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5.0 étoiles sur 5
Le grand chef d'oeuvre de Rin Taro ! Magique et poétique !, 3 août 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Galaxy Express 999 - Le Film Collector (DVD)
Dans le futur, une nouvelle science est apparue: la mécanisation. La mécanisation permet aux hommes d'atteindre l'immortalité et de se débarrasser des contraintes humaines (les maladies, la nourriture, les besoins quotidiens...) à travers un corps de métal. Très vite, cette science s'étend à tout l'univers et la population de la Terre se retrouve divisée entre les êtres mécanisés et les humains (dont la plupart vivent dans les bas-fonds de la ville, misérables).
Enfant, le jeune Tetsuro Hoshino a assisté, impuissant, au meurtre de sa mère par le comte mécanique. Désormais adolescent, et déterminé à se venger, il tente par tous les moyens de monter à bord du Galaxy Express 999, le train de l'espace, pour rejoindre la planète à l'origine de la mécanisation où il espère obtenir un corps mécanique, gagnant ainsi en force et en résistance.
C'est ainsi qu'il rencontre la mystérieuse Maetel, magnifique jeune femme énigmatique, toute de noire vêtue, dont le visage rappelle énormément à Tetsuro celui de sa mère. Maetel offre au jeune homme le billet tant convoité à la seule condition qu'il la laisse l'accompagner durant son voyage.
C'est ainsi que commence le voyage de Tetsuro à bord du 999 dans l'espace infini, un voyage ponctué de nombreuses planètes escales qui le mènera à faire ses adieux à sa jeunesse.
Galaxy Express 999 est une des toutes meilleures oeuvres de Leiji Matsumoto (si ce n'est la meilleure), d'une incroyable profondeur et d'une poésie magnifique. Le grand réalisateur Rin Taro (Albator 78, Captain Herlock: The Endless Odyssey - Outside Legend, Métropolis) se lance un défi de taille en voulant résumer 14 tomes / une série de 113 épisodes en un film de 2h.
Et le miracle est arrivé: Galaxy Express 999 est l'un des plus grands chefs d'oeuvre de la japanimation. Sa réalisation et son esthétique sont extrêmement soignées, le character-design est très réussi, les musiques sont magnifiques, l'histoire comporte énormément de séquences d'une grande poésie (Pluton, la planète des glaces éternelles, est à ce titre une séquence d'anthologie)...
Mais la plus grande réussite de Galaxy Express 999 reste ses personnages, tous plus attachants et poétiques les uns que les autres, que ce soit le jeune Tetsuro, qui deviendra peu à peu adulte à mesure des escales de son long voyage, Maetel, à la fois "mère", âme soeur, confidente et amante, ou Claire, la magnifique femme mécanisée au corps de verre.
Et les autres personnages phares de Matsumoto, Albator, Tochiro et Emeraldas, faisant office d'intervenants dans le voyage de Tetsuro, ne se contentent pas de simples apparitions clin d'oeil mais jouent bien un rôle dans le voyage initiatique du jeune garçon, à qui ils servent de mentors. Toujours aussi charismatiques, la poésie et le drame qui les accompagnent dans la plupart de leurs aventures se retrouvent ici également.
Au niveau des pistes sonores, choix entre la VF et la VO, avec sous-titres français ou non.
La VF est de qualité appréciable. Ni extraordinaire, ni mauvaise, elle se laisse suivre agréablement et ne gâche en rien le plaisir du film.
La VO est, comme souvent, excellente et restitue à merveille toute la magie de cette oeuvre.
La grande Masako Nozawa (mondialement connue pour ses rôles de Son Goku, Son Gohan et Son Goten, aussi bien enfants qu'adultes, dans les séries Dragon Ball, Dragon Ball Z, Dragon Ball GT et Dragon Ball Kai) y incarne un Tetsuro Hoshino criant de vérité (peut-être le plus beau rôle de sa carrière, à défaut du plus célèbre), passant de naïveté à maturité, tandis que Masako Ikeda confère au personnage de Maetel une voix traduisant à la fois la bonté, la tristesse et le mystère. A noter aussi la magnifique prestation de Yoko Asagami qui apporte mystère, tendresse, tristesse, fragilité, sensibilité et chaleur au magnifique personnage de Claire.
On retrouve également au casting Makio Inoue dont la voix continue d'apporter un charisme de malade au personnage d'Albator, Ikuko Tani toujours impeccable dans le rôle de l'énigmatique femme pirate Emeraldas, et Kei Tomiyama dans le rôle sympathique et dramatique de Tochiro.
Pour ce grand chef d'oeuvre de l'animation japonaise, Déclic Images nous propose une édition collector digne de ce nom. Au DVD du film s'ajoutent ainsi un livret et un DVD bonus.
Le livret est très complet, donnant de nombreuses informations sur Galaxy Express 999, sur le film, sur l'équipe (auteur, réalisateur, voix japonaises), mais surtout des analyses du film très enrichissantes, permettant ainsi de profiter de toute la profondeur de cette oeuvre magique.
Le DVD bonus nous propose un documentaire français de 40 minutes très bien documenté (bien que faisant un peu exposé, les intervenants ayant tendance à lire leurs notes sans s'en cacher) sur le film, des galeries d'images et de croquis, les fiches des personnages, les clips des chansons "Taking off", "Ne sois pas triste" et "Galaxy Express 999", et la BA japonaise du film.
Un très grand chef d'oeuvre incontournable de la japanimation qui saura conquérir tous les publics (notamment les fans de la japanimation) et que je ne peux que recommander vivement à tous ces rêveurs qui lèvent les yeux vers les étoiles, nostalgiques de leur jeunesse passée, ou tout simplement à tout ceux qui aiment les belles histoires.
Enfin, je ne peux que saluer l'excellente initiative de Déclic Images de nous proposer ainsi ce magnifique film dans une édition collector bien fournie à un prix très honnête (10 euros).
En espérant voir un jour la série et les deux autres films sortir dans nos contrées en DVD.
Petit défaut tout de même à savoir sur le DVD du film: sur certains lecteurs, l'option de lecture du film ne fonctionne pas dans le menu principal et il faut donc passer par le menu des langues pour commencer la lecture dès le début (pour une raison étrange, à l'écran de sélection des chapitres, le premier chapitre débute deux minutes après le début du film, commençant ainsi par l'écran titre. Il s'agit donc en fait du deuxième chapitre).
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