14 internautes sur 15 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Très bonne qualité du DVD pour un très bon film., 17 septembre 2001
Certes, le rôle de Russel Crowe ne requiert par une expressivité folle, cependant son personnage de bon général bourru, intègre et loyal, devenu gladiateur puis sauveur de Rome ne laisse pas insensible (surtout la gent féminine, si j'en juge au nombre de jeunes filles pétrifiées de bonheur devant les yeux bleus de Russel/Maximus)... Pourquoi ? Parce que le scénario, quoiqu'un peu léger et faiblard (incohérences tant historiques qu'internes à l'intrigue elle-même) est efficacement servi par la mise en scène grandiose de Ridley Scott. Ce dernier a su utiliser au mieux les images de synthèse pour créer une Rome décadente impressionnante (enfin, ça passe quand même mieux sur grand écran) ; les cascades, notamment dans les scènes de combat, sont époustouflantes sans être complaisamment violentes ; et la musique, composée par Hans Zimmer, est tout simplement géniale. J'aurais aimé une mise en route un peu moins longue (après la scène d'ouverture, très bonne, la mise en place de l'intrigue politico-familiale est un peu délayée) mais dans l'ensemble, "Gladiator" tient ses promesses de divertissement. Les costumes auraient également pu être un peu moins fantaisistes (Connie Nielsen semble tout droit sortie d'un manga avec ses voiles vaporeux et ses body jewels collés sur le visage !) mais bon... Le DVD met en valeur toutes les qualités techniques du film : son puissant, belle qualité d'image et le bonus est un régal. Bref, du bel ouvrage pour un film attrayant.
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15 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un film à se procurer, à voir et à revoir !!!, 17 août 2004
Doté d'imposants moyens, Ridley Scott (1979 : « Alien » ; 1982 : « Blade Runner » ; 1991 : « Thelma et Louise » ; "La Chute du faucon noir : 2001) propose un film à grand spectacle renouant avec le genre du péplum qui connut son heure de gloire dans les années cinquante et dont il a contribué à relancer la mode (« Vercingétorix » réalisé depuis ; « Alexandre » et « La Bataille des Thermopyles » en préparation).
Pour autant, si « Gladiator » respecte le contexte historique et brasse les passions humaines dont il se nourrit, il n'est pas un simple film d'action comme on s'attachera à le montrer.
Grand spectacle qui nous conduit des forêts sombres de la Germanie aux âpres paysages africains, le film a pour première ambition de ressusciter la Rome impériale à travers ses contradictions : à la fois dans sa magnificence, mais aussi dans ses moeurs décadentes et dissolues, voire incestueuses (Commode et sa s½ur Lucilla). Une Rome où le peuple se nourrit de jeux de cirque avilissants abandonnant sa liberté pour la confier à des êtres vils. Une Rome à la fois policée et corrompue où la transmission légale du pouvoir (l'empereur Marc-Aurèle a choisi le général Maximus pour lui succéder) est remplacée par les intrigues sanglantes de palais (Commode tue son père pour récupérer un pouvoir qu'il estime être son dû).
Cette jalousie ambitieuse (et les exactions commises alors), qui explique l'usurpation du pouvoir, sécrète à son tour le légitime désir de vengeance, selon un ordre immuable qui donne au film sa structure et sa respiration.
Une respiration, un souffle épique qui parcourt le film et lui confère une dimension originale : « Gladiator » n'est pas un simple film d'action. Il y a, en effet, à côté de scènes ô combien spectaculaires (bataille initiale contre les Germains, combats de gladiateurs, etc.), comme un effet de temps suspendu, de moment de méditation que la réalisation s'attache à exprimer par des mouvements de caméra vers la nature ou le ciel magnifiés par une partition musicale aux effets soutenus ; ou encore à l'aide de fréquents gros plans sur le regard lointain, détaché d'un Maximus (magnifiquement interprété par un Russell Crowe inspiré). Comme si la mort de l'empereur - véritable modèle pour lui -, l'assassinat de sa femme et de son fils et sa déchéance avaient approfondi une déchirure qu'il porte désormais comme un deuil ; comme s'il était lui-même hanté par la mort.
Si « Gladiator » nous touche, c'est précisément par une réalisation qui alterne scènes de tension spectaculaire et purs moments de contemplation et qui donne à voir un héros déterminé et courageux mais aussi profondément humain. En associant ainsi action et contemplation, force et fragilité, Ridley Scott approfondit le propos de son film et l'enrichit d'un arrière-plan énigmatique qui était déjà l'originalité de son premier film « Les Duellistes » récemment édité en DVD (et critiqué sur DVDPC). Il nous prouve ainsi qu'un auteur véritable est celui qui crée un univers personnel dont il retranscrit les arcanes d'un film à l'autre.
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