Je l'avais, le commentaire lapidaire définitif sur ce disque : « 50 cent, ... ça vaut pas plus ». Avec derrière long comme ça d'arguments imparables : le pire rappeur depuis les Milli Vanilli, la pochette avec la pose bovine tous biscottos dehors du Mike Tyson jeune, le titre du Cd et son concept vaseusement glauque, la mafia-connexion avec l'Eminem qui refourguait tous ses potes à une industrie musicale consentante, la navrante street credibility de 50 cent entre zonzon et bastos dans le buffet brandie comme un étendard ... la caricature totale...
Tout pour faire de ce disque un des pires machins de rap jamais entendus. Sauf que ...Zorro est arrivé. Ou plus exactement Dr Dre. Qui disque après disque, est en train de se poser comme le seul candidat sérieux au titre de plus grand producteur, toutes époques et tous genres musicaux confondus ...
50 cent rappe à la vitesse d'un escargot sous Lexomil ? Qu'à cela ne tienne, Dre concocte des structures rythmiques létales, enjolivées de piano, de somptueux arrangements millimétrés, de refrains aux mélodies ahurissantes de simplicité et de perfection.
Résultat : un disque plein de grosses ficelles un peu honteuses (ah, ce tango électronique de « P.I.M.P. », ...), mais qu'on ne se lasse pas d'écouter, et qui à sa sortie a pulvérisé tous les records de vente (en singles, en albums) des disques de rap ...