C'est le premier livre de PG Wodehouse que je lis, et le nombre important de personnages farfelus qui entrent en scène peut parfois être difficile à suivre, mais on finit par s'habituer au rythme narratif. On peut alors plus facilement suivre les péripéties de l'histoire, toujours légères, la plupart du temps assez déjantées ( voir le passage du chien).
Les aventures de Bertram Wooster et de son toujours bien informé et flegmatique valet Jeeves, typiquement anglaises, oscillent en permanence entre nonchalance sardonique et cocasserie pure. L'auteur s'amuse à détourner les clichés- particulièrement dans les fins de chapitre-, technique permettant de maintenir son lecteur constamment en alerte. Bien sûr, il faut accepter de se faire mener par le bout du nez, au gré des trouvailles humoristiques- toujours menées avec la même désinvolture.
Mais si on se laisse prendre au jeu, on découvre un roman distrayant, qui ne se prend jamais au sérieux, et dont Jeeves apparaît comme l'insaissable et ironique figure de proue.