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5.0 étoiles sur 5
"Il était entier et farouchement intolérant." p165,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean Genet, menteur sublime (Broché)
Tahar Ben Jelloun a rencontré Jean Genet en 1974 (il a donc 64 ans) et ils resteront en contact jusque deux ans avant sa mort en 1986, échanges fait de périodes fastes, de travail en commun, de complicité et de longs silences dû au monstre sacré qui pouvait disparaître du jour au lendemain d'un geste, donc le Jean Genet que Tahar rencontre est un homme qui refuse catégoriquement de parler de son oeuvre passée incandescente et d'une absolue beauté et qui ne veut être considéré que comme un homme de combat défenseur farouche de la cause palestinienne "(...)D'ailleurs, il aimait dire que lorsque les Palestiniens auraient leur État, leur armée et leur police, ils ne l'intéresseraient plus. "Un peuple sans terre", c'est comme "un enfant sans famille"." p60, sa dernière cause... mais au détour d'une conversation il raconte parfois de façon parcellaire un peu de sa relation avec son ami Mohamed ou Jacky ou même de son grand amour l'équilibriste et suicidé Abdallah... on trouve aussi au fil des pages Sarte ou Simone de Beauvoir (que Genet haïssait Et qui est morte quelques heures avant lui) Barthes ou Michel Foucault et d'autres... il parle et on comprend le profond respect -mais pas aveugle sur ses contradictions et ses incohérences- de Tahar pour ce grand bonhomme qui lui aura appris beaucoup de chose dont une certaine idée de perfectionnisme dans tout ce que l'on entreprend. Et "Je le répète : Genet n'était pas antisémite. Il n'était pas le genre à se justifier, à vous dire par exemple comme les vrais antisémites : "D'ailleurs j'ai des amis juifs." Non, lui, ne confondait pas les Juifs avec les Israéliens et leur politique. Il lui arrivait de dire "des Juifs ont faits..." mais il était incapable de sentiments de discrimination. Ses colères étaient justifiées par un état de fait, par des événements scandaleux et inadmissibles. Jamais il ne réagissait au chantage de ceux qui lui disaient . "Tu critiques la politique d'Israël ou le sionisme, alors tu es antisémite." Il balayait d'un revers de la main ce genre d'arguments." p127 Un livre passionnant sur les dernières années de ce génie du XXe siècle et sur l'homme qu'il était. J'ai aimé.
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4 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
1.0 étoiles sur 5
Sa voix - His Masters Voice,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Jean Genet, menteur sublime (Broché)
Si l'on aime du parti pris inconditionnel d'un écrivain marocain et d'un écrivain français pour les Palestiniens et contre Israël, si l'on aime des citations déformées, p.e. Pendant ce temps, Menahem Begin, Premier ministre, déclarait à la Knesset . "À Chatila, à Sabra, des non-Juifs ont massacré des non-Juifs, en quoi cela nous concerne-t-il ?" (p. 123), selon Éric Marty (Les Temps Modernes no 622, Décembre 2002 - Janvier 2003, p. 59/60) réctifiée en 1991 (!) : "Des non-juifs ont tué des non-juifs et voilà qu'on nous accuse ..." (Quatre heures à Chatila" in L'ennemi déclaré, édition établi et annotée par Albert Dichy, Gallimard, 1991, note 1, p. 407), voilà que l'on va aimer ce livre.
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