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5.0 étoiles sur 5
Génération X en BD, 18 août 2002
Lu par hasard en VF dans une bibliothèque municipale, la version original est nettement riche. Utilisé comme un guide liguistique, il permet de naviguer dans les méandres du "slang" des ados américains.
L'histoire nous plonge dans cette univers d'une génération qui ne sait plus très ce qu'elle veut entre familles recomposées, petits boulots et sexualité exacerbée.
Comme dans "Génération X" de Douglas Coupland ou "Moins que zéro" de Bret Easton Ellis, il ne se passe pas vraiment grand chose dans la vie de ces jeunes filles qui refusent de devenir adulte. Pourtant leur vie est faite de rencontres impromptues et de situations étranges.
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2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
SOS fantome ......, 3 octobre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ghost world (Broché)
Mètre étalon du Comics indépendant , inspirateur d'un film branché qui employait une Scarlett Johanson pré pubère , la question se posait si Ghost World avait résisté à l'épreuve du temps .
La réponse ne tranche pas en la faveur de Daniel Clowes . Celui-ci dans sa préface se targue de ne jamais avoir vu au cinéma de personnages correspondant à sa vision de la féminité . Fort de son expérience d'homme discret que les femmes aiment côtoyer sic , il entreprend de réinventer via deux adolescentes rebelles ,des caractères féminins loin des stéréotypes hollywoodien .
Au vu de la réputation de l'ouvrage et de cette préface un rien grandiloquente , on pouvait s'attendre à mieux .
Enid et Rebecca sont deux lycéennes issues de classe on ne peut plus moyenne qui , en attendant leur entrée en université , vivent les derniers soubresauts de leur amitié . Celle ci consiste à vanner avec plus ou moins de finesse le moindre loser , handicapé , célibataire endurci qui entre dans leur cafétéria . Il y a aussi un triangle amoureux entre les deux copines et un ado qui vit dans un motel avec 10 répliques au compteur .
Le tout est dessiné façon Robert Crumb à qui Daniel Clowes porte une culte authentique . Ses dessins ont effectivement une forte personnalité avec une mise en page aérée .
Conçu en 2001 Ghost World parait pourtant étrangement fade . Entièrement colorée en couleurs délavées , l'histoire a ouvert la voie à
Asterios Polyp qui le supplante largement . On a souvent comparé à juste titre le dessin de Pirrus à celui de Clowes . Et pourtant , là aussi , en terme de caractères et de méchanceté gratuite ,
Le roi des mouches, Tome 1 : Hallorave écrase son inspirateur Américain .Les Inrocks et Télérama se gaussent d'avoir trouvé dans Ghost World leur chemin de Damas vers le comic indus cynique et désabusé. Ils n'ont surement jamais entendu parler de Grant Morrison , Garth Ennis et Warren Ellis . Bendis a fait également tout aussi bien avec la cinglante Jessica Jones dans
Alias tome 1
Pas besoin d'ailleurs de chercher uniquement des rivaux dans le monde du neuvième art , n'importe quel épisode des Simpsons ou de Dr House rivalisent largement avec la misanthropie de nos deux ados .
M'enfin , mon exercice de comparaison est aussi vain que de dire que les Beatles ont inventé 3/4 des mélodies pop . Disons donc que les historiettes de Ghost World n'ont qu'un intérêt relatif à la première lecture et que leur manque de profondeur anéantit tout désir de relecture . Il ne s'y passe rien dans tous les sens du terme . Aucune analyse des personnage , de méta commentaire ou de portée universelle .
Rebecca , la jolie blonde n'est qu'un faire valoir de sa copine aussi hystérique que les clichés que Clowes prétend combattre . Mal dans sa peau ,moche et sexuellement frustrée , les secrets de sa méchanceté de ... n'ont rien de transcendant . L'héroïne de Clowes ne parvient jamais à nous émouvoir , nous faire rire ou nous toucher ; elle n'est qu'un coquille vide aussi fantomatique que son titre .
Enfin , le découpage est insupportablement haché de manière exaspérante notamment vers la fin où toutes les séquences se télescopent au gré d'ellipses confondantes d'amateurisme .
Cette édition propose quelques notes qui précisent que Clowes a passé trois ans à développer ses caractères pour l'adaptation cinéma . On a envie de lui dire que ce n'était pas de trop .
Du souvenir que j'en ai le film était nettement plus amusant et riche . Reste à savoir s'il n ' a pas atteint lui aussi sa date de péremption....
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