Quatrième de couverture
L'immense rétrospective de l'uvre de Gerhard Richter qui s'est achevée en 1994 à Madrid (après Paris, Bonn, Stockholm ) n'a fait que confirmer la place essentielle qu'occupe cet artiste dans l'art contemporain et combien sa démarche marque notre époque. Cet ouvrage revisite les questions qui hantent les oeuvres de l'artiste sous un angle qui ne vise plus à percevoir son travail à travers la grille admise de l'éclectisme des techniques, des genres de la peinture, et de la reconstruction de son histoire. A reconsidérer les rapports entre la peinture et la photographie, l'incidence de certains éléments historiques, sociaux, politiques des tableaux, ainsi que les relations entre "la philosophie de la nature" romantique et ses paysages, il apparaît que l'évolution du matériau pictural dans l'uvre de Richter relève d'une notion plus ouverte de l'"image". L'uvre de Richter est assurément liée aux catégories de la tradition picturale, mais le statut de l'image qui s'y trouve défini échappe le plus souvent aux découpages habituels, statut que l'on tente ici d'analyser.