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4.0 étoiles sur 5
Glamour et réjouissant, 8 novembre 2007
On peut voir dans ce premier album solo de la percussionniste Sheila E une sorte de projet annexe et récréatif ( à l' instar du groupe The Time ), complètement géré par le prolifique Prince, mais pas seulement.
Car s' il est vrai que le "nain pourpre" de Minnéapolis, comme on l' appelait à l' époque, a ici tout (co)composé et presque tout joué ( mis à part la voix principale, et les batteries/percussions en tous genre - la piquante Sheila n' ayant pas de leçon à recevoir dans ce domaine - ), le projet n' en garde pas moins une certaine autonomie et un intérêt indiscutable.
Certes, la présence de Prince ( à la composition donc, mais aussi aux choeurs, claviers, guitares et basse ) rappelle le style et les sonorités de Purple Rain, l' opus n°1 qui s' apprêtait à tout balayer sur son passage.
Néanmoins, des morceaux aussi pétillants que "The Belle of St Mark" ou "Oliver's house", funky à la sauce du minneapolis sound ( pas ou peu d' instruments à vent ), le tout saupoudré d' une touche de percussions qui sonnent très latin-jazz, offrent au final une sorte de fusion à base de pop très efficace, et qui tranche avec l' esthétique plus rock de Purple Rain.
On peut aussi se régaler de "Noon rendez-vous", ballade hypnotique, ou de l'instrumental déjanté " Shortberry cake". Mais c' est bien le morceau-titre, placé à la fin de l' album, qui donne le savoureux coup de grâce.
Sheila E marche dans le sillage d' une production/collaboration Princière, tout en amenant son grain de sel et sa propre personnalité ( Il doit falloir un certain caractère pour s' imposer en douceur face à un type de cet acabit ). Son second album, Romance 1600, n' en sera que plus convaincant.
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