Présentation de l'éditeur
Récit autobiographique de Ho-Chul Lee, l'un des écrivains majeurs de Corée, Gens du Sud, gens du Nord nous emmène dans un pays qui, tout juste libéré de l'occupation japonaise, va subir la terrible déchirure de la guerre de Corée. Lee, alors lycéen en Corée du Nord, nous livre ses pérégrinations burlesques et tragiques à la fois : des apprentis soldats aux officiers, nul ne semble savoir au juste ce qui se passe, ce qu'il faut faire. Pèsent sur tout cela l'absurde rigidité du vocabulaire communiste, l'autocritique, le danger bien réel d'être dénoncé comme " bourgeois " ou " impérialiste ". Le héros est un simple témoin, qui raconte avec exactitude et simplicité ses conversations, ses réflexions. Cependant, le jeune Ho-Chul Lee - " déjà à l'époque existait en moi ce qu'on appelle la littérature ", confie-t-il d'ailleurs - a le talent d'écrivain qui transforme ce récit en grand livre. Ce qui rend l'uvre singulière et attachante, c'est, au-delà du clivage Nord-Sud et malgré la guerre, l'amour infini pour la Corée éternelle, ses paysages, ses ciels et ses parfums ; côte à côte, les " ennemis " ressentent la même émotion lorsque la mer apparaît derrière une colline, et c'est peut-être bien là toute la leçon de ce récit.
Biographie de l'auteur
Ho-Chul Lee est né en mars 1932. Il a 18 ans quand la guerre éclate en Corée le 25 juin 1950. Le 7 juillet, il est mobilisé par l'Armée populaire, fait prisonnier en octobre puis libéré quelques jours plus tard. Son premier écrit, Nu, nouvelle qui reflète son expérience de prisonnier pendant cette période, marque le début de sa carrière littéraire. Ainsi, à partir de 1955, nouvelles et romans vont s'enchaîner. Parallèlement, Ho-Chul Lee s'engage dans le combat pour la liberté et la réunification de son pays.