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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Corpus impressionnant, mais pas forcément LA référence attendue,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Girolamo Frescobaldi : L'oeuvre intégrale (CD)
Je ne saurais certes faire mieux que L'AIGLE dans son excellent commentaire publié le 13 octobre 2011 et qui offre un descriptif détaillé du coffret autant qu'un survol discographique bienvenu.En revanche, si la valeur de ce coffret est incontestable en tant que somme exhaustive de l'œuvre de Frescobaldi, en termes d'interprétation, on peut voir les choses autrement. Je n'ai rien contre Roberto Loreggian, l'un des meilleurs interprètes de Frescobaldi, l'un des plus constants, des plus fidèles, qui donne l'impression de dialoguer avec les partitions comme avec un vieil ami fidèle. Mais je dois dire que sa vision de Frescobaldi n'est pas toujours la plus passionnante, peut-être par excès de scrupule, un certain manque de liberté palpable dans ces pages qui en offrent tant. Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de très bons moments dans cet ensemble, mais c'est plus généralement « bon » que vraiment superbe ou passionnant. Aussi ai-je été légèrement déçu par ce coffret, intéressant par son caractère complet bien plus que pour la passion musicale qui s'en dégage. Je trouve d'ailleurs que le coffret précédemment consacré à Frescobaldi par Tactus, s'il exclut les pièces vocales, est plus intéressant sur la durée, certainement parce qu'il juxtapose trois interprètes, c'est à dire non seulement Loreggian, mais aussi Francesco Tasini et l'excellentissime Sergio Vartolo. Par ailleurs, on ne saurait manquer les témoignages majeurs de Gustav Leonhardt (Primo libro de capricci (DHM), pièces diverses (alpha)) et Rinaldo Alessandrini (Fiori musicali (Naïve), Toccate d'intavolatura (Arcana)). Et pour les effectifs plus fournis, les CD de Bruno Cocset (alpha) Enfin, si l'on attendait une plus-value par la présence dans ce coffret de la musique vocale, on ne pourra qu'être déçu par des performances bien grises. Surtout lorsqu'on peut se procurer un véritable petit bijou de Rinaldo Alessandrini (Naïve), ou encore le récent CD de l'excellent ensemble Clematis (Ricercar). Pour récapituler : une incontestable réussite documentaire, incontournable pour tous les fans de musique ancienne et baroque, mais pour l'interprétation, des témoignages de second ordre pour l'essentiel. Mais au prix du coffret je m'imagine quand même mal décerner moins de 4 étoiles (et demi si c'était possible), cela reste une vraie affaire ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
26 internautes sur 31 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un coffret de Pierres Précieuses sonnantes et vibrantes !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Girolamo Frescobaldi : L'oeuvre intégrale (CD)
N.B. Pour ne pas alourdir notre commentaire, nous l'avons répartie sur 2 coffrets FRESCOBALDI entre BRILLIANT (15CD) et TACTUS (Livre second 3CD). S'y reporter donc chronologiquement à partir de nos commentaires.Musique pure et déliée dans la forme, virevoltante et élégante, profonde et méditative, enfin toutes les qualités possibles détectables et délectables, faisant état cependant de conversations musicales très animées avec cette faconde méridionale dans cette impression d'improvisation permanente. L'oeuvre géniale et singulièrement solaire de Girolamo FRESCOBALDI (1583-1643) illumine les neurones de la volubilité de ses effluves sonores. L'écoute du clavecin est un instrument beaucoup plus reposant que le piano de par cette stabilité dynamique autant que par la sonorité. Les cordes pincées ont cela en commun, dont harpe, guitare et luth, qu'elles distillent des vibrations subtiles à nulles autres pareilles. Un passage obligé pour tout claviériste pratiquant et une merveille pour tout amateur de clavecins ou d'orgues baroques. Un clavecin aux timbres dorés, instrument de Luigi Patella de 2007, copie d' après G.B. Guisti du XVIIe et des factures d'orgues historiques des plus appropriées. Avec une somme considérable pour le clavier, Girolami FRESCOBALDI produisit également des madrigaux, des « Arie Musicali », 2 messes vocales polyphoniques et 3 messes pour orgue. Une édition « complète » partagée entre Sergio VARTOLO, Francesco TASINI et Roberto LOREGGIAN parue en 12CD séparés en 2008 fut réunie en un coffret en 2010. En 2011, BRILLIANT réuni en un coffret de 15 CD l' oeuvre de FRESCOBALDI par un seul interprète, Roberto LOREGGIAN au clavecin, à l' orgue (jouant également du violon et du cornet à bouquin !) peut être plus idoine que celle de ses partenaires précédents, tant sur le jeu instrumental que sur le choix des instruments, faisant de cette édition une réussite majeure dont la science de l' écriture de 4 à 6 parties est magnifiée et clarifiée par l' articulation adéquate du musicien qui sait « laisser respirer les notes entre elles » comme disait J.P. RAMEAU un siècle plus tard pour « reconnaître les bons musiciens » ! Dans sa présentation spartiate le coffret ici présent a perdu l'iconographie alléchante de l'édition en CD séparées. Au verso des pochettes cartonnées des CD, les petites écritures blanches sur le détail des programmes sont peu lisibles à cause de ce fond morne de tapisserie vert moyen et des motifs verts foncés qui perturbent la netteté des minuscules inscriptions. A l'évidence les concepteurs ne vérifient pas la différence entre l'impression sur papier et le visuel informatique des écrans plus grand et plus lumineux ! Il faut donc prendre au moins une loupe de 8 à 10 dioptries (grossissement 3 ou 4 fois) si l'on veut lire sans peine. Le CD ROM n' a rien d'enivrant(en anglais uniquement), très courte biographie (moins d'une page) rien sur les oeuvres et deux pages sur les textes chantés, pas de quoi fouetter l'appétit intellectuel ! Le coffret comprend 10 CD consacrés à l'opus pour clavier, soit 234 pièces, (avec les 61 Fiori Musicali 295 !) partagées entre Toccate, Partitas, Canzoni, Capricci, Recercari, fantaisias, Correnti, Balletti, Gaillarda, Magnifica etc. Puis, 1 CD pour les FIORI MUSICALI, 3 messes pour orgue (CD6). Enfin 4 CD réparties pour les madrigaux (CD 9 les Arie Musicali (CD 11 & 12) et deux Messes polyphoniques vocales (CD 5). Le rayonnement héliocentrique des TOCCATE et des CANZONI que ce soit au clavecin ou à l'orgue, crépitent de tous leurs feux dans leurs sonorités mordorées qui vous transpercent et vous vitalisent de leur ardent rayonnement ionique, une vraie musicothérapie, une acupuncture sonore par les pointes cristallines du clavecin ! Le premier et second Livre des Toccate se partage entre l'orgue et le clavecin (CD 1,7, 8). Dans le 1er Livre des Canzoni (CD 3 et 4) et Alla Francese (3,4,15) l' Ensemble ConSerto Musico comprenant, flûte, violons, violoncelle, viole de gambe, viole soprano, luth et archiluth, cornetto et dulciane, concerte avec le clavecin, en duo, en trio. Quand on écoute attentivement FRESCOBALDI, il est clair que BACH en a fait son miel ainsi que VIVALDI ! Pour exemple le clavecin, Notamment les Toccate et pour l'orgue, par exemple le CAPRICCIO X sopra un soggetto (CD 10) et la TOCCATA del Sigr Frescobaldi en G, pièce virtuose et brillantissime suivi de son Recercar (CD 13, 3 & 4) prise pour modèle des futures « Toccatas & fugues » du Cantor, un siècle après ! Enfin toutes les pièces de ce CD 13, brillent de leur expression audacieuse, de leurs rythmes bondissants dans ces toccatas concentrées et ces fugues aussi belles que celles de BACH. Si vous voulez entendre le bel orgue historique de l'Eglise San Tomaso de Verone, facteur Guiseppe Bonatti 1716, restauration de Barthélémy Formentelli, 2001 avec 25 jeux sur 2 claviers + pédalier, dans ses sonorités chaudes et ensoleillées de ses jeux de fonds diaphanes, de ses anches claires et subtiles, un plein jeu lumineux et profond dans la lisibilité parfaite d'une prise de son naturelle, commencez par le CD 6 des FIORI MUSICALI de 1635 à Venise. Trois messes pour orgue qui portent bien leur appellation et illustrant les paroles de l'Office Divin avec de plus ou moins courtes pièce allant de moins d'une minute à près de 5 minutes, mais grande par leur exceptionnelle musicalité, expressivité et concentration rhétorique, et qui rappelle le « BACH des français », François COUPERIN (1668-1733), 55 ans plus tard dans une toute autre esthétique mais ayant du connaître l'oeuvre de l'italien. Le français consacrant aussi à l'orgue ses deux Messes « à l'usage ordinaire des paroisses », l'autre « Propre pour les couvents de religieux et religieuses » (Paris, 1690). Plus simplement, Messe pour les Paroisses et Messe pour les Couvents sur une facture d'orgue beaucoup plus imposante de l'Eglise des Couperin à Paris (Saint Gervais & St. Protais) comportant 5 claviers et pédalier de 30 notes et 41 jeux. Les réalisations discographiques de l'oeuvre de FRESCOBALDI restent rares et marginales, seulement une dizaine de CD en dehors de VARTOLO et LOREGGIAN, dont Scott ROSS (1989 EMI). Gustave Rinaldo ALESSANDRINI : Toccate d'involatura di cimbalo et organo. (ARCANA) et Fiori Musicali 2 CD ASTREE 1989) Colin TILNEY (1989 DORIAN). LEONHART : Oeuvres clavecin (PHILIPS 1990). Rinaldo ALESSANDRINI (deux livres des Arie Musicali en 1993, 2 CD chez OPUS 111). FIORI MUSICALI : 2 CD (DHM 1994-1995). Gustave LEONHART : Oeuvres clavecin et orgue (DHM). L'écoute des musiques polyphoniques médiévales et de la Renaissance, qu'elle soit vocales ou instrumentales constituent très souvent des OSNI (objets sonores non identifiés!) pour les oreilles formatées aux affects du romantisme du XIXe et du modernisme au XXe. Nous ne dirons jamais assez l'importance de découvrir ces univers inconnues pour l'immense majorité des mélomanes qui ne remontent même pas à BACH ! La polyphonie pour clavier est infiniment plus difficile à jouer techniquement que la musique romantique se contentant généralement d'une mélodie à la main droite et d'un accompagnement d'accords ou d'arpège à la main gauche, issue de la révolution Monteverdienne de la monodie accompagné, naissance de l'individualisme, remplaçant la communauté spirituelle polyphonique. C'est la raison aussi pour laquelle aucun pianiste (1) ne s'attaque à ces périodes où les effets de manches, de l'ego narcissique de la lune de pékin aux facéties faziles qui sait où le bobo se fore, en sont absents. (Suivez mon regard !) Seul, Glen GOULD ayant trempé longtemps dans la synthèse de la rigueur luthérienne, avait osé s'inviter discrètement chez les virginalistes Anglais. Il est physiquement et donc ontologiquement impossible de faire le clown dans ces périodes musicales où l'esprit qui avait cours dominait l'animal de foire ! Si l'oreille et l'esprit ne se sont pas suffisamment abreuvés de la vibration vocale du chant Grégorien puis Orthodoxe, pour les apprécier, ils ne savent pas ce qu'est la Musique ! La source de notre Art envié par le monde entier y puise son énergie et la course de son développement fluvial. Egalement, la connaissance des racines donne un sens et une raison d' être aux gens et aux choses, l' écoute musicale est ainsi faite qu' elle se construit dans la mémoire par des strates successives et leurs plus ou moins grandes absences crées forcément des vides de sens et de substances qui amènent des carences dans la formation du goût et donc du jugement qui n' est que la somme de ses propres ignorances. Comme dans tout chant, le sens des mots est primordial : « La connaissance des mots amène à la connaissance des choses ». (PLATON et sa DUOH :... Lire la suite › Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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