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Commentaires client les plus utiles
15 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Agréable,
Par prothesor2003 (Normandie) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : GIEC est mort, vive la science ! (Le) (Broché)
C'est un livre écrit par un philosophe, très clairement. Le style est donc brillant, le vocabulaire précis et l'argumentaire est celui des idées et non pas des chiffres. L'auteur nous livre une analyse passionnante sur ce que devraient être les places respectives de la science et de la politique dans notre société, et sur les dangers du mélange des genres. La science tente d'expliquer ce qui est et ce qui évolue, la politique permet de définir et de mettre en oeuvre le choix de vie (parmi plusieurs options) des citoyens, choix qui ne s'appuie pas nécessairement sur les seules considérations scientifiques. L'homme de science n'a pour rôle que d'augmenter notre savoir tous azimuths, sans considération utilitariste. Le danger est réel cependant que des organisations supranationales à vocation scientifiques (GIEC) ne supplantent insidieusement les gouvernements.C'est tout l'intérêt de ce livre qui complète utilement l'ouvrage de JM Bélouve (La servitude climatique) où on trouvera toutes les statistiques et courbes utiles. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
31 internautes sur 33 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un ouvrage profondément original à lire d'urgence.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : GIEC est mort, vive la science ! (Le) (Broché)
Le livre de Drieu Godefridi est l'un des ouvrages les plus pertinents que j'ai lus ces dernières années.La grande force de cet excellent bouquin est de défendre brillamment une thèse provocatrice d'une façon parfaitement mesurée. Comme son titre accrocheur ne l'indique pas, c'est un livre nuancé, argumenté, dense et empreint d'une grande sagesse. Ce serait une erreur de s'en détourner en pensant qu'il s'agit d'une énième contestation du réchauffement climatique par un climato-sceptique. La grande originalité de ce livre tient en son double angle d'attaque : l'analyse institutionnelle et l'épistémologie. Drieu Godefridi ne se livre pas ici à une analyse scientifique de la pertinence des thèses de l'organisme onusien. Il ne dresse pas la liste des incohérences, erreurs, approximations et exagérations du GIEC. Il ne dénonce pas ses pratiques d'intimidation et son intolérance par rapport aux chercheurs, extrêmement nombreux, qui ne partagent pas ses analyses. Ce travail a déjà été fait par d'autres avec des fortunes diverses: parfois de manière parfaitement documentée, souvent de manière outrancière et insultante. Il ne stigamtise pas les chercheurs du GIEC qui, selon lui, sont, pour l'immense majorité d'entre eux, des hommes et des femmes de bonne foi, intellectuellement honnêtes et sincèrement préoccupés par le futur de la planète. Que dit-il alors ? Drieu Godefridi est un juriste doublé d'un philosophe. Il appréhende le GIEC sous ce double éclairage. D'abord comme une organisation internationale dans une économie mondialisée qui se construit juridiquement. Il s'interroge sur le caractère hybride de cette institution: à la fois scientifique et politique. Le GIEC est majoritairement composé non pas de scientifiques mais de diplomates nommés par des gouvernements. Ce mélange des genres conduit à une confusion de deux registres distincts : l'être et le devoir-être. C'est ici que Drieu Godefrifi déroule son analyse épistémologique. Les savants ont normalement pour mission de constater ce qui "est". Ils décrivent, ils constatent, ils expliquent un phénomène. C'est le premier registre. Le second registre, c'est celui du débat politique: ce constat posé, que faut-il faire ? Quelles politiques mener ? Quelles valeurs privilégier ? Quel modèle économique, social, environnemental, etc. promouvoir ? Ce débat est un débat citoyen où tout le monde a le droit d'intervenir, y compris les scientifiques mais en simple qualité de citoyen dont l'avis importe autant qu'un autre. Ni plus ni moins. Le problème, c'est que les spécialistes du GIEC, stimulés par les gouvernements eux-mêmes, ne se contentent pas de dire ce qui "est": ils se prononcent aussi sur ce qui "doit" être. Ils violent ainsi l'interdit humien, c'est-à-dire la mise en garde du philosophe anglais David Hume (1711-1776), du risque de glissement imperceptible du registre du "ceci est" à celui du "il faut que". En effet, outre des diagnostics sur l'état du climat et son évolution, le GIEC délivre des rapports "à l'intention des décideurs". Et il ne s'agit pas de deux ou trois considérations générales que cette assemblée de savants se permettrait de formuler, à titre personnel, une fois leur boulot accompli et en guise de conclusions philosophiques. Non, il s'agit de recommandations ultra détaillées dans tous les domaines, énoncées comme des vérités scientifiques sur un ton catastrophiste et comminatoire (discours d'ailleurs amplifié avec délectation par les médias). Cette prétention à changer notre monde dans tous les domaines (politique, économique, social, financier, etc.) jusque dans notre mode de vie intime (ces "petits gestes" qui sauvent la planète) est grotesque et absurde. Contrairement à l'actuelle tendance à en exclure toute personne qui n'est pas scientifique, le débat sur cette problématique du réchauffement requiert les compétences de chacun. Y compris - et même prioritairement - d'un juriste et d'un épistémologue. En effet, il s'agit surtout et avant tout d'une problématique morale et politique et il faut refuser énergiquement la confusion des registres à l'aeuvre dans cette idéologie réchauffiste. L'auteur analyse les conditions pour ainsi dire « civilisationnelles » qui ont permis, ces trente dernières années, la mise en place de "la plus grande mystification de la science moderne". Ce n'est pas de la science mais de l'idéologie. Le succès phénoménal de cette dernière auprès de larges pans de la population mondiale s'explique par la vacuité idéologique de la gauche au lendemain de la chute du Mur de Berlin. L'inconsistance du discours altermondialiste, l'absence d'alternative au modèle libéral honni par quantité d'intellectuels idéologiquement orphelins, a pu laisser la place libre à ce discours religieux séducteur et manipulateur. Le coup de génie des concepteurs et des propagateurs de cette idéologie, c'est justement la création du GIEC qui est le véritable coeur, le soleil de la galaxie "réchauffiste". Ce centre d'étude entretient des "relations mutuellement fertilisantes" avec ces satellites que sont les universités, les entreprises, les gouvernements, les ONG, les medias, les instituts et les partis politiques. Il n'y a là nulle théorie du complot. Ces satellites ne sont pas aux ordres du GIEC bien évidemment. Surtout dans une société qui, comme la nôtre, garantit de manière presque optimale la liberté d'expression (et donc de critique). Si ces satellites sont si réceptifs c'est qu'ils y trouvent leur intérêt: par exemple, le GIEC offre une tribune, une visibilité (et, directement ou non, des crédits) inespérés à nombre de scientifiques ; la presse y trouve du sensationnalisme mais avec la caution scientifique ; les gouvernements des arguments (acceptés par tous) pour accroître les recettes fiscales (pour lutter contre le prétendu réchauffement) ; les entreprises se ruent avec aubaine sur le green business (ou industries vertes subsidiées et jouissant de facilités fiscales), etc. Pourtant, cet empire est, selon l'auteur, sur le point de s'écrouler. Les incohérences deviennent de plus en plus manifestes et les prétentions du GIEC de plus en plus risibles. Mais Drieu Godefridi ne se contente pas de se réjouir de cette mort programmée. Il réfléchit à ce qui pourrait prendre la place de cette institution car il ne considère pas que le débat sur l'environnement serait dénué d'intérêt et d'importance. Au contraire, il aspire à une forme institutionnelle qui, dans un contexte mondialisé, permettrait enfin au débat d'idées de s'instaurer dans le respect de la diversité des points de vue. On aurait aimé que l'auteur s'étende un peu plus sur les raisons qui lui font penser que la chute du GIEC est inévitable et imminente. Les lecteurs du quatrième de couverture s'étonneront aussi de lire que ce livre s'écarte des «gribouillages de Claude Allègre ». En effet, l'auteur partage les thèses de ce dernier et on ne comprend pas pourquoi il s'en distancie. En réalité, ainsi qu'il le précise dans un feuillet publicitaire adressé au service presse de différents organismes, Drieu Godefrifi, tout en reconnaissant le courage de cet homme et la pertinence de son propos, lui tient rancune d'avoir empoissonné le débat par le caractère méprisant voire franchement grossier de ses interventions. Dommage que cette intéressante explication ne soit pas développée dans l'ouvrage. Servi par une très intéressante préface du grand économiste et essayiste Henri Lepage, ce petit ouvrage de 119 pages, vif, enthousiaste, souvent drolatique tout en restant excellemment argumenté et développé, se lit en une traite. C'est un must et il a tout à fait sa place dans la bibliothèque de l'honnête homme. A lire d'urgence. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Une approche originale,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : GIEC est mort, vive la science ! (Le) (Broché)
Le livre de Drieu Godefridi ne s'intéresse pas à la controverse scientifique sur le climat, mais aux biais de méthodes et aux conflits entre science et politique. Selon lui, le GIEC, qui a été vendu à l'opinion comme étant l'émanation de la science du climat, n'est que le moyen de permettre à des intérêts politiques et financiers de se servir du paravent de la science pour n'en sélectionner que les parties justifiant une seule thèse et ainsi légitimer certaines approches politiques particulières. Cette thèse se nourrit d'abord des conclusions que l'auteur tire de sa lecture des rapports du GIEC, mais l'auteur va plus loin et montre que de tels biais étaient inévitables du fait de la façon dont le GIEC a été constitué et des méthodes de travail qu'il a adoptées.Le GIEC a servi à nombre de groupes de pression aux intérêts divers et pas toujours convergents : financiers avides de subsides publics, politiciens en recherche de sujets porteurs, médias heureux d'exploiter un marronnier sensationnaliste, et mouvement politiques désireux de trouver un nouvel angle d'attaque contre les sociétés capitalistes démocratiques qu'ils abhorrent. Grace au GIEC, ces groupes ont pu récupérer à leur profit "la science", et son image de rigueur, de légitimité... Jusqu'à ce que les contradictions du GIEC, son ignorance flagrante des avis contraires, anti-scientifique au possible, l'acharnement de la nature à ne pas se conformer à ses prévisions catastrophistes, et la révélation de manipulations de résultats scientifiques par des universitaires en position clé dans l'établissement des théories du réchauffement climatique carbo-centré, n'ouvrent un boulevard médiatique à ceux que l'on appelle les sceptiques. La principale originalité de l'ouvrage est qu'il est le seul, à ma connaissance, à faire une critique à la fois philosophique et épistémologique de la démarche du GIEC et de la politique sous-jacente. En outre, l'écriture est vive et alerte, originale mais sans excès de préciosité malgré une approche du sujet que l'on aurait pu craindre ardue. Un ouvrage réellement intelligent. Seul reproche à faire au livre: les leçons pour l'avenir sont insuffisamment développées. L'auteur a parfaitement décrypté les défauts de conception du GIEC, mais ne se livre guère quant aux évolutions, réformes, ou révolutions, qu'il faudrait apporter au système "GIEC". D'où "seulement" 4 étoiles. (Avertissement: Je connais personnellement l'auteur, qui est un ami. A chacun de juger si ma critique est de ce fait recevable ou pas). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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