus) ont pu imposer sur l'ensemble de l'humanité leur propre morale anti-égoïste, de pitié, d'autosacrifice et d'abnégation.
Le `bon' égoïsme des seigneurs est devenu le `mal' fondamental. Pourtant, la morale des esclaves est une maladie basée sur la fantasmagorie d'un bonheur anticipé au `Jugement dernier'. Elle est contraire à la vraie vie et un véritable danger pour l'avenir de l'espèce `homo sapiens'.

Culpabilité, Mauvaise Conscience
La culpabilité a son origine dans le mot `dette', dans les relations contractuelles entre un créancier et un débiteur, dans lesquelles ce dernier promet que s'il ne parvient pas à rembourser sa dette, il la remplacera par autre chose en sa possession (son corps, des membres, sa femme, sa liberté).
L'origine de la mauvaise conscience vient de l'internalisation des instincts qui ne peuvent pas se décharger. Tous les instincts de l'homme sauvage et libre (cruauté, destruction) se sont retournés contre lui, parce que l'Etat lui-même a voulu se protéger contre ces vieux instincts de liberté.
Des vraies seigneurs ne connaissent pas de culpabilité. D'ailleurs, un jour, l'homme de l'avenir, l'Antéchrist, viendra, comme un être souverain, libéré de la morale des esclaves, et il utilisera son instinct dominateur.

L'idéal ascétique, les scientifiques
Les trois mots d'ordre de l'idéal ascétique sont la pauvreté, l'humilité et la chasteté. Mais, une planète ascète est un coin de mécontents, rempli de créatures arrogantes qui ont un profond dégoût d'eux-mêmes, de la terre et de toute vie, beauté ou joie. Une vie ascétique est une contradiction en soi.
Les alliés des ascètes sont les scientifiques (`ces trompettistes de la réalité sont de mauvais musiciens'), avec leur conviction que la vérité ne saurait être critiquée.
Ce qu'il nous faut, c'est la liberté de `rien n'est vrai, tout est permis.'

Evaluation
Les puissants de ce monde ont justement utilisé la religion et la morale des esclaves comme moyens pour conserver leur pouvoir et leurs possessions. Les choses ont changé quand `les esclaves' ont pu imposer des élections générales libres (le régime démocratique) dans certains pays. Les puissants y ont un nouveau problème devant eux: comment contrôler la démocratie.
Un régime à la Nietzsche, qui est anti-démocratique, anti-scientifique, barbare et basé sur l'égoïsme, est inacceptable et indéfendable dans notre monde éclairé d'aujourd'hui.
Cependant, son appel à l'humanité de se réveiller et de vivre une vraie vie, libre de la morale religieuse des esclaves, est toujours d'actualité et même plus que jamais.

Ces invectives crues, brutales et blasphématoires n'ont pas perdu une once de leur force polémique. Un véritable catharsis.
Une lecture obligatoire pour tous les amateurs de philosophie occidentale et tous les fans de Nietzsche.
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le 19 mars 2016
La première impression qui frappe à la lecture de cet ouvrage est l'exigence avec laquelle Nietzsche a mené son investigation. On trouve un travail de recherche à la minutie tranchante, poussé à l'extrême. Avec la "méchanceté" (pour reprendre une de ses expressions) du chercheur, le philosophe creuse, extrude, perce à jour, jusqu'à leurs plus petites torsions, les racines de notre système moral moderne. C'est un travail implacable dans les profondeurs de l'histoire qui a abouti à cette œuvre.
Il s'agit de contredire l'existence fictive d'un bien et d'un mal originels, résidant dans le binôme égoïste/altruiste, et constitutifs des soubassements spirituels de cette fin de XIXème siècle. Nietzsche, avec l'acuïté et la perspicacité du psychologue et du physiologiste, démontre la relativité des valeurs communément admises en les replaçant dans un processus bien défini. Il faut se souvenir qu'à ses yeux, tout est œuvre de volonté.
Son ouvrage, bien structuré, traite de la genèse de nos valeurs contemporaines en les divisant en trois souches : l'essor des notions morales du bien et du mal proprement dites, l'origine de la faute de de la mauvaise conscience, et le sens de l'idéal ascétique. Il procède d'abord par élimination en écartant les thèses erronées, avant d'extraire la racine du problème.
- Nietzsche explique d'abord le processus de subrogation par lequel la morale vitaliste et élitiste des maîtres de l'Antiquité a été insidieusement corrodée par l'avènement d'une morale d'esclaves, reposant sur la culpabilité et la haine de la vie.
- Il extrait ensuite les origines du sentiment de la faute et de la mauvaise conscience. Il les attribue à la notion de la dette, ainsi qu'au refoulement des instincts résultant de l'énorme contrainte exercée par une minorité de bâtisseurs de civilisations sur des peuplades habituées à l'état sauvage.
- Il attribue ensuite la notion d'idéal ascétique (insignifiante chez l'artiste, nécessaire dans certaines limites au philosophe), à une volonté de déprécier la vie mais surtout, de donner un sens à la souffrance propre à la "condition humaine".
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le 5 décembre 2004
Cet oeuvre peut être considéré comme UN SOMMET de la dernière "période créative" avant que Nietzsche tombait dans une maladie horrible jusqu'à son mort. IL A ECRIT CE LIVRE EN 3 SEMAINES, ENTRE LE 10 ET 30 JUILLET 1887 !!
Dans sa "Généalogie" il y a quelques conceptions de base, quelques principes de l'éthique, comme "le bien et le mal", "la culpabilité et la conscience" ET SURTOUT "l'idéal de l'ascétisme", qui tiennent LEUR PLACE CENTRALE partout dans cet oeuvre. MAIS l'auteur ne traite PAS du tout ces "notions", ces "conceptions" conformément l'usage dans la philosophie de la morale. Il n'est pas tellement intéressé en ce qu'elles signifient, ont de valeur dans une certaine morale, NON PLUS en ce qui est leur valeur ou mérite normative. MAIS BIEN DANS LEUR NAISSANCE, LEUR ORIGINE et en ce qui est leur fonction dans une société organisée.
Il n'est pas important ce qui est la valeur d'une telle ou telle action: ce qui EST IMPORTANT pour lui EST LA VALEUR DE CETTE VALEUR MORALE MEME: "IL NOUS FAUT UN CRITIQUE DES VALEURS MORALES: TOUT D'ABORD LA VALEUR DES VALEURS DOIT ETRE MISE EN QUESTION.".
Selon Nietzsche il n'y existe pas quelque chose comme un développement linéaire, voire progressif de la morale: elle est la résultante du combat perpétuel entre "seigneurs et esclaves", entre "ceux qui règnent et ceux qui sont règnés". Chacun de ces deux groupes essaie - TOUJOURS ET PARTOUT - d'acquérir autant de pouvoir vers l'autre que possible.
LA MORALE EST L'INSTRUMENT LE PLUS IMPORTANT (même par excellence) DANS CE COMBAT, CE QUI RESULTE DE L'EMPORTEMENT, DE LA PASSION DE CHAQUE HOMME OU GROUPE: LA VOLONTE DE PUISSANCE.
Ce CHEF D'OEUVRE de la main de Nietzsche ne se laisse pas lire comme un joli roman, mais ce livre est SI IMPORTANT QUANT'AU PENSEES QUE L'AUTEUR DECRIT, même dissecte ici. PAS FACILE A LIRE NE VEUT PAS DIRE IMPOSSIBLE A LIRE! J'ose dire ici: grâce au talent littéraire énorme de Nietzsche, aux sujets et pensées QUI TOUCHENT CHACUN DE NOUS.
POUR CHACUN qui connaît l'importance de l'introspection et/ou qui VEUT SAVOIR beaucoup de plus quant à L'ORIGINE DE "NOTRE MORALE", je recommende "La Généalogie" de tout coeur et raison. AUCUN LECTEUR NE REGRETTERA DE LIRE SOIT D'AVOIR LU CE LIVRE SI RICHE.
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le 10 décembre 2013
Nietzsche est un incontournable, et ça se comprend quand on lit généalogie de la morale, dans lequel il explique l'histoire de la morale judéo-Chrétienne, comme étant une pensée de faible. Enfin à lire
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le 24 octobre 2002
Le plus fascinant avec ce livre est la terrible clairvoyance de l'auteur qui utilise un vocabulaire violent et précis, épique aussi comme à son habitude, pour présenter des choses que nous vivons tous les jours et dont pourtant nous n'aurions, sans son aide, percé les mécanismes...
Il expose ici comment la société en est arrivée à vénérer le faible, le misérable, et à planter dans les esprits des favorisés la graine de la mauvaise conscience.
La raison? La tradition judéo-chrétienne qui a perverti les esprits en toujours présentant les faibles et les bafoués comme les justes (le peuple hébreu dans l'Ancien Testament, puis le principe repris et "extrémisé" dans le catholiscisme).
De ce constat lumineux, Nietzsche écrit un livre magnifique d'éclairements pour son siècle, le suivant, puis le nôtre, et pourquoi pas celui d'après... l'idéal de pauvreté certes (il termine par cela), mais surtout les frustrations, le ressentiment, la haine de soi, s'inscrivent dans cette lignée.
Comment cet homme a-t-il pu dégager tant de vérités profondes de faits offerts à la vue et au jugement de chacun ? Comment a-t-il atteint cette finesse et cette dimension prophétique dans ses analyses?
Ce livre devrait être OBLIGATOIRE aux penseurs en herbe ; et je le recommande vivement à ceux qui veulent penser la société judéo-chrétienne, mais aussi pour donner goût à la lecture de ce philosophe qui, quel que soit le jugement que l'on porte ensuite sur ses positions, reste fascinant dans sa manière de faire surgir ses idées et de les mettre en forme de manière claire, tranchée et sublime par le vocabulaire. Voyez aussi si vous le pouvez la V.O. pour le tranchant original des phrases et des jeux de mots.
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le 19 décembre 2015
Parfait pour une initiation à Nietzsche, c'est le livre à avoir dans sa bibliothèque, cette achat es pas chère car il servira aussi ma fille plus tard
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le 14 mai 2016
Une approche très intéressante, mais pas très facile à lire. Les indications de la manière de traduire certain termes démontre une remarquable connaissance de la langue allemande. Ceci dit l'abondance de notes m'a semblé dérangeante, car elle me faisait perdre le fil de la pensée. C'est bien sûr un avis personnel. Je pense que d'autres œuvres de Nietzsche devraient être lue avant cet ouvrage..Il n'empêche que l'ouvrage contient des "perles" qui donnent à réfléchir et stimulent la pensée d'une manière bien utile aujourd'hui.
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