Présentation de l'éditeur
En 1632 Galilée publie le
Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, un dialogue imaginaire entre trois personnages, Salviati, Sagredo et Simplicio. Ce livre est à l'origine de sa condamnation par le tribunal de l'Inquisition en 1633 pour avoir défendu et enseigné l'hypothèse copernicienne. Pourtant cet ouvrage aura une très large diffusion et sera fondamental dans l'histoire du copernicianisme.
Ce travail reprend les éléments du "mythe" Galilée, fondateur de la révolution scientifique et champion de la liberté de la connaissance scientifique contre tout pouvoir religieux ou politique. "Le monde entier dit c'est écrit dans les textes, mais maintenant regardons nous-mêmes." (Bertolt Brecht,
La vie de Galilée). Il met en évidence la cohérence méthodologique de l'ouvrage ainsi que sa complexité et son importance méthodologique et philosophique.
Quatrième de couverture
Le Dialogue sur les deux grands systèmes du monde fut publie par Galilée en 1632. C'est le manifeste copernicien de Galilée et en même temps l'ouvrage emblématique de la « révolution scientifique »- A l'origine de la condamnation de Galilée en 1633, il est également devenu le symbole de la liberté de la recherche scientifique contre le dogmatisme religieux et philosophique.
En dépit de son caractère fondateur, ce texte ne manque pas de soulever encore des questions essentielles Galilée a-t-il réussi à « démontrer » la vérité du copernicianisme, pouvait-il le faire, ou a-t-il même eu l'intention de le faire ? Comment a-t-il atteint ses objectifs ? A défaut d'offrir une véritable démonstration, comment est-il parvenu à convaincre ses lecteurs de la vente du coperniciamsme ?
Marta Spranzi essaie de répondre à ces différentes questions en proposant une lecture des aspects a la fois scientifiques, littéraires, méthodologiques et rhétoriques du Dialogue. La forme littéraire, le mode d'argumentation et la cohérence de l'ouvrage reposent sur l'utilisation d'une méthode dialectique - ou art du débat - qui remonte a Aristote et connaît a la Renaissance un essor extraordinaire, dont Galilée assume pleinement l'héritage.