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L'ennemi numéro un des partisans du "politiquement correct" a encore frappé. Après avoir révélé, dans
American Psycho la face obscure des
yuppies, Bret Easton Ellis noue ensemble la dictature de l'apparence et la brutalité aveugle du terrorisme dans
Glamorama.
De New York à Paris, le narrateur, Victor Ward, ne sait plus distinguer la réalité de sa mise en scène. Son oscillation entre le monde glacé du star-système et ses divers représentants, et le monde politique des intrigues et des complots l'entraîne dans une dérive (très) sanglante.
Manipulé de toutes parts, Victor souffre. Son identité et sa santé mentale connaissent quelques dérèglements. Ses seuls repères restent les noms de marques et les personnages connus, et la prolifération de dialogues idiots ou absurdes, contaminés par les pubs télé, masque la profondeur de son malaise. Victime et coupable, Victor est à l'image de ce qu'il montre, ambigu et flou.
Roman de l'excès, Glamorama parachève avec brio le travail de sape des illusions entrepris par Bret Easton Ellis. --Hector Fricotin
Un mot de l'éditeur
Hilarante et cruelle, la peinture désabusée de la société branchée new-yorkaise, par l'enfant terrible des lettres américaines.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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L'auteur vu par l'éditeur
Dès son premier roman,
Moins que zéro, publié alors qu'il est encore étudiant, Bret Easton Ellis s'impose comme un des grands de la littérature contemporaine. Son regard implacable sur la société et son humour au vitriol provoquent des controverses qui déchirent l'Amérique. Il a trente-six ans et vit à New York.
--Ce texte fait référence à l'édition
Broché
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