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Gagner la guerre: Récit du Vieux Royaume Poche – 27 janvier 2011


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Descriptions du produit

Extrait

Héros de la République

De tout temps les hommes pour quelque morceau de terre de plus ou de moins sont convenus entre eux de se dépouiller, se brûler, se tuer, s'égorger les uns les autres ; et pour le faire plus ingénieusement et avec plus de sûreté, ils ont inventé de belles règles qu'on appelle l'art militaire ; ils ont attaché à la pratique de ces règles la gloire, ou la plus solide réputation, et ils ont depuis enchéri de siècle en siècle sur la manière de se détruire réciproquement.

JEAN DE LA BRUYÈRE

À peine le temps de me pencher au-dessus du bastingage : mon dernier repas, arrosé de piquette, a jailli hors de mes lèvres. Il a suivi une trajectoire fétide avant de se perdre dans l'écume et les vagues. Encore convulsé par les haut-le-coeur, j'ai essuyé les filaments baveux qui me poissaient le menton. Deux toises plus bas, l'océan se soulevait et bouillonnait, cinglé en cadence par les longues rangées de rames.
Je n'ai jamais aimé la mer.
Croyez-moi, les paltoquets qui se gargarisent sur la beauté des flots, ils n'ont jamais posé le pied sur une galère. La mer, ça secoue comme une rosse mal débourrée, ça crache et ça gifle comme une catin acariâtre, ça se soulève et ça retombe comme un tombereau sur une ornière; et c'est plus gras, c'est plus trouble et plus limoneux que le pot d'aisance de feu ma grand-maman. Beauté des horizons changeants et souffle du grand large ? Foutaises ! La mer, c'est votre cuite la plus calamiteuse, en pire et sans l'ivresse.
Je n'ai jamais aimé la mer, et ce n'était pas près de s'arranger. Tous les fiers-à-bras du château de poupe étaient en train de se payer ma tête. Les jeunes blancs-becs de l'aristocratie, les vieux enseignes des Phalanges, les quartiers-maîtres goguenards et le maître de manoeuvre au cuir recuit, tous : jusqu'à ce crevard de héros, le patrice Bucefale Mastiggia ! Pas un qui aurait eu la correction d'aller voir ailleurs. J'avais l'impression que la moitié de l'équipage ricanait sur la délicatesse de mon estomac. Benvenuto Gesufal, assassin émérite de la Guilde des Chuchoteurs, maître espion de son excellence le Podestat de la République, était en train de vider tripes et boyaux à grands hoquets clapoteux : sûr que ça vous gondolait son loup de mer. Même ces deux petits morveux, les mousses, me montraient toutes leurs dents de lait.

Revue de presse

Gagner la guerre est le premier roman de Jean-Philippe Jaworski. On y retrouve avec plaisir l’écriture inimitable de l’auteur des nouvelles de Janua vera et don Benvenuto, personnage aussi truculent que détestable. Prix du premier roman de la région Rhône-Alpes 2009, prix Imaginales du meilleur roman français de fantasy.


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Détails sur le produit

  • Poche: 992 pages
  • Editeur : Folio (27 janvier 2011)
  • Collection : Folio SF
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2070437418
  • ISBN-13: 978-2070437412
  • Dimensions du produit: 17,5 x 11,2 x 4,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 4.6 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (100 commentaires client)
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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile  Par Lady Lama TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 27 mai 2011
Format: Poche
"Gagner la Guerre" reprend peu après les événements développés dans la seconde nouvelle de Janua vera, "Mauvaise Donne". Je conseille de lire ce recueil de nouvelles avant, qui est plus court, plus drôle, plus féminin que le "Gagner la Guerre" qui a des chromosomes XY aisément identifiables. Et qui bien sûr permet de mieux comprendre ce roman.

On retrouve notre mauvais sujet favori, Don Benvenuto. Don Benvenuto, tueur à gages devenu maître espion chez le Podestat Ducatore, collecte d'autant plus d'ennuis que sa condition sociale s'élève. En près de 1000 pages qui se dévorent, Don Benvenuto va être: emprisonné (plusieurs fois), torturé (aussi), défiguré (salement et douloureusement) et trahi (on ne compte plus). Mais Don Benvenuto va aussi boire, jouer, violer, tuer (dont à la Kill Bill) et trahir (difficile de compter, il n'arrête pas de changer d'avis au dernier moment).

Ne jettons pas la pierre à Don Benvenuto, il s'adapte. Après tout il est entouré de pourris, depuis son patron, le machiavélique Leonide Ducatore, jusqu'aux maisons ennemies voisines. Le seul qui ose prôner des vertus comme l'honnêteté est perçu comme un être faible et à la naïveté risible. C'est un monde de magouilleurs (politiciens et tueurs) et de guerriers.
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56 internautes sur 60 ont trouvé ce commentaire utile  Par Goldeneyes le 24 septembre 2010
Format: Broché
« Celui qui est cause qu'un autre devient puissant se ruine lui-même. »
Machiavel.

Poc ! Premier choc à la lecture : la langue. Tout à fait délectable. Ma queue d'esthète littéraire amouraché des jolis mots et des belles tournures de phrase en frétille d'allégresse. Un registre de langue soutenu, donc, mais jamais ampoulé, avec des phrases élongées mais jamais amphigouriques. Un champ lexical maritime et guerrier maîtrisé. Et puis des emprunts à l'ancien français, et puis un bon nombre d'italianismes... Tout cela pour faciliter l'immersion du lecteur dans un univers insolemment réaliste et tout imprégné de la période Renaissance italienne. On s'attendrait presque à rencontrer, au détour des sombres corridors de la Maison Ducatore, les grandes figures de cette époque : un Pétrarque, un Michel-Ange, un dénommé Machiavel... Et Ciudalia, ne serais-ce pas l'image déchirée d'une lointaine Florence ? Passons. JP JAWORSKI est professeur es lettres. Ceci explique peut-être la richesse de son style et légitime assurément les quelques clins d'aeil savoureux à ses pères dont il ponctue son roman. La richesse de son style ? A vrai dire, non. Puisque dans Gagner la Guerre, tout le mérite revient au narrateur de l'histoire, l'ignoble et redoutable Don Benvenuto (dont le sourire ressemble un peu à celui de Pat, vous l'aurez remarqué...), sicaire et spadassin de métier au verbe aussi fleuri que le maniement de ses dagues est mortel. Et là, d'entrée de jeu, le lecteur de tiquer un peu...
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25 internautes sur 27 ont trouvé ce commentaire utile  Par Petrus L. VOIX VINE le 18 mars 2010
Format: Broché
Je partage completement les avis extasiés des amazonautes ! C'est sans conteste une de mes meilleures lectures de ces dernières années. A vrai dire depuis "Les vestiges du jour" d'Ishiguro(dans un genre différent à l'évidence) je n'avais pas pris autant de plaisir à lire une histoire passionnante dans une langue si ...déliée !

Le personnage central (déja rencontré dans Janua Vera - à lire absolument)Don Benvenuto semble une crapule comme on les aime: sans foi ni loi, assassin et voleur....Mais plus l'histoire se développe plus on découvre la complexité de son caractère et les noirceurs et lumières de son passé.

Jaworski refuse de révéler si l'on reverra Benvenuto.... Il ne restera qu'à relire "Gagner la guerre" pour le plaisir....pour le plaisir
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile  Par Arakasi le 25 octobre 2013
Format: Poche
Victoire, mes amis, victoire ! En ce jour de liesse, la République de Ciudalia vient d’écraser l’armée du Chah de Ressine, envoyant par le fond les trois quarts de sa flotte de combat. Bien sûr, tout le monde ne peut pas être à la fête… Sur la galère qui fend les flots vers Ciudalia pour annoncer la glorieuse nouvelle, il y en a un qui n’en mène pas vraiment large : penché au-dessus du bastingage, don Benvenuto Gesufal, maître-espion du podestat Leonide Ducatore – le co-dirigeant de la République – est bien trop occupé à vider tripes et boyaux par-dessus bord pour se mêler à l’enthousiasme général. Mais que diable vient-il faire sur cette galère, don Benvenuto, lui qui exècre cordialement toutes aventures maritimes ? Et bien, pas des choses jolies-jolies… Car sous l’appellation pompeuse de « maître espion » se dissimulent les véritables fonctions de Gesufal auprès de son excellence Ducatore : don Benvenuto est un assassin – et pas un vulgaire coupe-jarret, attention : un des meilleurs de toute la République, le nec plus ultra des trancheurs de gosiers !

Et dans les jours à venir, le podestat Ducatore aura bien besoin des services de son redoutable homme de main. Car si le conflit avec Ressine est terminé, une autre guerre ne va pas tarder à débuter, souterraine celle-ci, mais non moins redoutable et cent fois plus perverse, car il s’agit maintenant de déterminer à qui profiteront les richesses et le pouvoir acquis. Cette guerre-là se livrera à la pointe des poignards et de la langue, une guerre de pots-de-vin, de ruses sinueuses, d’influences et de cruelles traitrises.
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