Méfiance tout de même. Il y a quelques éléments intéressants, cependant, les auteurs ne sont pas tous pris au hasard et la couleur politique ne doit pas être ignorée.
Pascal Gauchon, directeur du collectif: était secrétaire général du Parti des forces nouvelles, mouvement d'extrême droite, de 1974 à 1981 entre autres. Il fut aussi membre de l'ordre nouveau,(forme courte du Centre de recherche et de documentation pour l'avènement d'un ordre nouveau dans les domaines social, économique et culturel qui était un mouvement d'extrême droite actif entre 1969 et 1973 et dont la croix celtique était l'emblème.)
Après avoir tenté d'être candidat à l'élection présidentielle de 1981, il se retire de l'action politique pour se consacrer à l'enseignement et à l'édition, et devient responsable de la collection « Major » aux Presses universitaires de France en 1992.
Surtout, Henri Proglio, loin d'être un sain, pardonnez-moi, interviewé dans le livre, vente les valeurs éthiques de Véolia Environnement et son soucis sérieux pour l'environnement, dont on sait aujourd'hui qu'ils sont inexistants et que la multinationale arnaque sans relâche et gaspille l'eau pourvu que ce soit rentable. (entre autres)
Sylvie Brunel, bien qu'expérimentée et documentée pour écrire sur ce thème, est aussi l'ex-épouse d'Eric Besson, lui même étant passé de délégué général de la compagnie générale des eaux (future véolia) au pouvoir. Mais son article semble plus sérieux.
Enfin bref, sans faire la liste de tous les auteurs du livre, il vaut mieux connaître leurs parcours respectifs pour lire leurs articles en toute connaissance de cause, ce qui bien sûr, ne discrédite nullement la totalité du livre qui, dans une bonne partie, reste intéressant à lire.