Gérard Manset

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Biographie

Né en région parisienne le 21 août 1945, Gérard Manset passe une enfance heureuse, échoue au bac avec une sale note en français (une anecdote qui fait sourire, et qui pourrait en dire long...), et se met à la composition à l'occasion d'un long métrage que tourne un ami. Avec Jean-Paul Malek, un ami d'enfance, il se lance dans l'aventure. En quinze jours, méthodes en main, la musique est composée et les voilà en studio à écouter leurs propres partitions.

Gérard Manset se met alors au travail pour son compte (ce n'est pas un mot à prendre à la légère). Il décide de produire lui même son ... Lire la suite

Né en région parisienne le 21 août 1945, Gérard Manset passe une enfance heureuse, échoue au bac avec une sale note en français (une anecdote qui fait sourire, et qui pourrait en dire long...), et se met à la composition à l'occasion d'un long métrage que tourne un ami. Avec Jean-Paul Malek, un ami d'enfance, il se lance dans l'aventure. En quinze jours, méthodes en main, la musique est composée et les voilà en studio à écouter leurs propres partitions.

Gérard Manset se met alors au travail pour son compte (ce n'est pas un mot à prendre à la légère). Il décide de produire lui même son premier 45 tours « Animal on est mal », premier titre de Manset à être diffusé à la radio au beau milieu des évènements de 1968. Suit la sortie de son premier 33 tours chez Pathé Marconi quelques mois plus tard. Très souvent, sur les pochettes de ses albums on peut lire : « paroles, musiques, orchestrations, arrangements, mixage, production, photos : Gérard Manset ». C'est le premier et le principal élément de lecture et de compréhension de son oeuvre : la transcription d'une personnalité unique et exigeante.

En 1970, il fonde son propre studio, le studio de Milan, où pendant une quinzaine d'années il enregistre et mixe ses albums, y façonnant le son Manset avec force effets, orchestrations de cordes, et mise en valeur de sa propre voix, instrument majeur dans sa démarche de création. Celle-ci est très travaillée, souvent doublée afin de la rendre froide, sombre, voire ténébreuse. Hormis la parenthèse du deuxième album La Mort d'Orion, qui se détache des autres de par sa structure d'opéra rock, il égrène les albums de chansons (10 en 13 ans de 1972 à 1985) avec toujours la même exigence dans ses compositions, portées par le jeu et le son de la guitare, puis par l'utilisation progressive des boîtes à rythme dans les années 80, et enfin par des textes évoquant une certaine amertume face à la monotonie et la morosité d'une humanité qui s'enlise, n'ayant d'autre arme que de regarder derrière elle.

Les mots de Manset, sable, enfant, lumière..., sont simples, quotidiens, vont et viennent dans la tourmente, et sont l'objet d'une authentique écriture poétique. Pas de personnages, mais l'emploi de pronoms : je, tu, nous, il(s) omniprésents. Le seul personnage, c'est lui : énigmatique, mystérieux et froid Gérard Manset. L'expression est stylée, les morceaux de durée inégale (des 6'30 d'«Ailleurs» aux 14'50 de «2870»), plus proches d'une conception rock de la composition, telle qu'a pu la pratiquer Léo Ferré, que du format destiné à la consommation de masse.

Prisonnier de L'Inutile sorti en 1985 marque la fin de sa première et longue période discographique (12 albums depuis 1968). C'est le dernier album sorti en 33 tours, et le dernier avant l'annonce par Manset de ses adieux à la chanson, un an plus tard. C'est à cette même période qu'il décide de présenter au public ses autres travaux (peintures, photos, livres) ; témoignages de ses nombreux et légendaires voyages en Asie et en Amérique du sud, entre deux phases de création, toujours parisiennes.

Une autre caractéristique de Gérard Manset pourrait presque passer inaperçue : son refus de faire de la scène, exprimé et expliqué pendant des années par le fait qu'il ne ressent pas le besoin d'aller «se montrer» sur scène tel un exhibitionniste, et ne cautionne pas la frénésie ou l'hystérie de la foule. Toutefois un projet sérieux de scène avait été pensé mais jamais réalisé (voir Manset, celui qui marche devant - Daniel Lesueur).

1989 : après un retrait de la chanson annoncé trois ans plus tôt, c'est le come-back avec la sortie de Matrice, suivi de Revivre en 1991. Deux albums à travers lesquels on retrouve Manset en toutes pièces, ouvrant une période peut-être moins productive, mais encore plus pointilleuse dans la réalisation des albums, entremêlée, qui plus est, des re-mixages et autres re-masterisations nécessaires aux rééditions CD, et aux différents coffrets et compilations qui jalonnent cette époque.

À chaque sortie d'album, c'est en moyenne 80.000 exemplaires vendus loin de tout chaos médiatique (excepté peut-être pour Le Langage Oublié en 2004), et toujours chez la même maison de disques. Une fidélité de tout côté qui roule comme un train en marche que rien ne semble pouvoir arrêter : Obok en 2006 et Manitoba Ne Répond Plus en 2008 continuent de tracer le chemin du compositeur solitaire. Après une longue période de silence, celui qui a influencé nombre d'artistes sur plusieurs générations revient en avril 2014 avec, en guise de nouvel album, les classiques recomposés de Un Oiseau S'est Posé, auquel ont participé le groupe dEUS, Raphaël, Axel Bauer et Mark Lanegan.

Ses chansons peuvent paraître difficiles d'accès, avec leurs ambiances qui plombent, elles ne se livrent pas immédiatement mais demandent à ce qu'on se laisse emporter, à ce qu'on les écoute au sens musical du terme, tout simplement. Comme il le dit lui même dans un entretien à Paroles et musique, finalement Gérard Manset n'est pas « ...un mec très original, mais très entier. » Copyright 2014 Music Story Samuel Bodart

Né en région parisienne le 21 août 1945, Gérard Manset passe une enfance heureuse, échoue au bac avec une sale note en français (une anecdote qui fait sourire, et qui pourrait en dire long...), et se met à la composition à l'occasion d'un long métrage que tourne un ami. Avec Jean-Paul Malek, un ami d'enfance, il se lance dans l'aventure. En quinze jours, méthodes en main, la musique est composée et les voilà en studio à écouter leurs propres partitions.

Gérard Manset se met alors au travail pour son compte (ce n'est pas un mot à prendre à la légère). Il décide de produire lui même son premier 45 tours « Animal on est mal », premier titre de Manset à être diffusé à la radio au beau milieu des évènements de 1968. Suit la sortie de son premier 33 tours chez Pathé Marconi quelques mois plus tard. Très souvent, sur les pochettes de ses albums on peut lire : « paroles, musiques, orchestrations, arrangements, mixage, production, photos : Gérard Manset ». C'est le premier et le principal élément de lecture et de compréhension de son oeuvre : la transcription d'une personnalité unique et exigeante.

En 1970, il fonde son propre studio, le studio de Milan, où pendant une quinzaine d'années il enregistre et mixe ses albums, y façonnant le son Manset avec force effets, orchestrations de cordes, et mise en valeur de sa propre voix, instrument majeur dans sa démarche de création. Celle-ci est très travaillée, souvent doublée afin de la rendre froide, sombre, voire ténébreuse. Hormis la parenthèse du deuxième album La Mort d'Orion, qui se détache des autres de par sa structure d'opéra rock, il égrène les albums de chansons (10 en 13 ans de 1972 à 1985) avec toujours la même exigence dans ses compositions, portées par le jeu et le son de la guitare, puis par l'utilisation progressive des boîtes à rythme dans les années 80, et enfin par des textes évoquant une certaine amertume face à la monotonie et la morosité d'une humanité qui s'enlise, n'ayant d'autre arme que de regarder derrière elle.

Les mots de Manset, sable, enfant, lumière..., sont simples, quotidiens, vont et viennent dans la tourmente, et sont l'objet d'une authentique écriture poétique. Pas de personnages, mais l'emploi de pronoms : je, tu, nous, il(s) omniprésents. Le seul personnage, c'est lui : énigmatique, mystérieux et froid Gérard Manset. L'expression est stylée, les morceaux de durée inégale (des 6'30 d'«Ailleurs» aux 14'50 de «2870»), plus proches d'une conception rock de la composition, telle qu'a pu la pratiquer Léo Ferré, que du format destiné à la consommation de masse.

Prisonnier de L'Inutile sorti en 1985 marque la fin de sa première et longue période discographique (12 albums depuis 1968). C'est le dernier album sorti en 33 tours, et le dernier avant l'annonce par Manset de ses adieux à la chanson, un an plus tard. C'est à cette même période qu'il décide de présenter au public ses autres travaux (peintures, photos, livres) ; témoignages de ses nombreux et légendaires voyages en Asie et en Amérique du sud, entre deux phases de création, toujours parisiennes.

Une autre caractéristique de Gérard Manset pourrait presque passer inaperçue : son refus de faire de la scène, exprimé et expliqué pendant des années par le fait qu'il ne ressent pas le besoin d'aller «se montrer» sur scène tel un exhibitionniste, et ne cautionne pas la frénésie ou l'hystérie de la foule. Toutefois un projet sérieux de scène avait été pensé mais jamais réalisé (voir Manset, celui qui marche devant - Daniel Lesueur).

1989 : après un retrait de la chanson annoncé trois ans plus tôt, c'est le come-back avec la sortie de Matrice, suivi de Revivre en 1991. Deux albums à travers lesquels on retrouve Manset en toutes pièces, ouvrant une période peut-être moins productive, mais encore plus pointilleuse dans la réalisation des albums, entremêlée, qui plus est, des re-mixages et autres re-masterisations nécessaires aux rééditions CD, et aux différents coffrets et compilations qui jalonnent cette époque.

À chaque sortie d'album, c'est en moyenne 80.000 exemplaires vendus loin de tout chaos médiatique (excepté peut-être pour Le Langage Oublié en 2004), et toujours chez la même maison de disques. Une fidélité de tout côté qui roule comme un train en marche que rien ne semble pouvoir arrêter : Obok en 2006 et Manitoba Ne Répond Plus en 2008 continuent de tracer le chemin du compositeur solitaire. Après une longue période de silence, celui qui a influencé nombre d'artistes sur plusieurs générations revient en avril 2014 avec, en guise de nouvel album, les classiques recomposés de Un Oiseau S'est Posé, auquel ont participé le groupe dEUS, Raphaël, Axel Bauer et Mark Lanegan.

Ses chansons peuvent paraître difficiles d'accès, avec leurs ambiances qui plombent, elles ne se livrent pas immédiatement mais demandent à ce qu'on se laisse emporter, à ce qu'on les écoute au sens musical du terme, tout simplement. Comme il le dit lui même dans un entretien à Paroles et musique, finalement Gérard Manset n'est pas « ...un mec très original, mais très entier. » Copyright 2014 Music Story Samuel Bodart

Né en région parisienne le 21 août 1945, Gérard Manset passe une enfance heureuse, échoue au bac avec une sale note en français (une anecdote qui fait sourire, et qui pourrait en dire long...), et se met à la composition à l'occasion d'un long métrage que tourne un ami. Avec Jean-Paul Malek, un ami d'enfance, il se lance dans l'aventure. En quinze jours, méthodes en main, la musique est composée et les voilà en studio à écouter leurs propres partitions.

Gérard Manset se met alors au travail pour son compte (ce n'est pas un mot à prendre à la légère). Il décide de produire lui même son premier 45 tours « Animal on est mal », premier titre de Manset à être diffusé à la radio au beau milieu des évènements de 1968. Suit la sortie de son premier 33 tours chez Pathé Marconi quelques mois plus tard. Très souvent, sur les pochettes de ses albums on peut lire : « paroles, musiques, orchestrations, arrangements, mixage, production, photos : Gérard Manset ». C'est le premier et le principal élément de lecture et de compréhension de son oeuvre : la transcription d'une personnalité unique et exigeante.

En 1970, il fonde son propre studio, le studio de Milan, où pendant une quinzaine d'années il enregistre et mixe ses albums, y façonnant le son Manset avec force effets, orchestrations de cordes, et mise en valeur de sa propre voix, instrument majeur dans sa démarche de création. Celle-ci est très travaillée, souvent doublée afin de la rendre froide, sombre, voire ténébreuse. Hormis la parenthèse du deuxième album La Mort d'Orion, qui se détache des autres de par sa structure d'opéra rock, il égrène les albums de chansons (10 en 13 ans de 1972 à 1985) avec toujours la même exigence dans ses compositions, portées par le jeu et le son de la guitare, puis par l'utilisation progressive des boîtes à rythme dans les années 80, et enfin par des textes évoquant une certaine amertume face à la monotonie et la morosité d'une humanité qui s'enlise, n'ayant d'autre arme que de regarder derrière elle.

Les mots de Manset, sable, enfant, lumière..., sont simples, quotidiens, vont et viennent dans la tourmente, et sont l'objet d'une authentique écriture poétique. Pas de personnages, mais l'emploi de pronoms : je, tu, nous, il(s) omniprésents. Le seul personnage, c'est lui : énigmatique, mystérieux et froid Gérard Manset. L'expression est stylée, les morceaux de durée inégale (des 6'30 d'«Ailleurs» aux 14'50 de «2870»), plus proches d'une conception rock de la composition, telle qu'a pu la pratiquer Léo Ferré, que du format destiné à la consommation de masse.

Prisonnier de L'Inutile sorti en 1985 marque la fin de sa première et longue période discographique (12 albums depuis 1968). C'est le dernier album sorti en 33 tours, et le dernier avant l'annonce par Manset de ses adieux à la chanson, un an plus tard. C'est à cette même période qu'il décide de présenter au public ses autres travaux (peintures, photos, livres) ; témoignages de ses nombreux et légendaires voyages en Asie et en Amérique du sud, entre deux phases de création, toujours parisiennes.

Une autre caractéristique de Gérard Manset pourrait presque passer inaperçue : son refus de faire de la scène, exprimé et expliqué pendant des années par le fait qu'il ne ressent pas le besoin d'aller «se montrer» sur scène tel un exhibitionniste, et ne cautionne pas la frénésie ou l'hystérie de la foule. Toutefois un projet sérieux de scène avait été pensé mais jamais réalisé (voir Manset, celui qui marche devant - Daniel Lesueur).

1989 : après un retrait de la chanson annoncé trois ans plus tôt, c'est le come-back avec la sortie de Matrice, suivi de Revivre en 1991. Deux albums à travers lesquels on retrouve Manset en toutes pièces, ouvrant une période peut-être moins productive, mais encore plus pointilleuse dans la réalisation des albums, entremêlée, qui plus est, des re-mixages et autres re-masterisations nécessaires aux rééditions CD, et aux différents coffrets et compilations qui jalonnent cette époque.

À chaque sortie d'album, c'est en moyenne 80.000 exemplaires vendus loin de tout chaos médiatique (excepté peut-être pour Le Langage Oublié en 2004), et toujours chez la même maison de disques. Une fidélité de tout côté qui roule comme un train en marche que rien ne semble pouvoir arrêter : Obok en 2006 et Manitoba Ne Répond Plus en 2008 continuent de tracer le chemin du compositeur solitaire. Après une longue période de silence, celui qui a influencé nombre d'artistes sur plusieurs générations revient en avril 2014 avec, en guise de nouvel album, les classiques recomposés de Un Oiseau S'est Posé, auquel ont participé le groupe dEUS, Raphaël, Axel Bauer et Mark Lanegan.

Ses chansons peuvent paraître difficiles d'accès, avec leurs ambiances qui plombent, elles ne se livrent pas immédiatement mais demandent à ce qu'on se laisse emporter, à ce qu'on les écoute au sens musical du terme, tout simplement. Comme il le dit lui même dans un entretien à Paroles et musique, finalement Gérard Manset n'est pas « ...un mec très original, mais très entier. » Copyright 2014 Music Story Samuel Bodart


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