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5 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
C'est avec l'orchestre de Chicago que Giulini avait débuté aux Etats-Unis en 1955 à l'instigation de Fritz Reiner,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Giulini in America II (5 CD) (CD)
La collaboration se perpétua en tant que chef invité. Voilà rééditée en coffret l'intégralité de leurs enregistrements pour Deutsche Grammophon, complétant cet autre boîtier avec ceux réalisés pour Emi. Et qui fait suite à un précédent volume qui compilait ce que le maestro grava avec le Los Angeles Philharmonic.Puisque les dates ne figurent pas dans le livret, les voici classées dans l'ordre chronologique : _ avril 1976 : Mahler, Symphonie n°9 ; "Tableaux d'une exposition", Prokofiev : Symphonie n°1. _ avril 1977 : Schubert, Symphonie n°9 ; Britten, "Serenade" (originellement couplée en microsillon avec "Les Illuminations" jouées par le Philharmonia en septembre 1978) ; Dvorak, Symphonie n°9. _ mars 1978 : Dvorak, Symphonie n°8 ; Schubert, Symphonies n°4 et n°8. Certains de ces témoignages étaient devenus couramment indisponibles en CD, et l'on se réjouit de les trouver ainsi rassemblés -un enthousiasme aussi récompensé par un Diapason d'or dans le magazine d'octobre 2011. Ce programme rappelle la prédilection de Giulini pour le grand répertoire. Ces interprétations illustrent la cohérence de son esthétique : quelles que soient les oeuvres abordées, l'écoute nous place en connivence profonde avec leur coeur émotionnel, avec leur substance poétique, leur substrat, voire leur message. Un tel artiste n'est pas de ceux qui suscitent la claque des applaudisseurs. Ce qu'il nous offre ici ? « le soin du son, le culte de la phrase, le respect du texte, des sensibilités, des oreilles. Tout chante, naturellement ; des effets magiques peuvent nous toucher » comme résume André Tubeuf. La lenteur de maints tempos apparait alors moins comme le résultat d'un calcul que comme la conviction d'un juste sentiment. La structure formelle nous parvient dans sa pleine clarté architecturale, mélodique tant qu'harmonique, éclairée et éclairante, révélant des détails aux voix médianes d'habitude inouïs dans le massif instrumental. Sous une telle baguette forgée à l'art lyrique, la musique parle de son plus doux cantabile (quitte à subsumer le drame), et souvent prie. Ce qu'on entendra par exemple dans cette lecture humble et fervente de "L'Inachevée", dans les impulsions presque orantes du Larghetto de la "Nouveau Monde". Et même dans ces "Tableaux" moussorgskiens exquisément ciselés, qui ne se projettent pas de leur cimaise mais incitent à la contemplation. A force de fouiller le canevas polyphonique, on finit par y débusquer maints secrets, et d'y trouver son âme : de ce mystère nait une vocation mystique que l'on prête souvent à ce maestro, et qui se vérifie dans cette exégèse de la "Neuvième" de Mahler. Cette exécution de l'Adagio final y véhicule en une parfaite coulée des poses d'adoration universelle : « de la musique de chambre à l'échelle surhumaine » comme l'écrit si bien Bernard Jacobson, ancien critique du Chicago Daily News. Tout ne plaira peut-être pas au même degré : cette "Symphonie classique" qu'on voudrait plus svelte ? cette "Quatrième" de Schubert un brin trop enveloppée, tirée vers un romantisme brahmsien ? En tout cas voilà qui atteste du grand style giulinien et nous rappelle l'envergure de ce chef dont le talent se confond avec l'apostolat : hors du temps et des modes, servir la musique comme un génial artisan, tant qu'elle nous élève. Et nous la présenter accomplie à un incomparable niveau de finition -un minutieux lustrage que permet le fabuleux orchestre d'Illinois. Je me désole de conclure par une déconvenue bassement matérielle, mais signalons un défaut de fabrication du livret : y manquent les quatre premières pages, correspondant au tracklisting des CD 1-4 (que l'on pourra heureusement consulter au verso de chaque étui). Espérons enfin une suite : un coffret dédié aux enregistrements réalisés à Londres, Berlin et Vienne (notamment la triade brucknérienne). DG prévoit-il de nous concocter un coffret "Giulini in Europa" ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
bravo Giulini,
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Giulini in America II (5 CD) (CD)
Excellente idée de regrouper les enregistrements du chef italien à la tête des grandes phalanges américaines.Quand EMI va-t-il se décider à nous offrir un coffret exhaustif regroupant les gravures de cet immense chef ? Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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