Critique
Sorti en 2007, après une tournée mondiale couronnée de succès,
Gambling With the Devil était un peu le piège dans lequel Helloween risquait de tomber.
Keeper Of The Seven Keys – The Legacy ayant été un triomphe, le groupe n’allait-il pas céder à la faciliter de tenter de vendre sous son seul nom, réitérant par là même l’erreur de
Pinks Bubble Go Ape en son temps ? Heureusement, échaudé par les précédentes mésaventures de son groupe, Michael Weikath avait retenu la leçon.
Ce
Gambling With the Devil s’inscrit donc dans la continuité de son prédécesseur et dans la logique d’un heavy metal musclé laissant de temps en temps la place à quelques ballades au potentiel évocatoire énorme. Que les amateurs se rassurent,
« Paint a New World », « The Bells of the 7 Hells » ou
« Heaven Tells No Lies » ne dépareillent absolument dans l’univers habituel d’Helloween et constituent autant d’intéressantes variations sur la gamme du speed metal mélodique, flirtant même parfois avec le symphonique.
Une réussite de plus après trente ans de bons et loyaux services.
Benjamin D'Alguerre - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Pour son album précédent, « Keeper Of The Seven Keys - The Legacy », Helloween a donné 93 concerts dans 34 pays différents. Un périple dont on peut apprécier les meilleurs moments sur le double DVD « Live On 3 Continents ». A travers ces images, on peut se rendre vite compte que le groupe est au meilleur de sa forme. Une chose qui se confirme à l'écoute de ce douzième album studio. Forts de leurs diverses expériences les cinq musiciens, Andi Deris (chant), Michael Weikath (guitare), Sascha Gerstner (guitare), Markus Großkopf (basse) et Dani Löble (batterie) poursuivent sur leur élan. Certains nouveaux titres ont même été composés lors de la tournée, le groupe trouvant son inspiration dans les réactions positives du public à « Keeper Of The Seven Keys - The Legacy ». C'est encore une fois sous la direction du producteur Charlie Bauerfeind (Blind Guardian, Halford, Motörhead. ), qu'Helloween a enregistré 16 chansons aux Mi Sueno studios à Tenerife. Si finalement seulement douze ont été retenues, elles représentent tout de même près de 70 minutes de musique... A noter que Biff Byford (Saxon) a été invité a poser sa voix sur « Crack The Riddle » L'un des sommets de l'album est sans aucun doute l'enchaînement des trois titres, 'The Bells Of The Seven Hells', 'Falling To Pieces', et 'I.M.E.', sortes de trois chapitres principaux autours desquels se développe le thème de l'album : la manière dont nous jouons avec le diable tout au long de notre vie.