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Commentaires client les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Passionnant,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Moi, Ghisla, soeur de Charlemagne (Broché)
Le roman traite d'une période relativement méconnue, et c'est ce qui m'a attirée au départ. Parce que mes connaissances sur le sujet s'arrêtaient à "ah ah sacré Charlemagne", Berthe au grand pied, Pépin le Bref et Roland de Roncevaux...Cette histoire romancée permet de nous faire découvrir un personnage charismatique, le jeune Charles (pas de vieux monsieur à barbe blanche ici) au temps de la conquête et de l'assise de son pouvoir. C'est la propre soeur de Charlemagne, Ghisla, qui s'adresse à nous dans ce récit. Et il faut dire qu'elle est sur tous les fronts : dans le lit de son frère (elle lui donnera deux enfants, dont le fameux Roland), dans les conseils politiques et souvent près des champs de bataille en compagnie de son frère. Au-delà de l'histoire d'amour de Charles et Ghisla - rassurez-vous, l'inceste ne vire pas du tout au sordide -, Laure-Marie Lapouge a su nous dépeindre les enjeux politiques et les diverses motivations des personnages de l'époque. L'une des figures dominantes du roman est sans conteste la reine Bertrade (Berthe), veuve de Pépin le Bref et mère de Charles, Ghisla et Carloman. C'est une femme de caractère qui met tout en oeuvre pour conserver le pouvoir dans sa famille - même si cela signifie devoir choisir entre ses deux fils - et qui nous parle d'un temps déjà presque révolu à l'époque : le temps où les rois devenaient rois grâce à leur ascendance maternelle, car comme Bertrade l'explique à sa fille "le ventre teint l'enfant" - le sang de la mère donne ses lettres de noblesse à l'enfant, et non celui du père. (Mouhahahah!). Quant à Ghisla, elle ne s'embarrasse pas du qu'en dira-t-on et choisit ses amants comme bon lui semble - elle commence jeune d'ailleurs (mais bon, sa propre mère a eu son premier enfant à 13 ou 14 ans... Quelle époque !). Elle joue par ailleurs un rôle de conseillère auprès de son frère et passait aussi pour être une grande lettrée. Deux bémols (d'où quatre étoiles au lieu de cinq) : j'ai trouvé que le livre se terminait très abruptement en passant sous silence la fin du règne de Charlemagne et aucune bibliographie ou notice historique n'est proposée (pour mieux comprendre sur quels ouvrages et sur quels faits historiques l'auteur s'est appuyée). J'avais adoré les explications données par Françoise Chandernagor à la fin de son livre L'Allée du Roi et j'aurais bien aimé retrouver ce principe pour Moi, Ghisla, soeur de Charlemagne. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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